DzActiviste.info Publié le mer 28 Août 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-08-28 04:33:00

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«Et le bon grain tua l’ivraie»
 
 
 

par Moncef Wafi

Obama, le prix Nobel de la Paix, se découvre des velléités belliqueuses et, après avoir assuré son deuxième mandat en noyant Ben Laden, il veut s’offrir une relative quiétude dans sa gouvernance en ouvrant un autre front en Syrie. Ainsi, après Clinton et les Bush, père et fils, Obama veut sa propre guerre pour faire comme tous ses prédécesseurs. Et quoi de mieux que la Syrie pour des opérations chirurgicales au compte d’Israël. Le prétexte est tout trouvé, et à moins que Bachar, le fils d’El Assad, ne soit un triple incompétent notoire et un puissant candidat au suicide, le gazage de la population damascène n’est qu’une excuse pour entrer en guerre. Nul n’est besoin d’être un clerc pour savoir qu’en frappant la Syrie, c’est l’Iran qui est visé pour porter un coup fatal aux combattants du Hezbollah libanais, les seuls, en cent ans d’histoire, à avoir défait Tsahal. Un coup de billard pour désarmer les derniers bastions susceptibles de défendre l’honneur de l’Islam et des Arabes contre l’hégémonie revancharde de l’Etat hébreu. Ainsi, et après les chutes successives des régimes de Bagdad et de Tripoli et l’exécution de Saddam et le meurtre de Kadhafi, commandité par BHL qui parlait au nom de la sacro-sainte juiverie mondiale, le tour est venu pour Damas de se faire démembrer et de finir en sous-états. Cette vision du monde est bien expliquée par Lotfi Hadjiat, un écrivain algérien installé en France, qui n’a pas eu peur de dire ce que tout le monde pense tout bas et n’ose dire. Au contraire des « plumes » nationales qui se complaisent à se vautrer dans la reconnaissance « intellectuelle » de l’autre côté de la Méditerranée et à jouer des coudes pour se faire les porte-paroles d’un programme politique néo-colonialiste, Hadjiat, dans son pamphlet « Et le bon grain tua l’ivraie » livre quelques vérités, connues d’ailleurs, sur le sentiment de persécution des juifs devenus un véritable fonds de commerce pour un Etat raciste qui fait de la mort des Arabes et des musulmans le premier article de sa constitution. Difficile de soupçonner Lotfi de complaisance avec l’ennemi tant son argumentaire tient la corde de la logique mais impossible de ne pas verser une larme sur sa mort « intellectuelle » programmée surtout en ces temps où l’antisémitisme est érigée en frontière à ne pas dépasser. Tout au long des pages de son livre, dédicacé par Roland Dumas, le compagnon d’un autre monstre du barreau, Me Vergès, Lotfi démonte, à coup d’argumentaires historiques, les mythes fondateurs de la politique d’Israël, rejoignant ainsi les thèses de Roger Garaudy. Rappelons qu’à la suite de la publication de son livre, Roger Garaudy fut condamné, en 1998 pour contestation de crimes contre l’humanité, diffamation raciale et provocation à la haine raciale. Lotfi Hadjiat rapporte entre autres passages que Ben Gourion, fondateur de l’Etat d’Israël, a toujours été hostile aux propositions des Alliés de bombarder les chambres à gaz et voies ferrées menant aux camps. Ce même Ben Gourion, et après que Londres a proposé d’accueillir en Grande-Bretagne des milliers d’enfants juifs allemands et autrichiens suite au pogrom de la Nuit de Cristal, a déclaré : « Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants de juifs d’Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié d’entre eux en les transportant en Eretz Israël, je choisirais la deuxième solution ». Alors que l’holocauste battait son plein, Ytzhak Greenbaum, chef du Comité de sauvetage des juifs d’Europe mis en place par l’agence juive déclarait à son tour qu’« une vache en Palestine est plus précieuse que tous les juifs d’Europe ». C’est dire dans quelle galère les Arabes sont embarqués face à des gens qui n’ont pas hésité à sacrifier les fils de leur propre race pour se construire un avenir politique. Alors chapeau bas à Lotfi Hadjiat pour ce suicide « dieudonesque » en pleine terre d’Israël alors que nos pseudo-écrivains vivent dans l’ombre de la mémoire colonialiste.


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