DzActiviste.info Publié le sam 26 Mai 2012

HADJOUT: LOCAUX COMMERCIAUX محلات تجارية مهملة في حجوط بتيبازة

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Sans commentaire la vidéo mise en ligne parle d’elle même, que dirions-nous des bénéficiaires de logements,…

Depuis que l’Algérie a commencé à construire des logements sociaux pour les «distribuer» (selon l’expression populaire) aux citoyens non aisés, nous entendons parler de ces imperfections, ces finitions qui laissent à désirer et ces manquements à toute déontologie envers ces citoyens qui se considèrent, à juste titre, de seconde zone. 

En effet, on se souvient des pièces minuscules, des portes en mauvais bois, des fenêtres qui ne ferment pas, des robinets inexistants, de la salle de bain que nous ne voyions que dans les films et aussi d’une isolation quasi-inexistante. Puis, petit à petit, l’exigence citoyenne a fini par être un tant soit peu prise en compte et les responsables concernés ont commencé à intégrer des ‘options’ dans le logement social, comme la faïence sur les murs de la cuisine ou des toilettes et salle de bain. Une recherche plus poussée dans la disposition des pièces, dans l’architecture, dans la peinture des murs, l’aération et même les diverses installations sont faites maintenant. Au cours des visites sur le terrain, les walis ou le ministre insistent beaucoup sur la finition des constructions, sur la qualité des matériaux utilisés et aussi sur la beauté des sites ainsi que les normes urbanistiques et architecturales. Mais il faut dire qu’en réalité très peu a été fait en ce sens et la plupart des entreprises détentrices de marchés de construction de logements sociaux essaient par tous les moyens de frauder sur la qualité des matériaux, sur la finition, sur le design et la réalisation en elle-même, pourvu que cela ne se voit pas. Un exemple probant a été donné par un bloc, le dernier à avoir été livré d’un total de 15 représentant la cité 200+100 à L’Arba et qui a vu sa réalisation passer par une péripétie que les lieux ne sont pas prêts d’oublier. En effet, la superstructure bétonnée a déjà été refaite à cause de la qualité du béton qui a été refusée par le CTC. Le projet en entier ayant connu un retard considérable, le contrat fut rompu avec l’entreprise chargée de la réalisation et la réalisation confiée à plusieurs autres entreprises, dont le bloc en question. La quasi-totalité des autres blocs ont été terminés presque dans les temps impartis, sauf le fameux bloc qui connut des retards considérables arrivant à plusieurs mois. Finalement, les bénéficiaires ayant été positionnés dans ce bloc reçurent leurs clefs et commencèrent à emménager. Mais les problèmes commencèrent à surgir aussitôt et des réclamations furent déposées auprès des services de l’OPGI. Dans certains logements, c’est la tuyauterie qui est mal branchée et des habitants ont été surpris de voir l’eau surgir des tuyaux réservés au … gaz ! Ils ont été obligés de remettre les choses à leurs places mais ils n’étaient pas au bout de leurs peines, contrairement à ce qu’ils pensaient. Sans parler des portes d’entrée qu’ils ont été obligés de changer car si fragiles qu’elles ne pouvaient leur garantir ne serait-ce qu’un semblant de sécurité, ils ont été vite submergés par les eaux usées qui suintaient d’abord des plafonds puis coulaient en flots importants et continus des tuyaux en PVC et même des plafonds, constituant même un danger car noyant les lampes. Le carrelage à l’intérieur des logements garde des traces repoussantes de saleté, car il n’a pas subi de ponçage-lustrage comme prévu dans le cahier des charges. Mais ce sont toujours les infiltrations d’eaux usées qui constituent une gêne pour les habitants, surtout que certains risquent de voir leurs plafonds tomber sur les occupants de la pièce ou de la salle de bain. Mais le plus dangereux reste les cheminées sensées évacuer les gaz brulés des poêles et autres appareils utilisant le gaz de ville et qui sont bouchées, parfois volontairement par les ouvriers car on a même retrouvé des blocs de béton à l’intérieur. Et ceci, sans citer la peinture très mal terminée, les portes qui ne ferment pas, les robinets qui fuitent de partout, et même les lampes qui sont de la qualité la plus médiocre qui puissent exister sur le marché. Ce n’est pas tout, car même dehors la finition laisse à désirer, que ce soit pour les montants des cages d’escaliers, les marches, la pente ou le décor, rien n’est fait selon les normes ou le cahier des charges. Ceci d’un coté, car, de l’autre, on se retrouve perplexe quand on visite les logements réalisés par des entreprises étrangères et qui sont vraiment différents question finition, réalisation ou matériaux utilisés. C’est une question qui taraude l’esprit de tous ceux qui ont eu à voir les deux revers : les logements construits par nos entreprises et ceux par des entreprises étrangères, et qui est: Pourquoi ? Malheureusement l’exemple que nous avons donné n’est pas le seul, ces mésaventures arrivent à presque tous ceux qui ont bénéficié de logements sociaux, de telle sorte que c’est entré dans les mœurs et que chacun prévoit un budget pour ‘la mise en forme’ du logement social dont il bénéficie. Jusqu’à quand allons-nous subir cette médiocrité ? 


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