DzActiviste.info Publié le lun 2 Juin 2014

ELWATAN-ALHABIB 2014-06-02 14:31:00

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GUERIR UNE GRIPPE PAR LA GREFFE D’UN REIN
 
 
 

par M. Abdou BENABBOU

Evaluer le coût financier du manque de savoir-faire, si on s’évertuait sérieusement à s’y intéresser nous ferait tomber des nues. Plomberie, électricité, mécanique et les multitudes vertus des accommodations que nous gérons tous les jours coûtent de l’argent. Réparer une fuite d’eau ou installer un chauffe-bain, se soucier d’une panne de voiture ou fixer un nouveau climatiseur, comme d’innombrables autres contraintes inévitables, nous imposent des charges qui allègent tous les porte-monnaie. L’insuffisance d’aptitude professionnelle chez les garants supposés des remèdes domestiques est souvent porteuse d’un surcoût qu’on devrait le regarder de plus près.

La non qualification des acteurs est toujours nourricière de tâtonnements. Les bons mécaniciens comme les solvables plombiers et électriciens n’existent plus. Aller directement à la source du mal est devenu un long et scabreux voyage. Dénicher aux premiers abords l’usure prononcée d’une durite ou d’une batterie renvoie bêtement au changement d’une cylindrée. Se diriger franchement et en connaissance de cause vers un robinet d’eau défaillant laisse place stupidement au remplacement d’une chaudière. Comme si pour guérir une grippe, la greffe d’un rein était imparable.

Le règne de la gabegie est si absolu qu’il n’est pas difficile à tout un chacun d’entrevoir les contours d’une culture où l’irrationnel est roi. Sa dictature devient logique quand les normes universelles sont bouleversées et les valeurs inversées. Jeter de l’argent sans que l’on se rende compte par les fenêtres devient alors un sport national. L’exercice a de qui tenir quand ceux qui guident et régissent nos gestes et nos comportements cassent sans grande conscience notre tirelire nationale. Un sou n’est plus un sou puisqu’il n’est engendré ni par la sueur ni par le savoir. Quand les compétences disparaissent, le champ devient libre pour les outrances .Le temps est insulté par les plus incroyables des inconséquences.

Alors est plombier ou mécanicien qui veut et tant pis pour le savoir-faire.


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