DzActiviste.info Publié le lun 17 Mar 2014

ELWATAN-ALHABIB 2014-03-17 16:45:00

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Syrie : Les perdants? 

 

 

 

IRIB – La Syrie a subi de vastes destructions, mais n’a pas fait la chute.

L’Occident n’a pas pu digérer la présence des forces jihadistes que les pays arabes du golfe Persique ont fait infiltrer en Syrie, défiant, ainsi, la stratégie occidentale et américaine. Plus de détails, dans une note du journal Al-Nahar, reproduite par le site irdiplomacy.ir dont voici, dans les lignes qui suivent, la version française.
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 »Dans la 4ème année de guerre en Syrie, les conséquences de cette guerre se révèlent de plus en plus dans la région. On ne peut plus ignorer les différends évidents surgis entre l’Arabie saoudite et le Qatar, avec la saison des changements en Tunisie et dont le Qatar s’imaginait le porte-étendard. Le Qatar a essayé d’orienter, en faveur des Frères musulmans, les agitations que les Occidentaux appelaient le Printemps Arabe. Ce faisant, les Qataris se sont imposés au leadership des évolutions du monde arabe, un rôle qu’ils assumaient jusqu’en Syrie. Mais le plan pas très bien réfléchi qui, à travers les évolutions trop rapides, visait à supprimer la Syrie de l’horizon de la région, est tombé à l’eau, avec la chute des Frères musulmans. Si les Frères ne faisaient pas la chute, si le Qatar pouvait faire avancer son plan, les Frères musulmans auraient pu gouverner les deux pays les plus importants du monde arabe, à savoir, l’Egypte et la Syrie.
En fait, le déroulement des choses était imprévisible. La Syrie a subi de vastes destructions, mais n’a pas fait la chute. L’Occident n’a pas pu digérer la présence des forces jihadistes que les pays arabes du golfe Persique avaient fait infiltrer en Syrie, défiant, ainsi, la stratégie occidentale et américaine ; ce qui a fait que les Etats-Unis se disent implicitement prêts à renoncer à leurs revendications, dans le sens du départ d’Assad- un scénario démarré par les pays arabes du golfe Persique et la Turquie- et à accepter, après 4 ans de guerre, de s’aligner aux côtés du Président syrien.
La réalité, à propos de la Syrie, c’est que la Syrie n’est plus seule et il n’est pas établi qu’elle continue de vivre, seule ! N’oublions que l’Irak est de nouveau aux prises avec la guerre tribale, et quant au Liban, la situation n’est guère mieux, avec les attentats terroristes et le vide légitime qui affecte les institutions d’Etat. Dans le même temps, la Jordanie, non plus, ne se porte pas très bien. Les Jordaniens continuent toujours de résister face aux pressions arabo-occidentales leur exigeant d’assumer un rôle axial dans les aides aux opposants modérés syriens, alors que le gouvernement syrien, à son tour, cherche à déjouer, à Deraa, les plans que la Jordanie envisage, sous les pressions occidentales, à réaliser, sur ses frontalières, avec la Syrie. Il est probable que la Jordanie, aussi, explose de l’intérieur !
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan qui était, jusqu’ici, à la tête du front pour le départ de Bachar Assad, dans l’illusion d’assurer la mainmise complète de la Confrérie sur tout le Moyen-Orient, a maintenant réalisé que ses plans avaient été trop illusoires. Aux prises avec les problèmes internes surtout une affaire embarrassante de corruption financière, la Turquie cherche d’une part à se sauver par l’intermédiaire du voisin iranien et de l’autre, pense à faire retourner le calme à son voisin du Sud, la Syrie.
Parlant du Hamas, le mouvement palestinien ne se trouve pas dans de bonnes conditions. Les évolutions régionales ont fait tout basculer pour le Hamas. Le Hamas croyait qu’avec la montée en puissance des Frères surtout dans une partie importante de la Syrie, la donne lui serait favorable pour renforcer son poids régional. Sur ce fond, le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal conseillait toujours Bachar Al-Assad, de ne pas se mêler au conflit avec ses opposants, et de penser, plutôt, aux revendications de son peuple, bien que lui-même (M. Mechaal) il ait fait le contraire à Gaza.
Ainsi, après 4 ans de guerre, on pourrait dire que le conflit en Syrie n’a profité qu’à Israël. C’est à l’ombre de cette guerre que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ose dire aux Arabes et Occidentaux, qu’il ne signera l’accord de paix, que lorsque les Palestiniens renoncent à leur revendication dans le sens du droit au retour des réfugiés, et qu’ils reconnaissent Israël comme Etat juif. »


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