DzActiviste.info Publié le dim 6 Oct 2013

EVOCATION. Pour qu’ils ne Soient Jamais Oubliés, Bakhti Benaouda Zaiter Fardheb et Alloula

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Quant la Mort ne Frappe Que les Elites

Mohamed Ibn Khaldoun

alloula1Ce lundi 22 mai de l’année 1995, au couché du soleil, les enfants du quartier Saint Charles d’Oran,
jouaient une partie de foot, au terrain aménagé, a proximité du siège de la CNAS d’Oran. Le
oirjournaliste et professeur Bakhti Benaouda, assistait avec ses voisins du quartier à cette petite
partie de foot. Confiant qu’il était, Benaouda ne se doutait pas que les sanguinaires terroristes le
guettaient.

20 heures 15 minutes, un sanguinaire surgira devant l’homme, il portait un fusil de chasse à canon scié
(Mahchoucha). Les balles assassines tirées à bout portant qui mettent fin à la vie d’un enfant de
l’Algérie. Son assassin partira tranquillement, à cette heure, c’était l’absence totale des services de
sécurité dans les rues. Benaouda partira à tout jamais laissant derrière lui une veuve et une petite
fille, qui est aujourd’hui une belle fille qui fait rappeler le souvenir de son papa.

Pourquoi cette assassinat gratuite ? Bakhti Benaouda, à toujours travaillé dans le savoir et la culture,
la politique n’était pas son domaine ni lui ni son chef de rubrique Benachour Bouziane et pourtant, il a
été ciblé par les sanguinaires. Tous ce qu’on a trouvé d’écris de Benaouda avant qu’il soit assassiné.
Un tout petit article où il disait :

« L’homme est un être qui fait signe. Dans la nuit et le silence il mène son combat par la parole et la
lumière. Il profère les mots, projette les couleurs et modèle les formes. Depuis le premier cri, par le
chemin des vocables jusqu’à l’impossible perfection, c’est le dernier mot que nous voulons avoir, c’est à
notre langage d’hommes que nous entendons contraindre le monde aveugle, sourd, muet, ce monde «
insignifiant ». Le sens et la pensée sont notre vocation et notre destin. Il nous faut dire et savoir
affirmer et communiquer. Il n’y a pas de solitude. Notre nature, notre essence d’hommes, c’est d’être les
autres, d’être avec celui qui peint, , celui qui chante, celui qui danse, celui qui sculpte, celui qui
regarde seulement pour approuver ou récuser, tous, disait Benaouda deviennent des « allés substantiels »
et l’homme tend à l’homme le réconfort d’un miroir où il voit son semblable.
Une langue unanime s’élabore, par laquelle chacun, sans cesser d’être soi, devient l’autre, lui donne une
valeur et l’illustre… »

Bakhti Benaouda, partira à la fleur de l’âge, né le 28 Aout 1961 à Oran, où il fera ses études jusqu’à sa
soutenance de sa thèse de Magister à l’université d’Oran en 1994. Ce qui est désolant, c’est que sa veuve
et sa fille, n’ont obtenus aucune considération ni droit à ce jour !!!!

Le Courage de Jamal Eddine Zaiter. pendant que les responsables politiques se dérobaient

A 23 kilomètres à l’Est d’Oran, à Gdyel, c’est le journaliste Jamal Eddine Zaiter, qui sera la cible aussi des sanguinaires, Il a été abattu, alors qu’il se recueillit un vendredi sur la tombe de sa mère. Zaiter avait le premier novembre sur la place du village, pendant que les responsables et les élus se dérobaient de fêter cette anniversaire, Zaiter avait levé les couleurs nationaux. Alors que ce village était le fief des sanguinaires. Zaiter durant toute sa jeunesse était un militant du peuple, comme Abdelkader Alloula son ami, le professeur Fardheb. Des activistes pour la légalité entre le peuple Algérien. Malheureusement, ils étaient tous ciblés par les sanguinaires.


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