DzActiviste.info Publié le mer 6 Août 2014

En Algérie, les ouvriers veulent se faire respecter

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Chemiserie du centre. Photo DR

5 Août 2014 Publié par Saoudi Abdelaziz

Actualité du monde du travail au coeur de l’été. Des ouvrières algériennes du textile font grève contre le féroce arbitraire d’un patron « public », des ouvriers indiens marchent contre la multinationale qui les surexploite honteusement.

A Larbaä Nath Irathen, à l’est de Tizi-Ouzou, 190 ouvrières de la Chemiserie du centre relevant du secteur public, viennent de boucler leur deuxième semaine de grève, déclenchée le 21 juillet, pour dénoncer l’«injustice» commise à leur encontre par le directeur de l’usine en place depuis 2003 dont elles demandent le départ. Les grévistes dénoncent, l’«exploitation» et le «travail sous la menace» qu’elles subissent depuis de nombreuses années. La décision de grève a été prise à la suite d’une agression physique sur une travailleuse. Les grévistes soulignent qu’elles «sont exploitées impunément par leur direction depuis 2003». Celle-ci les forçait, d’après elles, «à travailler les week-ends, tout en les soumettant au prélèvement de deux journées sur leurs salaires à chaque fin de contrat, un prélèvement présenté comme étant une «absence autorisée» mais dont le montant est défalqué de leurs salaires, en plus d’autres motifs de hogra qui nous ont contraintes à engager ce débrayage à durée indéterminée», expliquent-elles au correspondant d’El Watan.

A Arzew, la police a empêché 180 travailleurs indiens des chantiers de construction de logements de la multinationale Shapoorji Engineering, de marcher vers le siège de daïra d’Arzew où ils voulaient demander aux autorités de faire respecter le droit du travail. Ils s’opposent à la reconduction vers l’Inde de 22 travailleurs dont les contrats de travail ont été rompus abusivement par l’employeur. Ils dénoncent leurs conditions de travail, et ont adopté une plateforme de revendications. Un journaliste rapporte : « En aparté, des travailleurs nous ont fait savoir qu’ils ont transmis via Internet des vidéos sur la vie miséreuse qu’ils endurent dans des baraquements de fortune au niveau des chantiers en nous assurant qu’ils seront prochainement largement diffusées en Inde. Ajoutant qu’ils perçoivent, pour les deux ans de travail, que le maigre salaire de 5000 dollars. Ils concluent en déclarant que la société enregistre déjà trois décès de travailleurs indiens : deux à Bouira et un à Sétif ».

Source: correspondants locaux du Quotidien d’Oran, El Watan, Le Temps d’Algérie


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