DzActiviste.info Publié le lun 2 Juin 2014

ELWATAN-ALHABIB 2014-06-02 07:50:00

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Fusillade de Bruxelles : les conférences de presse du parquet belge et du procureur de Paris

 

 

Dernières informations des parquets de Paris et Bruxelles concernant la fusillade du musée juif. Personne ne se pose la question sur le choix d’un musée pris pour cible, alors que toutes les nationalités et croyances peuvent s’y trouver ! Sur le plan du retentissement médiatique, il existe des cibles beaucoup plus intéressantes pour un terroriste  alors que dans un musée, on trouve souvent des classes entières d’écoliers, ce qui serait contre-productif  ! Comme par enchantement, l’appartenance au Mossad du couple de victimes n’apparaît plus dans les infos.

Retrouvez les principales déclarations des conférences de presse du parquet belge et du procureur de Paris, qui donnaient tous les deux des conférences de presse à 15 heures. Un suspect de nationalité française de la fusillade au musée juif de Bruxelles a été arrêté ce week-end.

Les principales déclarations du parquet belge :

La conférence de presse du parquet belge, le 1er juin. « Le 30 mai 2014 en début d’après-midi, un individu, M. N., a été interpéllé à Marseille. Repéré par des douaniers, en possession d’un revolver, d’une kalachnikov et de nombreuses munitions. Dans ses affaires ont également été retrouvés des vêtements et une caméra GoPro pouvant correspondre à la description du suspect [de la fusillade]. »

« Des contacts intenses ont eu lieu entre les autorités judiciaires belges et les autorités antiterroristes du parquet de Paris. D’après les autorités françaises, l’individu est né en 1985 et connu de la justice pour des faits de grand banditisme. Il se serait radicalisé au cours des dernières années et aurait rejoint courant 2013 la Syrie. Il est inconnu des service de sécurité et de police belges. Des policiers de la section antiterroriste belge se sont rendus à Paris pour assister les policiers français en charge de l’enquête. »

« Il a pris le bus le 29 mai dernier à Bruxelles. Dans son sac se trouvaient une quantité impressionnante de munitions de gros calibre, ainsi qu’une kalachnikov portant des inscriptions se réclamant de l’État islamique d’Irak et du levant, un groupe agissant en Syrie. Il était également en possession d’une vidéo dans laquelle il dit avoir commis les attentats à Bruxelles. Il y a une présomption d’innocence, je ne peux pas garantir que c’est sa voix que l’on entend sur l’enregistrement. »

« Cela me paraît évident que c’était un objectif juif qui était visé, cela entre pour nous dans la définition du terrorisme. »

« La collaboration entre les services de police français et belges a permis de déceler les éventuels contacts de M. N. en Belgique. Ce matin, une perquisition a eu lieu dans la région de Courtrai. La collaboration entre les autorités belges et françaises est excellente. »

« Les nouveaux éléments de ce dossier ne font que mettre l’accent sur la problématique des returnees. tous nos pays européens sont confrontés à ce problème, et d’énormes capacités au niveau policier y sont consacrés. »

Les principales déclarations du parquet français :

La conférence de presse du parquet français.L’homme « a été condamné à sept reprises », notamment pour refus d’obtempérer, conduite sans permis et vols aggravés. Il a également été « incarcéré à cinq reprises », à la prison de Lille-Sequedin, à Grasse et aux Salons-de-Provence.

Parmi tous les effets retrouvés sur le suspect lors de son arrestation à Marseille, l’attention de la police a été particulièrement retenue par la « découverte d’un fichier caché avec un film de 40 secondes montrant les deux armes saisies et la cagoule. On entend une voix, qui ressemble à celle du suspect, expliquant que cette vidéo a été réalisée car l’enregistrement de la GoPro n’a pas fonctionné pendant la fusillade ».

« En prison, il faisait du prosélytisme extrémiste et fréquentait des détenus radicaux, faisant des appels à la prière. Son radicalisme religieux a été signalé lorsqu’il était en détention, mais son départ à l’étranger en décembre 2012, donc seulement trois semaines après sa sortie de prison, a entravé toute possibilité de surveillance. »

L’homme avait dans ses bagages un « drap » portant une inscription en arabe au nom de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe djihadiste actif notamment en Syrie, où le suspect a passé « plus d’une année » à compter de fin 2012-début 2013 avant de « brouiller les pistes » sur le chemin du retour en Europe.

« Le suspect est en garde à vue prolongée jusqu’au mardi 3 juin en début d’après-midi, elle pourra encore être porlongée de 48 heures. Pour l’instant, il se refuse à toute déclaration, se dit SDF. »

« Il est possible que le suspect ait eu des soutiens en Belgique, mais l’enquête devra déterminée si cette piste est la bonne. »

On ne sait pas où il se rendait mais « visiblement il partait avec nombre d’effets de corps dans ses bagages ».


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