DzActiviste.info Publié le sam 22 Mar 2014

ELWATAN-ALHABIB 2014-03-22 09:35:00

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Le camp du IVème mandat déstabilisé
 
 
 
 
 

par Kharroubi Habib

L’emballage sous lequel il a été tenté de rendre acceptable l’option d’un quatrième mandat pour un président sortant invalide était que la demande en a émané de « l’Algérie profonde » reconnaissante à Bouteflika pour ce qu’il a accompli durant ses quinze années de pouvoir. Les bonimenteurs qui se sont échinés à vendre cette fable ont lamentablement échoué. Pour preuve, ils n’on pu susciter le semblant d’engouement populaire en faveur de la candidature du président sortant qu’ils avaient mis en scène en 2004 et 2009 en ordonnançant à travers l’ensemble du territoire des marches et autres démonstrations « spontanées » ayant créé l’illusion qu’une majorité d’Algériens y a souscrit.

La machine qui a réussi à faire prendre des vessies pour des lanternes en ces deux occasions, s’est lamentablement plantée cette fois-ci. Ce qu’elle devait enclencher n’a pas eu lieu car même les milieux de la société algérienne traditionnellement moutonniers et suivistes des « vainqueurs annoncés » n’ont pas accepté de se prêter à la mascarade de l’enthousiasme populaire. Plus grave encore, elle se révèle impuissante à étouffer le mouvement de rejet qui a pris corps dans la société contre une option qui heurte et l’intelligence et la conscience citoyenne par ce qu’elle fait entrevoir comme néfastes conséquences pour la nation si elle venait à se concrétiser. Et pire encore, elle est même devenue une machine folle qui confrontée à l’échec dans sa tentative de rassembler autour de la candidature du président sortant, fait dans des dérapages à répétition qui confortent les rangs des oppositions au quatrième mandat, au-delà des espérances qu’elles ont initialement caressées pour le mouvement qu’elles ont lancé.

Il en résulte que la fiction d’un rassemblement populaire massif en faveur de la candidature de Bouteflika qu’ont voulu imposer comme réalité ses thuriféraires et obligés, s’est révélée pour ce qu’elle est : une tentative avortée qu’aucune manipulation n’a pu créditer. Face à ce qui leur était impensable, à savoir que les « moutonnants » algériens puissent refuser de marcher pour ce qu’ils leur indiquent comme étant « l’intérêt national » dans l’élection présidentielle, les bonimenteurs qui ont voulu les circonvenir une fois encore paniquent visiblement. L’arrogance qu’ils ont déployée en ayant la certitude que l’objectif pour lequel ils roulent sera atteint, s’est mue en affolement qui se traduit en minables « sorties » menaçantes et insultantes à la fois à l’encontre des empêcheurs d’un bêlant et « unanime » acquiescement à un quatrième mandat pour un président qui en l’occurrence se « sacrifierait » uniquement pour rendre service à la nation et au peuple algérien.

Ce qu’ils ne peuvent pas ne pas voir est qu’un vent salutaire souffle au sein de la société algérienne dont des composantes de plus en plus larges se sont réveillées de l’hypnose à laquelle elles ont été soumises par un pouvoir et des tenants qui les ont tenues dans cet état en jouant sur leurs peurs, leurs humaines faiblesses et leur espérance qu’il finirait bien par réaliser les promesses dont il n’a jamais été avare. Le coup du quatrième mandat a ce que celui-ci fait présager de continuité dont les errements de la part du pouvoir qui veut l’assurer sont l’électrochoc qui a provoqué leur réveil et leur détermination à s’émanciper de leurs « tuteurs » autoproclamés.


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