DzActiviste.info Publié le lun 2 Déc 2013

En finira -t-on un jour avec les guerres ?

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Vigile-1Et nos craintes inconscientes et nos tourments de par les crimes impunis, tous ces pauvres innocents malheureux, tués sans hésitations, assassinés partout avec tant de facilités par les puissances de l’argent. Et pourtant l’on sait tous que chaque être a autant de droits d’exister, de vivre et de rire comme tous les autres.

Pourquoi sommes-nous tourmentés par les guerres entre les êtres, et entre les Etats ? Nos peurs des violences existent belles et bien…et toujours sans cesse nos peurs des finitudes, nous ne sommes à preuve du contraire, que des mortels, des simples passagers ici-bas.

Et si nous sommes tant tourmentés par les guerres, c’est que nous les avions vécues et connues. Depuis les temps anciens, notre pays n’avait jamais cessé d’être envahi. Nous avions été réduits –privés de nos ressources terrestres- à des jamais repus : L’Algérie avait été dans les temps anciens le grenier de Rome. Et nous vivons plus depuis longtemps hélas que de peu.

Nous les avions connu les guerres. Et si parfois elles s’éteignent en nos contrées, des images ne cessent jamais de nous arriver des feux allumés ailleurs en d’autres régions du globe. Elles nous parviennent tels des avertissements, si l’on s’évertue à quelques résistances ou imprudences à remettre en cause l’ordre injuste en ce monde…

On s’étonne des nouvelles dans les presses, on se révolte devant tant de barbaries avant qu’on s’habitue au conflit qui semble toujours ne jamais finir. Et lorsqu’en tout finit, ils déclenchent un autre ailleurs.

Ainsi depuis la nuit des temps les guerres n’arrêtent jamais. Pour Jean Jaurès, « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

Alors faut-il en vouloir aux puissants profiteurs ou les exhorter, devant les menaces d’extinctions qui pèsent sur l’être et la terre, d’enfin nous tendre les mains pour en finir avec un système inique qui n’en finit pas déjà à dose homéopathique les destructions, et ce afin d’éviter le déluge pour les générations futures. Nos enfants n’ont-ils pas les droits à la vie ?
L’écrivain israélien David Grossman

Écrivit à juste titre : « Il y a tellement de douleur autour de nous. Ça a l’air très banal de dire ça. Tout le monde a un deuil à porter, une souffrance. Comment se fait-il que les gens arrivent si mal à vivre ensemble? La vie est tellement courte. Tout ce temps perdu à se faire la guerre. » (1)

C’est bientôt noël, nous devons tous avoir en tête les bons mots d’Henry Michaux

: « ― L’Abbé : Tu vas à présent aider un autre. Lui apporter la lumière dont il a besoin pour sa conduite. ― Le Nouvel Arrivé : Comment ferais-je ? Moi qui ne peux m’aider moi-même, moi qui attends la lumière ? ― L’Abbé : En la donnant tu l’auras. En la cherchant pour un autre. Le frère à côté il faut que tu l’aides avec ce que tu n’as pas… Avec ce que tu crois que tu n’as pas mais qui est, qui sera là. Plus profond que ton profond. Plus enseveli, plus limpide, source torrentielle qui circule sans cesse appelant au partage. Va. Ton frère attend la parole de vie » (Henri Michaux. Quand tombent les toits)

1) http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20121109.OBS8850/david-grossman-la-poesie-est-le-langage-de-ma-douleur.html

De Boghni le 1 .12.2013
Amokrane Nourdine


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