DzActiviste.info Publié le sam 19 Jan 2013

Exploitation de gaz de schiste : PRIX DE REVIENT BIEN SUPERIEUR AU PRIX DE VENTE

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Alors que l’exploitation des gaz de schiste est présentée en France comme une solution à la « crise », les industriels ayant investi aux Etats-Unis reconnaissent avoir surévalué les bénéfices attendus.

Depuis des mois, les collectifs anti gaz et huiles de schiste disent que l’exploitation des gaz non conventionnels aux USA n’apportera pas un miracle économique mais prépare une catastrophe financière.

L’augmentation de production a provoqué aux USA un effondrement du prix du gaz, qui est passé de 8,4 USD/MBtu en 2008 à environ 3 USD/MBtu en avril 2012. Les prix de revient seraient entre 7 et 9 USD/MBtu. Cherchez l’erreur !

Dés 2011, le New York Times a dénoncé une « bulle spéculative » : en annonçant des ressources considérables, et donc des espoirs de gains en proportion, les pétroliers ont attiré les investisseurs qui ont massivement financé leurs entreprises. Et ces entreprises doivent maintenant continuer à rechercher et à exploiter le gaz de schiste pour conserver la confiance de leurs actionnaires et éviter l’effondrement boursier, même si cette activité est « intrinsèquement non rentable » selon un analyste financier qui conclut que « les investisseurs risquent de perdre leur argent et les consommateurs de payer le prix fort ». La volonté d’expansion mondiale de cette activité qui après les USA et le Canada, touche aujourd’hui l’Europe, l’Afrique et l’Asie apparaît alors comme une gigantesque fuite en avant dont la chute finale sera infiniment plus dramatique que celle des « subprimes ».

LES GAZ DE SCHISTE NE SONT PLUS RENTABLES APRES DIX ANS D’EXPLOITATION AUX ETATS-UNIS

M. de Margerie, PDG de Total, annonce aujourd’hui que son groupe « met la pédale douce en matière de gaz de schiste » à cause d’une rentabilité insuffisante. Au 4ème trimestre 2012, les sociétés pétrolières BHP Billiton (n°1 mondial du secteur minier), BP, Royal Dutch Shell et Encana ont procédés à des dépréciations de leurs actifs en gaz de schiste de plusieurs milliards de dollars. Elles reconnaissent ainsi qu’elles avaient surévalué les bénéfices attendus, ou plutôt sous-évalué les pertes. M. Tillerson, PDG d’ExxonMobil, déclarait en juin 2012 « nous perdons notre chemise sur le gaz naturel aux USA ». Qui sera le premier à tomber ? Peut-être Chesapeake Energy qui cherche 22 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2013 selon l’AGEFI ?

 

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