DzActiviste.info Publié le jeu 8 Nov 2012

Hacha les islamistes vraiment démocrates !

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Les exégètes de tout poil, c’est le cas de le dire, sont devenus l’alpha et l’oméga de la religiosité triomphante. Cette chose qui s’est arrogé Dieu en juteux fond de commerce. Une attitude qui consiste à s’attifer de toutes les apparences du dévot, qui nous fait croire qu’il a confié sa destinée à Dieu. Qui nous fait croire seulement. Puisque lui-même n’y croit pas une seule seconde. Ca se saurait sinon. Il a juste passé un contrat gagnant-gagnant, qui dispose que Dieu est un partenaire qui n’a rien à dire, et qui doit accepter de se faire vendre sous tous les emballages? Encore heureux !

Il y en a même qui vous disent que ce que Dieu avait à dire, il l’a dit. On va pas y passer la vie. Faut quand même être un minimum éveillé à la religion,  les gars. Dieu a fait son boulot, il a dit ce qu’il avait à dire, ce qu’il a dit est valable pour tout le temps, en tout lieu, en toute circonstance, on ne va pas pinailler sur ça, sinon ce serait comme du révisionnisme quelque part.
Donc, c’est plié, arrangé, on s’assoit dessus, et on n’en parle plus. On laisse parler les gens qui savent ce que Dieu veut, plus qu’il ne le sait lui-même. Et on écoute bien sagement. C’est bien connu, les enfants ne savent pas mieux que leurs parents ce qui leur est profitable. Et en l’occurrence, si quelqu’un n’a rien à dire dans toutes ces bondieuseries, ce n’est sûrement pas Dieu. Bien sûr, repensent ses tuteurs, Dieu est omniscient, mais puisqu’il a tout dit on vous dit, c’est qu’il n’y a plus rien à dire. Sinon, ca voudrait dire qu’il n’a pas tout dit, et ca mettrait de l’eau dans le gaz. Vous suivez ?
Ce contrat unilatéral, entre un Dieu qui a besoin de flics, de juges, de représentants de commerce et de grossistes, et même parfois de protecteurs, pour rester poli, était tellement porteur que ce fut la ruée. Ils sont venus de partout, des endroits les plus improbables. Ils voulaient tous leur place de VRP( Voyageur, Représentant, et Placier) en halakètes, et autres Haramètes. Beaucoup se sont fait un nom sur la place. Quand je dis la place, je pense Bourse, avec des actions, bonnes ou mauvaises, du capital, des stock-options, de la plus-value, et surtout de la spéculation, bien sûr. La spéculation, dans ces eaux là, c’est que du bénef. C’est comme les Hedges fund. Tu gagnes gros, et même quand tu perds, c’est pas toi qui perd. C’est mieux que du gagnant-gagnant.
Certains sont devenus des prodiges, des traders très en vue, qui vous vendraient les fables les plus improbables, capables de vous faire croire que les hémorroïdes se soignent par des rokias. Mais surtout capables de vous mettre une notation pire que celle de la Grèce. Une mention rédhibitoire, qui ferait un paria de votre petite personne. L’un d’eux a demandé la création d’une nouvelle discipline olympique. Celle de l’index le plus musclé, capable de percer les meilleurs réputations. D’autres, inspirés par les succès de Madame De Fontenay, envisagent de créer la Fondation de Miss Djelbab. C’est le brain storming je vous dis. L’euphorie publique et manifeste. Les idées fusent. C’est le Akhina way of Baraka.
Puis, en marchant, est venue s’ajouter, à cette grosse compagnie, à cette fructueuse activité entre Dieu et ses filiales, toute la panoplie du religieusement correct. Distribuée gracieusement à qui en veut, et administrée sous forme de gros suppo aux récalcitrants, avec larmes d’enfants regardant au ciel, cavaliers enfourchant de noirs coursiers, et anachid en chœur, pour faire passer la panacée.
Cette religiosite, sans é accent aigu, comme on dit sinusite, est l’épidémie de l’heure. Elle s’est installée au milieu du souk, et elle a ouvert les bras à qui voudra bien  lui baiser le front.  Quand je dis qu’elle a ouvert les bras, c’est parce que l’euphémisme permet la pudeur. Et quand je parle de front, c’est parce qu’on ne peut pas tout dévoiler.
Ce fut la foire, la joie en moins ! La récréation pour tous les cancres de la vie. D’obscurs bavards, surpris au milieu d’une partie de dominos, et qui au mieux, auraient été de zélés petits factotums du FLN, en d’autres temps, sous une autre mode, dans d’autres circonstances, ont envahi la scène publique. Ils ont été portés par une remontée d’égoûts. Et ils surnagent au dessus, avec d’autres choses. Ils sont là, qui grouillent partout, entre vos jambes, qui fusent du fond, portés par les gaz de digestion  qui forment leur essence. Ils sortent des papiers gras qui jonchent la rue, hyper présents, qui avancent en se tordant de l’abdomen,  la langue en mouvement, l’index armé d’une baïonnette, la bouche pleine de phrases toutes apprêtées pour une circonstance ou une autre, avec des histoires de prophètes encastrables dans n’importe quelle circonstance, des pommades odoriférantes au musc synthétique,  pour ceux qui se coulent à leurs pieds, ou des cardes hérissés pour quiconque les débusque sous leurs enchevêtrements de poils ou de plis savants.
Ils sont là ! Dressés sur leurs véhémences. Ils haranguent et vitupèrent, mielleux, presque liquéfiés. Inquiétant marais dans l’obscurité. Quand vous sentez la proximité de leur froidure d’âme, c’est que vous êtes pris. Ils se lovent autour de vos jambes, vous collent, vous font des caresses poisseuses, vous entrent par les pores, se saisissent de votre conscience effarouchée, qu’ils labourent laborieusement, où ils sèment des germes de chardon.


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