DzActiviste.info Publié le ven 4 Oct 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-10-04 19:43:00

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«Nous pouvons provoquer et attiser des conflits tribaux, ou confessionnels, exacerber des tensions sociales et maintenir des pays comme la Tunisie, l’Egypte, ou le Maroc sous pressions internes».
Ces propos ont été tenus par le général Amos Yadlin, l’ex-patron du service d’espionnage israélien «Aman», lors d’un entretien diffusé par la chaine 7 de la télévision israélienne.

 «Au Maroc comme en Tunisie, nous disposons d’un réseau d’agents infiltrés dans les milieux politiques, économiques, culturels et sociaux. Et nos agents peuvent promouvoir l’image d’Israël, tout comme ils peuvent contribuer à la déstabilisation des gouvernements» a clamé le général israélien, vantant la capacité de l’organisation d’espionnage qu’il dirigeait, à intervenir même «derrière les lignes de l’ennemi».

Le général Amos Yadlin, l’ex-patron du service d’espionnage israélien «Aman»

Selon le quotidien panarabe «Al Quds Al Arabi», le général Yadlin a affirmé que des réseaux israéliens, de ce type sont  implantés au Maroc, en Tunisie, mais aussi en Lybie et en Egypte.


Pour rappel, les autorités algériennes avaient annoncé en juin dernier, le démantèlement d’un réseau d’espionnage formé par deux Tunisiens, trois Marocains, et un Algérien collectant des informations stratégique pour le compte du Mossad.

.Des plans de sites stratégiques vitaux des wilayas de l’est du pays, Skikda, Tébessa et Annaba, ainsi qu’à Alger, ont été saisis par les services de sécurité.
 

Deux bureaux servaient de vitrine pour le réseau, dont l’un implanté au cœur de la capitale algérienne, sous la couverture de «consultations juridiques».
 «Les informations recueillies portaient sur les mosquées, les établissements scolaires, les zones sécuritaires et même les places publiques, ainsi que tous les sites stratégiques dans ces wilayas» précise «L’Expression» qui cite des «sources sécuritaires».

 

Les membres du réseau recrutaient des filles dans les wilayas de l’Est algérien, pour les besoins de sa mission d’espionnage, en leur promettant de les envoyer en Europe, contre les informations qu’elles fourniraient.

 

La même source précise que «les personnes impliquées dans cette affaire, continuent de fournir des informations sur l’activité du réseau», faisant état de «l’implication de médecins, résidents légalement en Algérie, notamment dans les villes frontalières de la région est du pays».  

 

Pour rappel, des groupes terroristes sévissent déjà dans les régions de la frontière tunisienne avec l’Algérie, en attestent les explosions sporadiques qui ont lieu dans la zone du Châambi.
Et ce ne sont manifestement pas ces nouveaux éléments rapportés par la presse algérienne qui vont apaiser les esprits en Tunisie.

«Des hauts responsables du ministère de l’Intérieur m’ont indiqué que près de 300 agents du Mossad sont actuellement actifs en Tunisie».
C’est ce qu’avait déclaré Abderraouf Ayadi, secrétaire général du mouvement Wafa, le vendredi 15 juin, il avait également précisé que des agents de services arabes sont également présents en Tunisie, avant de souligner, «nous tenons pour responsables le gouvernement de la situation actuelle dans notre pays».
 

A noter que Hamma Hammami, le leader du Parti Ouvrier Communiste Tunisien (POCT), avait également défendu cette thèse. Sur les ondes de Mosaique FM, il avait  déclaré, le jeudi 14 juin, que «des services de renseignements étrangers tentent de diriger la Tunisie vers la Somalisation.
Des Etats du Golfe n’ont pas intérêt à ce que la Révolution réussisse.
 Des Etats occidentaux ont également intérêt à ce que cette Révolution ne soit pas couronnée de succès».
 

Les deux dirigeants politiques s’accordent également sur le fait que les forces contre la Révolution ont également intérêt à ce que la situation dans notre pays se détériore. Ainsi, selon Hamma Hammami, «si ce n’était El Abdellia, ils auraient trouvé autre chose», rappelant que «dans le sud, il y eu aussi des affaires d’outrage aux Coran, tout comme à la mosquée El Fath, à Tunis».
 
La Tunisie de Dina


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