DzActiviste.info Publié le ven 30 Août 2013

FLN : Le temps des truands.

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FLN d'hier et d'aujourd'huiAbdelkader DEHBI

« ولا تَوَهّمْتُ أنّ النّاسَ قَدْ فُقِدوا »

La mascarade juridico-administrative infâme, qui vient d’aboutir à la désignation au sommet du FLN, d’un ancien danseur-guignol de cabaret, doublé d’un grand faussaire et délinquant financier en liberté, témoigne une fois de plus, s’il en était encore besoin, de l’état de déliquescence irréversible du régime et du degré de pourrissement moral de ses dirigeants – civils et militaires confondus – qui donnent de plus en plus d’eux-mêmes, l’image d’une véritable association de malfaiteurs sans foi ni loi, aux mœurs mafieuses et dépravées.

Le triste individu qui répond au nom de Saïdani Ammar est en effet depuis des années, sous le coup de graves accusations pour détournements massifs de deniers publics – de l’ordre de Dix Milliards de Dinars – au préjudice du FNDRA, sans qu’aucun procès judiciaire en bonne et due forme, ne soit à ce jour, engagé  contre lui, malgré la saisine de toutes les autorités concernées : Y compris le Chef de l’Etat lui-même.

Je témoigne en effet, que mon ami, le regretté Hadj Ahmed Youcef-Toumi, dit « Kayas » de Médéa – décédé en Mars 2009 – m’a personnellement informé qu’il avait remis en mains propres à Bouteflika Saïd, un volumineux dossier contenant des preuves irréfragables sur les détournements commis par Saïdani Ammar, au moyen de faux documents et de fausses factures.

En tant que simple citoyen, je ressens la désignation de ce triste individu – sous la pression du clan des Bouteflika – à la tête d’un parti qui a si longtemps symbolisé l’Histoire de l’Algérie et de son combat contre le colonialisme, comme une véritable injure faite personnellement à chaque algérien et à chaque algérienne. A croire qu’une volonté extérieure et revancharde – mais dont on devine aisément l’identité – est à l’œuvre, à travers ses supplétifs de l’intérieur, pour saper les fondements de notre pays.

Les commanditaires et complices de cette forfaiture, c’est-à-dire le clan des Bouteflika, tout autant que les différentes coteries – civiles et militaires – du pouvoir en place, viennent de révéler clairement, le profond mépris qu’ils éprouvent pour l’Algérie, pour son peuple et pour son Histoire.

En tout état de cause, il est de plus en plus clair aujourd’hui, que les principaux barons du partenariat politico-mafieux qui régit les rapports entre le clan des Bouteflika et celui des généraux putschistes semblent vouloir jouer les prolongations, afin de perpétuer cette situation de « statut d’Etat momifié » qui frappe l’Algérie depuis des années, encouragés en cela, par une actualité internationale chaotique. Afin de pouvoir parachever leur oeuvre criminelle de déstructuration de l’Etat algérien, de prédation de ce qui reste des ressources du pays et de démolition systématique des fondements moraux, culturels et sociaux, constitutifs de la nation algérienne.

 


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