DzActiviste.info Publié le lun 5 Août 2013

Evocation. Lachraf le Militant Sincère Mort D’une AVC

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Quant Le FLN Déchiquète Le Programme Educatif

Par : Mohamed Ibn Khaldoun

lacheref2Dans ce récit, nous avons décidé d’évoquer, une figure du journalisme Algérien combattant et aussi de l’enseignement en Algérie. Une figure qu’on peut qualifier d’opposition au système installé depuis le 5 juillet 1962. Cette figure est Mostefa Lachraf, une vie de militantisme, de refus et d’opposition. L’Histoire de Mostefa Lachraf, commence à l’université de la Sorbonne à Paris, quant il décroche ses diplômes, il rejoint la ville de Mostaganem en qualité de professeur du Lycée, avant de retourner à Paris appelé à enseigner au lycée Louis-le-Grand et en parallèle traducteur et interprète à l’institut des langues orientale. Mostepha Lachraf, fils d’un Kadi chargé des affaires musulmanes, ne resta pas sans militer pour la cause Algérienne. En 1939, il rejoint le PPA (Parti du peuple Algérien), puis au sein du MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratique. A la suite du massacre du 8 mai 1945, et 1946, il est désigné secrétaire du groupe parlementaire du MTLD et journaliste clandestin, avant de ce consacrer définitivement dirigeant d’un des journaux de ‘’L’Etoile algérienne’’.

Au lendemain du déclanchement de la Révolution, il quitte toutes ses fonctions et Paris pour rejoindre le mois de novembre 1954, le FLN avec sa rencontre à Madrid de Mohamed Khider, il fera partie du groupe composé d’Ahmed Benbella, Hocine Ait Ahmed, Mohamed Boudiaf et Mohamed Khider. Un activiste intellectuel, le plus brillant du groupe, mais le 22 octobre 1956, l’avion Marocain qui a décollé de Rabat vers Tunis a son bord le groupe des cinq du FLN, est quasiment piratée par l’autorité française d’occupation. Atterrit de force à Alger, les cinq du FLN seront arbitrairement arrêtés. Mostefa Lachraf est emprisonné en France, il fera la tournée des prisons, aux Baumettes, à Fresnes, à la Santé et au fort Liédot, avant qu’il soit libéré en 1961 et placé en résidence surveillée. Il réussit des contacts avec la fédération FLN de France où il quitte dans le secret Paris pour rejoindre le Caire, puis Tunis, il devient membre du CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) Dans lequel il participe deux mois avant l’indépendance à l’élaboration du ‘’Programme de Tripoli’’ jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Au lendemain de l’indépendance, Juillet 62, Lachraf devient seulement Rédacteur en Chef du quotidien ‘’El Moudjahid’. Il écarte toute question de censure et auto censure des journalistes. Mais trois mois après, il est éjecté et remplacé. Il chôme jusqu’à l’après le coup d’Etat du 19 juin 1965, appelé par Boumediene pour lui confier l’Ambassade d’Algérie en Argentine puis au Mexique pendant 5 années, avant qu’il soit rappelé à rentrer à Alger pour assurer le poste de conseiller à la Présidence de la République chargé des problèmes éducatifs et culturels de 1970 à 1974. Envoyé encore une fois en 1975 en Amérique Latine comme ambassadeur, puis en 1976, il est appelé à Alger pour l’élaboration de la ‘’Charte nationale’’ et en Avril 1977 il sera nommé ministre de l’éducation nationale. Lachraf tentera de réformer le programme et le système de l’éducation nationale, Lachraf insistera et défend son programme qui consistait au maintien de l’enseignement de la langue française, un programme riche en bilinguisme avec d’autres langues aussi, ce que le FLN mettra une opposition catégorique. Boumediene ne pouvait intervenir lié par les barrons du FLN. Lachraf maintien sa position mais il a été contraint à donner sa démission. Une autre source précise que Lachraf a été congédié pour avoir déclaré l’école fondamentale incompatible et inadéquate. Congédié ou démissionnaire, Lachraf avait une position honorable pour les Algériens, si on avait adopté son programme, on ne serait jamais arrivé à la ‘’faillite de l’enseignement’’ et surtout le ‘’Carnaval fi les universités’’, Tous les lyciens

Encore une fois il est nommé le mois de septembre 1979, diplomate au Mexique, puis en 1982, délégué permanent de l’Algérie auprès de l’UNESCO. De 1984 à 1986, nommé chef de mission à l’ambassade Algérienne de Lima (Perou).

Après le décès de Houari Boumediene, Lachraf, sans poste, devient un opposant au système de Chadli Bendjedid, dirigé par les Barrons du FLN, il savait parfaitement la dérive du pays, il s’opposait aussi à toute forme d’intégrisme. Il sera appelé par Boudiaf en 1992, pour présider le Conseil Consultatif National. Ce qui n’a pas plu aux ‘’dinosaures’’ du FLN.

Mostefa Lachraf décède subitement le 13 janvier 2007, après 23 jours de son évacuation en urgence à l’hôpital (EHS), Clairval d’Alger du Dr Maouche Mohamed Amokrane, suite à un AVC (accident vasculaire cérébral.) Il n’Il n’a pas eu la chance d’évacuation à Val-de-Grace de Paris.


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