DzActiviste.info Publié le mer 16 Avr 2014

ELWATAN-ALHABIB 2014-04-16 20:51:00

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La police réprime la manifestation de Barakat à Alger

 

 

 

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le 16.04.14 


La police a empêché ce mercredi le sit-in de protestation du mouvement Barakat qui devait se tenir devant la FAC centrale d’Alger, à partir de 16 heures. Les agents de la police ont usé d’une violence excessive pour disperser quelques dizaines de manifestants pacifistes.

15heures 50. Un dispositif policier impressionnant est déployé aux alentours de la FAC centrale d’Alger. Une vingtaine de journalistes dont plusieurs étrangers attendaient quand un membre de Barakat, la chemise déchirée, arrive sur les lieux pour annoncer que ses camarades ont été stoppés par les policiers à la sortie du tunnel des Facultés, au niveau de la Place Audin.

Amira Bouraoui, Mehdi Biskri, Djaafer Khaloufi et plusieurs autres membres du mouvement ont été poussés brutalement en bas d’un escalier donnant sur la rue Richelieu, a-t-on constaté sur place. Un policier en civil, âgé d’environ 30 ans, étrangle avec son bras un manifestant quinquagénaire. Celui-ci se débattait  en appelant mon « frère » à l’adresse de son assaillant qui portait un flingue à la ceinture.


Armés de matraques, les policiers postés sur le boulevard Didouche s’acharnent sur les badauds et les journalistes qui tentaient de filmer ce qui se passe en bas de l’escalier. « Voleurs, corrompus » crie Amira Bouraoui quand un flic en civile vient la malmener en lui lançant : « moi je n’ai volé personne ».


D’autres policiers se jettent sur Mehdi Biskri et Abdelghani Badi en les rouant de coups pour les pousser à quitter les lieux. L’acharnement des agents de la police a été accompagné d’insultes et de gros mots. Ce qui a poussé un des riverains à intervenir pour demander aux policiers de respecter les familles qui habitent le quartier. Eclate alors une altercation entre ce protestataire  et les policiers, poussant un autre habitant du quartier à se mêler à la bagarre pour soutenir son voisin contre les représentants de l’ordre. Les policiers ont fini par abandonner la partie afin de s’occuper des  membres de Barakat qui ont regagné la Place Audin en remontant la rue Richelieu.


A 16h15. Abdelghani Badi,  Idir Tazrout et plusieurs autres membres du mouvement ont subi la brutalité injustifiée des agents de la police, sous les regards tantôt scandalisés tantôt amusés de centaines de badauds.


Trois blessés sont à déplorer parmi les membres de Barakat dont une femme qui a été poussée du haut d’un escalier par les agents de la police. Enfermée à l’intérieur  d’un immeuble de la rue Didouche, Amira Bouraoui sera libérée à la fin de la manifestation. Aucun manifestant de Barakat n’a été embarqué. 


16h 45. Un homme barbu d’environs soixante ans, portant un panacrate du mouvement Rachad, continue à manifester tout seul en scandant « Dawla Irhabia (Etat terroriste), pouvoir assassin ». Ce manifestant solitaire n’a pas été inquiété.
 


Farouk Djouadi


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