DzActiviste.info Publié le jeu 22 Mai 2014

Etat de santé de Bouteflika : de troublantes révélations (source LeMatin DZ)

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 Etat de santé de Bouteflika : de troublantes révélations (source LeMatin DZ)

Le journaliste du Journal du dimanche qui a accompagné le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian rapporte la rencontre entre Bouteflika et Le Drian. Elle a eu lieu mardi après-midi dans la nouvelle résidence de Bouteflika à Zeralda.

On savait Abdelaziz Bouteflika en peine et très amoindrie, mais les informations rapportées par le JDD ajoutent le trouble. La scène s’est déroulée dans le grand salon de ce qui ressemble à un hôtel tout neuf un peu perdu au milieu des champs non loin du bord de mer, raconte le journaliste. La résidence est bordée par un immense parking pratiquement vide. Tout est vide autour comme pour organiser le secret et l’isolement total du président. C’était dans ce lieu que Bouteflika avait reçu le chef de la diplomatie américaine John Kerry. Entre le moment où la délégation du ministre français arrive sur place et son accueil par le président algérien, il s’est écoulé près d’une demi-heure. Le temps sans doute de préparer l’arrivée de l’hôte des lieux. Lorsque Jean-Yves Le Drian et son équipe entrent dans le salon, le raïs est déjà installé dans son fauteuil. En costumes, trois-pièces sombre, coiffé, le regard légèrement exorbité et la main gauche tombante, on peut voir dans son oreille droite un appareil auditif et l’homme s’exprime avec un micro relié à des hauts parleurs pour qu’on puisse l’entendre. "Il articule", rend compte un participant à l’entretien, "il est lucide et comprend de quoi il retourne, mais on sent bien la fatigue". Le plus important pour lui est que cette visite est filmée par la télévision algérienne d’Etat et que le grand public sache ainsi qu’il est capable de recevoir les hôtes de marque. De quoi a-t-il été question au cours de cet échange au cours duquel les ministres algériens des affaires étrangères et des questions sahéliennes se sont exprimé également? Du Mali bien sûr et de la volonté de l’Algérie, après les récents événements tragiques à Kidal, d’inviter les groupes armés du nord, touareg et arabes, à participer à une tentative de réconciliation politique avec le gouvernement de Bamako. De la Libye aussi, où les autorités algériennes comme françaises, s’inquiètent fortement de voir le peu d’Etat qui y règne se réduire de jour en jour. Il y avait quelque chose d’étrange à voir cette stabilité s’incarner mardi dans un personnage si affaibli et à peine audible, poursuit le journaliste. Dans la résidence de Zeralda, mi-hôtel mi-hôpital, où tout a été conçu pour faciliter l’usage d’un fauteuil roulant, le temps semble s’être arrêté, conclut l'envoyé spécial de l'hebdomadaire français. Les Algériens n'ignoraient pas que le président est très amoindi, ses rares sorties ont montré un homme gravement afffaibli, balbutiant à peine. Mais à la lumière de ces nouvelles informations particulièrement lourdes, de réelles inquiétudes planent sur l'Algérie. Il est manifeste que ceux qui sont aux affaires nous cachent plus que ce qu'ils nous disent. La question du véritable bulletin de santé du président reste posée et l'acceptation par Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel, de la candidature de Bouteflika à la mascarade présidentielle du 17 avril n'a pas livré tous ses véritables secrets.


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