DzActiviste.info Publié le jeu 2 Mai 2013

Eradicateurs, Assadistes, même combat: On ne fait pas d’Hommelettes sans casser des os.

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Le phénomène n’est pas nouveau. De tout temps, depuis les temps les plus reculés de l’histoire de l’humanité, lorsque les tenants du pouvoir sont remis en cause, d’une façon, ou d’une autre, ils recourent toujours et systématiquement à la même méthode, entre autres. Une ruse destinée à rameuter les multitudes, ou du moins à les neutraliser, pour qu’elles ne rallient pas le camp adverse.

Cette méthode consiste à stigmatiser l’adversaire, à lui faire les procès d’intention  les plus alarmants. A faire du tintamarre, pour faire oublier l’essentiel. Et dans la même foulée, le même pouvoir fait activer ses relais et ses clientèles, ceux qui ont un tant soit peu d’influence au cœur de ces mêmes foules, pour leur faire dire, d’abord à mots couverts, puis de plus en plus ouvertement, qu’après tout, quoi que l’on puisse reprocher à ce pouvoir, il n’a pas que des mauvais côtés, et même que sous certains rapports il est même tout à fait méritoire.
Durant la décennie rouge, on a commencé à nous ressasser que notre seule alternative était celle de la peste et du choléra, puisque que les intégristes allaient couper les mains, lapider les femmes, et nous contraindre à vivre comme au moyen-âge. Et que les Généraux, avec tout ce qu’on pouvait leur reprocher étaient tout de même des gens modernes, civilisés. N’est-ce pas ?
Ces gens, qui n’avaient qu’éradication dans la bouche, ont commencé par nous jurer qu’ils étaient du côté du peuple, et qu’ils ne ralliaient les Généraux que par calcul politique, parce que ceux-ci allaient être des outils entre leurs mains, pour instaurer une République horra dimokratia.  puis, de glissement en chute libre, ils se découvrirent des vocations de guides, qui menaient des troupeaux, qu’ils faisaient bêler, ou rugir, selon les circonstances. Zaama zaama, comme si des moutons pouvaient rugir. Ils se mirent en tête de nous faire rentrer dans le mou que les Généraux putschistes et génocidaires étaient les Sauveurs de la République, notre rempart contre la régression annoncée, et autres énormités du genre, qui ne les faisaient pas rougir du tout.
Aujourd’hui, en Syrie, c’est tout à fait le même processus qui s’est mis en branle, ou on découvre que les insurgés sont de méchants islamistes, à la solde du Qatar, et que le seul choix qui restait était de se ranger derrière le régime syrien, le seul qui puisse faire barrage à la déferlante salafiste.

Au début, ces défenseurs de l’indéfendable avaient commencé par nous dire qu’ils savaient bien que Assad était un despote fils de despote, mais qu’en politique, il était parfois nécessaire de recourir à un moindre mal. Puis, de glissement en chute libre, imperceptiblement d’abord, puis de plus en plus ouvertement, ils ont fait de ce même Assad, qu’ils condamnaient du bout des lèvres, le Héros, le grand résistant contre le sionisme, la bête noire de l’impérialisme américain, et surtout, dans la même lignée de nos généraux, le seul et incontournable rempart contre la menace salafiste.

Qu’importe ce qu’il fait subir de carnages au peuple syrien, c’est pour la bonne cause ! On ne fait pas d’Hommelettes sans casser des os. Même les sanguinaires chebbiha, qui se sont distingués par une cruauté indicible, trouvent grâce à leurs yeux. Après tout, qu’un patriote coupe un salafiste en petits morceaux, ça ne peut être que justice. N’est-ce pas ? Chacun dégomme ses propres tangos, comme il peut. N’est-ce pas ?

La conjoncture mise à part, c’est du copié-collé. Eradicateurs, Assadistes, même posture, et même hystérie.
Mais comme le dit le sage dicton arabe, les vents ne soufflent pas toujours au gré des voiles. Ces régimes, qui savent si bien disperser les énergies qui se liguent contre eux, jusqu’à les scinder en factions rivales, voire en ennemis irréconciliables, les uns des autres, n’ont pas su s’adapter aux profondes mutations qui sont sur le point de bouleverser le temps présent, comme un ras-de-marée qui emporte tout sur son passage. Ils ne seront qu’un fétu de paille au milieu des flots impétueux. La lutte finale est pour très bientôt.
Mais les peuples aussi seront responsables, encore plus que les dirigeants qui les oppriment, de ce qu’il leur adviendra.
Nous sommes à une phase de l’histoire où personne ne pourra dire qu’il ne savait pas, ou qu’il n’avait pas compris. Le brouillard s’est estompé, et le champ de bataille est là, sous nos yeux, qui attend que nous nous y engagions. 
Nous devons tous être du côté du peuple, tous, sans exception. Pas de tergiversation, ni de gesticulation inutiles, qui ne pourraient que semer une plus grande confusion.
Et face à nous, le régime, qui comprendra son heure arrivée, tentera toutes les diversions. Il fera tout pour semer en nos rangs toutes les divisions qu’il pourra.
Mais nous ne tomberons pas dans les pièges qu’il nous tendra, sauf ceux qui sont ses alliés objectifs et naturels.
Alors, il tentera un ultime et criminel recours. Il fera tout pour faire dégénérer nos aspirations en violence déchaînée. Parce qu’il sait que la violence ne pourra que le servir.
Mais nous serons armés de notre seule force, et de notre union. Et nous sonnerons le rappel de nos fils qu’ils a armés contre nous, pour qu’ils se retournent contre lui, et le réduisent.
Tous unis contre le despote !
Tous unis par le ciment de la démocratie, de l’égalité et de la justice, nous prendrons les chemins de lumière qui nous mèneront au pays des promesses tenues.
Et nul ne pourra être au dessus de la volonté du peuple. 
Que vienne l’Heure de la Délivrance et de la Dignité !
DB


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