DzActiviste.info Publié le ven 8 Nov 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-11-08 19:14:00

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Rab Edzayer lâche ses tayabet El Hammam

 

 

dsdfdgf78télé0236Le coup de tocsin qui vient des Tagarins réveille même les morts. Après un moment de flottement, les canons à encre et les pisse-copie, déboussolés par le bravades de SG du FLN, se sont réveillés soudainement avec un air revêche. Sabre au clair, à l’assaut d’un ennemi mortel, ils se sont mis au boulot. Dans les deux langues, partout. Haro sur Amar Saâdani, le scélérat. Jamais une personnalité politique de l’intérieur du système ne s’est attaquée au Saint des Saints. Depuis Boudiaf, tous les politicards et tous les hommes d’État agissent comme des automates, insensibles. L’opposition, déchiquetée, atomisée, ratatinée, est rentrée dans les rangs. Pas un souffle sur le DRS ou sur ce qu’il émane de lui. Saâdani a franchi le Rubicon et doit être abattu politiquement et médiatiquement. En attendant plus. Il faut lui faire mordre la poussière avant que son outrecuidance ne fasse tache d’huile. La survie du DRS en dépend. Le choc est si grand que le traître s’est retrouvé seul dans l’arène. Les harkis du système et les politicards attentent de voir la direction du vent avant de se prononcer. Les lâches.
Pour avoir osé faire un grand sacrilège, Amar Saâdani est jeté donc en pâture. Une avalanche de quolibets déferle sur sa personne. Le classique drabki est martelé par les plus belles plumes algéroises. À cela, s’ajoute des bien bonnes : le fou, l’illégitime, le faux diplômé, hizb essoultan – elle est géniale celle-là, sauf qu’elle oublie les janissaires-, un traîneur de casseroles, le patibulaire, le disgracieux, etc. Tous les noms d’oiseaux sont bons pour lui. La meute bave encore. Certains ont même fait une incursion dans les rides de son front pour y déceler des tares infamantes. Que d’analyses de hautes factures… Aucun des journalistes n’a osé traiter le problème de fond que le «drabki» a soulevé. Pourquoi le DRS a-t-il fait main basse sur la presse, sur les partis et sur l’État? Pourquoi reste-t-il un tabou qui fait frémir les Algérien gelant les énergies créatrices de ce peuple ? Pourquoi se ruer pour défendre l’honneur DRS aux mille et un crimes et regarder en spectateur ou participer à la campagne féroce contre les frères Bouteflika et leurs proches. Il y a visiblement une politique de deux poids, deux mesures; elle est la marque distinctive des agents et des relais du DRS.
Cela étant dit, Amar Saâdani n’est pas le parangon de la vertu ni un exemple de courage politique, mais pour des calculs politiciens qui le dépasse, il a porté sur lui la responsabilité de s’attaquer à un problème de taille, au pêché originel qui a commencé avec l’assassinat d’Abane Ramdan. Faisons comme 5 octobre 1988, une manipulation s’est retournée contre ses auteurs et contre le pouvoir occulte. Mettons tout sur le tapis. Qui a peur de qui ? Car, tout le monde sait que la dictature en Algérie repose sur deux pieds : le système et le DRS qui le façonne et l’entretien.
Peut-être Amar Saâdani a été dans sa tendre jeunesse, un membre d’un groupe folklorique. Est-ce un délit ou une activité dévalorisante? Certainement pas. Il est malsain et ridicule de le lui reprocher. Par contre, devenir un drabki du DRS, du sanguinaire DRS, du tortionnaire DRS, voilà qui est infiniment plus méprisable.


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