DzActiviste.info Publié le dim 30 Mar 2014

Graves accusations contre Saïd Bouteflika, Ahmed Bencherif, ancien compagnon de boumediène (source El Watan DZ)

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Graves accusations contre Saïd Bouteflika, Ahmed Bencherif, ancien compagnon de boumediène (source El Watan DZ)

Pour apporter son soutien au candidat Ali Benflis, Ahmed Bencherif a choisi de s’attaquer de manière frontale au président-candidat. L’ancien commandant en chef de la Gendarmerie nationale, qui a animé hier à Alger une conférence de presse, accuse Saïd Bouteflika, le frère du chef de l’Etat, d’être à la tête d’une «mafia politicofinancière ».

«On assiste à une atteinte à la sûreté interne de l’Etat provoquée par la mafia politico-financière dirigée par Saïd Bouteflika et ses sbires qui ont squatté le pouvoir depuis la maladie de mon ami Bouteflika», a déclaré d’emblée celui qui était, durant 15 ans, le commandant de la Gendarmerie nationale. Ahmed Bencherif, personnage controversé, atteste que le chef de l’Etat est «handicapé, incapable de marcher ni de parler». Brandissant son téléphone portable, le vieil homme de 86 ans prend les journalistes à témoin : «J’ai le numéro personnel de Abdelaziz Bouteflika sur cet appareil. Je l’ai appelé plusieurs fois ces derniers temps, il n’arrive même pas à parler au téléphone. Il est complètement inconscient.» «Un AVC ne pardonne pas. Ses séquelles sont irréversibles», a-t-il précisé. Malgré une santé déclinante, l’ancien ministre de l’Agriculture s’écrie, en larmes : «Il y a vacance de pouvoir en Algérie depuis que Bouteflika est malade, depuis donc plus d’une année.» Pour Bencherif, le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, est le premier responsable de cette situation. «Honte à vous, Monsieur Medelci ! Ayez au moins la dignité de reconnaître vos faits, vous qui avez déclaré sur une chaîne de télé française que le 4e mandat était une blague», a-t-il dit. Plus loin, le conférencier révèle que le parcours historique du chef de l’Etat est douteux. «Bouteflika n’avait passé que 7 jours au maquis et a terminé le reste de la guerre de Libération à Oudjda», ajoute-t-il. La déclaration a laissé les journalistes pantois. Surtout que quelques minutes auparavant, Bencherif qualifiait Bouteflika de «compagnon de lutte». «IL Y A TOUJOURS FRAUDE EN ALGÉRIE» Pour le «doyen des officiers de la guerre de Libération», les élections en Algérie ont «toujours été fraudées». «S’il n’y a pas fraude, Bouteflika n’aura pas 10% des suffrages», prédit l’homme qui jette une autre bombe. «Même Boumediène avait été élu avec seulement 12% des suffrages», lance t- il. «Bouteflika a remporté ses trois mandats par la fraude. Il veut encore un mandat de la fraude», accuse le vieux militaire. «Ceux qui vont voter Bouteflika sont soit malades comme lui, soit des béni-oui-oui, soit des traîtres à la nation», appuie l’ancien combattant de l’ALN. Malgré ce constat peu flatteur, Ahmed Bencherif estime que «l’Algérie va être libérée de cette maffia». Il appelle ses anciens compagnons de lutte à «voter pour Ali Benflis», un candidat «courageux qui veut faire sortir l’Algérie de la situation dans laquelle elle est plongée». Ahmed Bencherif est un personnage très controversé. Il est accusé, entre autres, d’être derrière la rétention des corps des colonels Amirouche et Si El Haouès dans les sous-sols de la Gendarmerie nationale, à Bab J’did, à Alger. Il est également connu pour ses déclarations intempestives contre des dirigeants. Ali Boukhlef

Saïd Bouteflika : «J’ai décidé de ne pas m’exprimer» Contacté par nos soins pour répondre notamment aux accusations du colonel Bencherif, Saïd Bouteflika, le frère du président de la République, a refusé de s’exprimer. «Cela fait quinze ans que je ne m’exprime pas dans la presse. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais déroger à cette règle», a-t-il seulement indiqué, courtois. Même lorsque nous lui avons fait remarquer que c’est pour répondre à des accusations publiques, la réponse est la même : «Cela dure depuis 15 ans !». Dont acte.


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