DzActiviste.info Publié le dim 2 Fév 2014

Gaz de Schiste : La lutte est internationalisée

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robert-pili_2007380_465x348Les militants français anti-exploitation gaz de schiste se sont organisés dès les premières heures, lorsque leur gouvernement voulait s’engager dans cette voie. Des mairies avaient accordés des permis d’exploitation, dans diverses régions. Dans le département Rhône Alpes, un groupe de militants s’est soulevé. L’un d’entre eux, l’infatigable Pili Robert, nous parle de l’expérience de son groupe et des contacts entrepris avec la multitude de collectifs crée à travers la France. Leur objectif est de synchroniser leur lutte et de se solidariser à l’échelle nationale.

Rencontré à Lyon, dans le quartier de Perrache, Pili Robert est un assidu. Il est un pilier du militantisme. Informaticien de formation, il a travaillé dans plusieurs pays, comme l’Algérie. Se définissant humaniste d’esprit, M. Pili argumente pour démonter l’aberration de l’exploitation de gaz de schiste, que ce soit en France ou dans d’autres pays. La divise de son collectif est audible dans toute les contrées française.

« No gazaran, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain »

Pour le collectif Rhône Alpes, l’exploitation de gaz de schiste est nocive pour la santé. « Lorsque des permis d’exploitation minière ont été accordés il y a 20 ans dans notre région, il s’avère que des nappes d’eau ont été contaminées. Le malheur, des produits chimiques se sont dispersés. L’eau est devenue inconsommable. Aujourd’hui, avec cette volonté de plusieurs groupes pétroliers d’exploiter le gaz de schiste, la fracturation hydrau-chimiques polluera toutes les eaux souterraines et de surface en France. C’est un projet destructeur », déplore le militant.

L’organisation de la société civile a été bien planifiée. « Nous organisons des conférences, et nous sommes à la pointe de l’information. Cette veille média permet à tous les collectifs, quel que soit leur région d’origine, d’être informé des dernières actualités concernant la thématique de l’exploitation de gaz de schiste. Bien informer les gens permettent de mieux mobiliser. Les citoyens ne peuvent être conscients du danger du gaz de schiste que si l’information est vulgarisée pour une meilleur compréhension, vu que c’est un sujet technique ». La solidarité entre collectifs ne s’arrête pas à l’information. Dès qu’un groupe a besoin d’un autre, explique Robert Pili, tout le réseau est activé. Par exemple, lorsqu’en Ardèche, au sud de la France, des pétroliers allaient commencer à exploiter le gaz de schiste, le gouvernement s’est retrouvé face à une forte mobilisation. Il y avait plus de 20 000 citoyens qui scandaient leur refus. Le gouvernement ne pouvait faire autrement. Il devait abandonner. Nous avons même obligé le Parlement à voter une loi pour interdire la fracturation hydrau-chimque, ce qui dans les faits interdirait l’exploitation de gaz de schiste. Le conseil constitutionnel a validé ce texte, lorsqu’une compagnie voulait introduire en justice une plainte. On peut dire que nous gagnons des batailles. Mais il faut rester vigilant, car nous remarquons ces derniers temps qu’il y a un forcing de la part de lobbies ».

Pas de considération pour la santé publique

S’agissant du caractère économique de l’exploitation, Robert Pili indique que « non seulement les agricultures et la santé publique seront laminés par la pollution des nappes phréatiques, mais les milliards qui seront dépensés ne serviront qu’à asservir l’économie et l’affaiblir davantage ». Selon notre interlocuteur, « l’exploitation de gaz de schiste ne garantit aucune rentabilité économique, puisque une bulle spéculative ne permet pas des résultats financiers satisfaisants. Ce sont les lobbies détenteurs de la technologie qui veulent coûte que coûte vendre leur matériel. Il faut savoir que tous les brevets d’exploitation sont détenus par une seule société, à savoir l’américaine Halliburton. Celle-ci vend des licences d’exploitation à d’autres compagnies. Il n’y a d’intérêt que pour l’argent. Tout ce est qui relatif au bien être humain, à la santé publique, à une meilleure agriculture saine et propre, tous ces paramètre ne sont pas pris en considération ».

Le collectif de Robet Pili est convaincu que seule la solidarité entre les collectifs internationaux permettrait de stopper l’exploitation du gaz de schiste, un projet qui ne rapporte rien de positif à tous les échelons. « Tout le monde doit unir ses forces. Car dans n’importe quel pays, ceux qui appellent à cette exploitation ne le font qu’au profit des multinationales. Ces dernières n’ont jamais travaillés pour le bien des peuples. Bien au contraire, seul l’argent est leur finalité ».

Mehdi Bsikri
El Watan 02/02/2014

Tous les liens du dossier réalisé par Mehdi Bsikri sur « le gaz de schiste », dont un reportage à Timimoun,,,

http://www.elwatan.com/actualite/les-craintes-des-agriculteurs-du-sud-02-02-2014-244338_109.php

http://www.elwatan.com/actualite/sabrina-rahmani-l-exploitation-de-gaz-de-schiste-est-nocive-pour-la-sante-02-02-2014-244357_109.php

http://www.elwatan.com/economie/ferhat-ait-ali-sonatrach-investira-avec-l-argent-des-reserves-de-change-02-02-2014-244365_111.php

http://www.elwatan.com/actualite/gaz-de-schiste-la-lutte-est-internationalisee-02-02-2014-244368_109.php


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Displaying 1 Comments
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  1. Karkobi dit :

    Attention Arnauld Choizineguer est venu à Oran pour signer l’autorisation d’exploitation du gz Chist par l’Algérie. Maélgré le poison qui va semer.

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