DzActiviste.info Publié le jeu 24 Avr 2014

Fraude électorale, Ali Benflis promet des preuves (source LSA)

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Fraude électorale, Ali Benflis promet des preuves (source LSA)

Un livre blanc recensant tous les cas de fraude électorale sera bientôt publié par Ali Benflis. Vingt-quatre heures après la proclamation officielle du Conseil constitutionnel, il a réitéré, hier, son rejet des résultats de ce scrutin. Ali Benflis s’apprête à publier un livre blanc comprenant tous les cas de fraude constatés par ses sympathisants lors de l’élection du 17 avril.

Le candidat à la présidentielle a présenté, hier, un exemplaire de cet ouvrage au cours d’une conférence de presse. «J’ai pris la résolution inébranlable de continuer d’exposer et de dénoncer la fraude comme instrument de détournement des choix du peuple et d’imposition du statu quo et de la stagnation au préjudice des attentes et des intérêts véritables de notre pays. C’est dans cet esprit et pour toutes ces raisons que je m’engage à informer le peuple algérien au moyen de la publication d’un livre blanc de toutes les manifestations et toutes les formes de cette entreprise frauduleuse dont le nom restera à jamais lié à ce scrutin présidentiel», a déclaré Benflis lors de cette rencontre organisée moins de 24 heures après la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel. Des résultats que le candidat dit ne pas reconnaître car ils constituent une caution d’une «fraude à grande échelle». «De toute évidence, dans ce processus électoral qui vient de s’achever, honteusement, le Conseil constitutionnel est sorti de sa neutralité en adoptant un parti-pris manifeste pour un candidat. Le Conseil constitutionnel a été totalement dépossédé de ses missions. Il a été rabaissé au rang de simple appareil mis au service exclusif du régime en place. Au lieu de s’imposer comme une institution républicaine, ne servant que l’Etat, il a accepté et assumé sa dérive qui l’a conduit à devenir l’instrument par lequel un habillage légal, trompeur, est systématiquement donné aux actions et aux décisions douteuses du pouvoir en place». A propos des membres de cette institution, Ali Benflis a révélé que trois d’entre eux «ont mené campagne pour le Président candidat ». «Je ne donnerai pas de nom par respect à leurs familles. Une vidéo consultable sur internet les montre durant la campagne électorale», a-t-il souligné en dénonçant la nomination à la tête du Conseil constitutionnel de Mourad Medelci «proche parmi les proches» de Abdelaziz Bouteflika. Interrogé sur le rôle de l’armée dans le processus électoral, Benflis a rappelé avoir pris acte «des engagements de neutralité dont avait fait part le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée». «Cependant, lors du scrutin, nous avons constaté que l’institution militaire s’est mise dans la posture de spectateur et a laissé faire la fraude électorale orchestrée par l’administration». Le candidat a `réitéré sa volonté de poursuivre le combat afin de concrétiser son programme de Renouveau national. Il compte agir dans trois dimensions. Premièrement au sein du parti politique qui est en cours de constitution. Le Pôle des forces pour le changement, composé de la vingtaine de formations politiques qui l’ont soutenu durant la campagne, constituera son second champ d’action. Enfin, dans un cadre de débat politique plus global, Ali Benflis a annoncé être prêt à travailler avec les partis du Front du boycott. «Les membres de cette coordination ont pris attache avec moi. Ils ont leur plateforme politique et je dispose moi-même d’un document. Nous allons débattre afin de trouver les moyens de travailler sur un document commun. Je soutiens toute initiative visant à casser ce système corrompu». Pour ce qui est d’une éventuelle initiative politique lancée par les autorités, il a déclaré n’accepter d’y participer qu’à la seule condition qu’elle aboutisse à «un retour de la légitimité». «Pas question de coopérer dans un cadre similaire à celui géré par Abdelkader Bensalah», dira t-il en référence au dialogue de la Commission nationale sur les réformes politiques de 2011. Au sujet de son parti politique, Ali Benflis a indiqué qu’il devrait rassembler des militants du Front de libération nationale, formation politique qu’il a eu à diriger. «La réussite de ma campagne électorale au niveau local je la dois aussi à l’implication de la base militante du FLN».


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