DzActiviste.info Publié le jeu 4 Avr 2013

Femen, La provocation n’a pas payé.

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C’est bien connu, les canons du beau ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Si le nu est l’archétype de l’esthétisme chez les occidentaux, au point ou Dieu lui-même est figuré nu comme un ver, sur les plafonds de la chapelle Sixtine, chez les musulmans c’est vraiment loin d’être le cas. Qu’ils soient pratiquants ou non par ailleurs. 
Il est très rare que les gens exposent des tableaux de nus chez eux. Le sens de la pudeur, chez les peuples de culture musulmane est un fondement particulièrement important de leur être profond.
Les civilisations diffèrent, l’une de l’autre, dans les modes de vie qui les distinguent. Chaque société est bâtie sur les valeurs qu’elle s’est choisie, au fil de âges. 
La société musulmane, qui refuse farouchement de se faire phagocyter, par la civilisation occidentale dominante, malgré certaines apparences, est restée très attachée à certains particularismes  qui peuvent paraître archaïques ou maladifs, mais qui n’en sont pas moins, pourtant, l’armature même de leur identité profonde. Ainsi, il n’est pas envisageable que l’on puisse admirer un nu, ou un film osé, devant son fils ou son père, de la même manière que les amoureux ne s’embrassent jamais en public. Ils considèrent, de façon générale, que ces attitudes relèvent de l’exhibitionnisme gratuit. Nul besoin ne se fait sentir en eux, d’admirer L’origine du monde en famille, ni de bécoter sa petite copine devant son papa. Totalement exclu !
C’est pourquoi ce phénomène des Femen, dont les militantes considèrent comme un acte héroïque de dévoiler leur poitrine, a-t-il provoqué un effet tout à fait imprévu. En attentant à un tabou des musulmans, les organisatrices de ce curieux mouvement espéraient obtenir une vaste réaction de protestation, voire même de la violence contre leurs curieux attentats.  Elles rêvaient peut-être même d’actes terroristes, qui n’auraient pas manqué de stimuler leurs actions, de leur faire de la pub. Elles rêvaient  peut-être d’avoir des martyres d’un genre nouveau, parmi ces kamikazettes qu’elles envoient au charbon. Elles auraient été propulsées, illico, sur le devant de la scène mondiale. Un peu comme ces fetwas qui ont transformé des navets en grands films, des torchons en best-sellers, des caricatures en chefs d-oeuvre, et des sans-talent en vedettes mondiales. 
C’est devenu tellement porteur, comme on dit, de s’attaquer à l’islam que c’en est devenu une bousculade. Dans tous les domaines. Il suffit juste de s’attaquer à des valeurs consacrées en Islam, pour provoquer la furie de foules hystériques, dans tout le monde musulman. Et donc de faire connaître la courageuse oeuvre qui a osé s’attaquer au « fanatisme musulman ».
Mais contrairement aux attentes de ceux qui tirent les ficelles de Femen, et bien qu’ils aient fait brûler la profession de foi des musulmans, face à la Mosquée de Paris, par des commandotes aux seins nus, ils n’ont pas obtenu l’effet escompté. C’est à peine si les musulmans ont détourné le regard, pour ne pas voir ce spectacle affligeant. Pour la première fois depuis toutes ces années où ils ont subi tant et tant d’agressions contre leurs valeurs sacrées, les musulmans n’ont pas réagi en se déversant dans la rue, au nom d’Allahou Akbar, la bave aux lèvres, et le poing dressé. 
Ils ont juste baissé le regard, dans un geste de pudeur, pour ne pas voir ces femelles qui déversent leurs mamelles. 
Et pour la première fois depuis des lustres, les musulmans ont remporté une victoire éclatante. La même que celle des Chrétiens qui ont été agressés par les mêmes filles à Notre Dame de Paris. 
Le mépris, quand il s’habille de pudeur, est la réponse des sages, à l’outrance des soudards.
DB


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