DzActiviste.info Publié le jeu 23 Oct 2014

Graves révélations sur la gestion d’ENOR à Tamanrasset !

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GMA-Mine-side-P1220010Le siège régional de l’entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (Enor) a été fermé, ce mercredi 23 octobre, par les employés de la société de sous-traitance Amne Plus, chargée de gardiennage et du volet sécuritaire dans les bases de vie et les champs aurifères d’Amesmassa, Tirak et Tanesrouft, à 500 km au sud de Tamanrasset.  

Peu après 8 heures du matin, le portillon de l’Enor a été verrouillé par des dizaines de mécontents, venus crier leur colère et réclamer « les salaires non perçus depuis trois mois ». Sur la porte principale d’entrée, sont collées plusieurs affiches où l’on pouvait lire: « Non à la Hogra », « Nous réclamons nos droits, nos salaires », « non aux fausses promesses ».

Les protestataires qui disent avoir observé, récemment, un sit-in devant le siège de la wilaya, semblent être déterminés à faire valoir leur plate forme de revendication et menacent de maintenir leur bras de fer si l’administration continue de faire la sourde oreille. Leur action, précisent-ils, a été motivé par le comportement désobligeant du nouveau directeur de l’Enor qui aurait manqué de respect aux grévistes.

« Le directeur ne voulait même pas nous recevoir. Il nous a envoyé balader en nous demandant, toute honte bue, d’allez nous plaindre auprès PDG d’Enor à Alger. Arrogant, il a eu le culot de dire qu’il n’a peur de personne, ni encore du wali » s’indigne le représentant des protestataires en signalant au passage que 70 employés de leur société sont en grève depuis le 16 octobre dernier.

« Après la résiliation du contrat avec l’ancienne société de gardiennage Shaps, pour des raisons pour le moins ambiguës, l’Enor vie, faut-il le noter, une situation d’instabilité qui risque de prendre une allure scandaleuse, notamment en ce qui concerne les critères adoptés pour l’octroi du marché à une autre société obérée et réputés pour être un mauvais payeur » dénonce un protestataire en brandissant d’une paperasse incriminant des hauts cadres de l’entreprise, tous, issus de Bouzina (Batna), commune natale du ministre de l’énergie et des mines, Youcef Yousfi.

A commencer par la convention collective cosignée le 28 août dernier entre le PDG d’Enor et un représentant du syndicat mis sous contrôle judiciaire suite à l’éclatement de l’affaire relative au détournement de plus de 170 millions de centimes. Dans le même document, dont nous détenons une copie, des hauts responsables de cette entreprise déficitaire depuis 2011 se sont également permis de fixer des salaires de bases mirobolants avec des augmentations variant entre 60000 et 80000 da comparativement à l’ancienne convention. Des rémunérations allant de 240000 à 450000 da par mois dans une entreprise, étrange que cela puisse paraître, qui ne produit plus d’or.

Il y’a certainement anguille sous roche. « Qu’on cesse de mentir, il n’y a plus de production d’or à Tamanrasset. Plus de 120 employés sont, sur ordre du PDG, rémunérés mensuellement sans qu’ils aillent travailler. Ils marquent leur présence à la direction régionale de l’entreprise où est mise à leur disposition une feuille de pointage pour y apposer leurs émargements et justifier un service réellement non rendu. Hram Alihoum» s’écrie notre interlocuteur. Pour de plus amples informations, Nous avons contacté le directeur régional d’Enor, Halaoua Fateh. Ce dernier, installé dans des conditions qui prêtent à spéculation, refuse toute déclaration à la presse en se contentant de dire qu’il est « en réunion » avant de nous raccrocher au nez.

Ravah Ighil
El Watan 22 10 2014


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