DzActiviste.info Publié le lun 12 Août 2013

Hokm El Âsker Dans les Pays Arabes. L’Algérie un Maillon Dans la Chaîne Depuis l’Indépendance

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Mohamed Ibn Khaldoun

1000591_10151770600243771_842535395_nLes peuples de la terre, sont unanimes, ils rejettent tous le régime gouverné par les militaires. Les militaires sont anti démocratique, inapte à gouverner quant ils sortent de leur caserne et s’adonnent à la politique. Tous les pays arabes ayant vécu le ‘’printemps arabe’’ étaient gouvernés par les militaires.

El Âsker, ont prouvé la faillite quant ils prennent le pouvoir par la force. Les Algériens ont subit les conséquences depuis 1962. Quant les politiciens du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne ont étaient chassé par des hommes armés venus du maquis provoquant la première partie de la guerre civile en Algérie indépendante. Je me rappel comme si c’était hier. Dés l’annonce de l’indépendance des clans armés inter wilaya ont choisi le dialogue des armes. Je crois que le nombre des tués durant la crise de 1962 par balle sœur est plus supérieur au nombre des tués par le colonialisme durant les sept années et demi de combat. Alors la Wilaya 5 de Boumediene contre la Wilaya 4, la deux, la trois, la zone autonome d’Alger, les fidayins des villes, les traitres les engagés dans l’armée française les harkis restés en Algérie et les appelés, tous devenus après le 19 mars 62 des Combattants de la Liberté….

Les coups d’Etat n’ont jamais disparus de la scène politique de l’Algérie : 1959, 1962, 1965, 1992. Cependant celui de 1962 entrepris par l’Etat-major général de l’ALN demeurent le plus catastrophique pour le pays. Il a détourné le cours de la Révolution et engendré un système totalitaire qui a conduit l’Algérie à la position actuelle Si les conseils des six Wilayas ont effectivement joué un rôle, en apparence, de premier plan, ils n’ont, en fait, été que les instruments d’une partie de roulette russe à laquelle se livraient, pour le pouvoir évidemment, l’état-major général (EMG), autrement désigné par le nom générique « Armée des frontières », et des hommes forts de la direction de la guerre de Libération, entre autres ceux que la presse appelait « les trois B ». Le GPRA pas plus que le CNRA, instances dirigeantes, n’ont pas résisté au jeu des alliances. Ces deux institutions « légales » ayant été vidées de leur sens par la réunion de Tripoli de mai-juin 1962 et de leur contenu par le jeu des alliances et mésalliances auquel se sont livrés ses membres adoubés par cooptation. Les événements de cet été meurtrier peuvent, à juste titre, être considérés comme la « deuxième mort » du Congrès de La Soummam qui voulait prendre la précaution d’assurer « la primauté du politique sur le militaire » et « la primauté de l’intérieur sur l’extérieur ». Tout n’a pas commencé en 1962. Ce n’était qu’un acte, pas le dernier malheureusement, d’une tragédie dont l’auteur demeure le hasard des hommes et des événements.

3 jours après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, Benbella, accuse le GPRA ‘’d’agissements contre révolutionnaires’’ et demande une réunion urgente du CNRA, malgré les interventions qui tentaient de désamorcer le différend entre Benbella et le GPRA. Benbella campe sur sa position. C’était l’astuce pour balayer le GPRA de la scène politique et du nouveau pouvoir. Benbella visait de centraliser le pouvoir à son profit, alors qu’il se trouvait toujours à Oujda et ce n’est que le 12 juillet qu’il arriva à Oran accompagné de Ahmed Francis et Ahmed Boumendjel, des proches de Ferhat Abbas, avant de retourner à Tlemcen qui est devenu le quartier général du groupe d’Oujda. Alors que le jour d’avant, le 11 juillet, le conseil de la wilaya IV interdit à Benkhedda, Président du GPRA, d’organiser un meeting à Blida. Le 16 juillet, c’est au tour de Boumediene et des membres du CNRA de rejoindre Benbella, tandis que Ferhat Abbas, qui a été renversé de la tête du GPRA en août 1961, a opté la décision de rallier les partisans de Benbella, tout en désapprouvant le principe de parti unique retenu par le programme de Tripoli. Une réunion urgente a eu lieu à ex Al Asnam devenu Chlef entre les représentants des wilayas a qui a durée du 17 au 22 juillet 62, qui s’est terminée avec un échec total et a entrainée une confrontation armée entre les éléments de la wilaya 5 et ceux de la wilaya 4 dans la région de ex Charon qui s’est soldée avec beaucoup de perte humaine. Une crise qui a fait surgir le Président Egyptien Jamal Abdennasser , Sékou Touré, Modibo Keita et le roi Idriss 1er de la Libye d’intercéder entre les frères ennemis, le groupe d’Alger et celui de Tlemcen, mais sans résultat, la guerre du pouvoir était devenue aveugle et sourde. Ironie du sort, le 22 juillet 62, Ahmed Boumendjel est chargé par le groupe d’Oujda de la communication, il devient le porte parole et annonce que Benbella et ses alliés ont constitué un bureau politique, chargé de diriger le pays. Ce bureau est constitué de Benbella, Ait Ahmed, Boudiaf, le colonel Mohammedi Said, Rabah Bitat, Mohamed Kheider et Hadj Benalla, mais Boudiaf et Ait Ahmed ont émis un refus catégorique de faire partie. Les deux militants se retirent en Kabylie et décident de s’opposer à ce qui se tramait à Tlemcen avec Benbella dont ils l’accusent de dictateur. Un début de confrontation armée pour le pouvoir, le peuple stupéfait devant les assoiffés du pouvoir, sort dans la rue pour crier sa colère ‘’Sept années ça suffit’’. Une division au sein des frères d’armes est consommée durant ce premier mois de l’indépendance. Alors que la France suivait de près ce début de carnaval qui se déroulait dans son ancienne colonie, elle menace d’intervenir, d’abord pour garantir la situation des français restés en Algérie et surtout, comme il le précisait aujourd’hui Jean Pierre Chevènement, « une indépendance d’accord, mais où sont les hommes capable de la gérer ? » Pendant ce temps des affrontements armés sont enregistrés dans le pays. A Constantine, le commandant Berredjem de la wilaya II, prend la ville en otage, il y a eu plusieurs morts et blessés entre les frères d’arme. Le colonel Salah Boubnider et le politicien Lakhdar Bentobal sont arrêtés et mis en cellule, libéré 48 heures après Bentobal rejoint Alger, et se rallie au bureau politique crée à Tlemcen, pendant que Mohamed Boudiaf lance un appel pressant au peuple Algérien, lui demandant de sauver son indépendance, et faire face aux comploteurs auteurs du coup de force. Le lion du Djebel et ancien ministre de la guerre Krim Belkacem, rejoint Ait Ahmed et Boudiaf en Kabylie, mais les éléments de la wilaya IV, refusent de se joindre au groupe de la Kabylie. Mais le 29 juillet, les éléments de la wilaya IV rentrent en force à Alger et prennent son contrôle, tout en plaçant le commandant Azzedine, chef de la zone autonome d’Alger est placé en résidence surveillée et son adjoint Omar Oussedik est arrêté et emprisonné, ce qui poussa Kheider à se rendre en urgence à Paris pour demander l’appui de la fédération FLN de France, alors que Boussof et Bentobal sont reçus à Tunis. Le lendemain, du 30 juillet, Boudiaf est enlevé à M’sila.

Après tous ces différends et bras de fer entre différends clans, le 22 août, les partisans du ‘’Bureau Politique’’ sort dans la place d’Alger en scandant : ‘’ L’armée dans les casernes’’, une fusillade à La Casbah d’Alger est enregistrée. La Wilaya IV, qui entend faire valoir son autorité sur ce qu’elle considère comme son territoire, instaure la censure à la radio et les journaux, interdit les déclarations du BP et organise des manifestation à contre courant !!. Retours à l’accalmie, deux mois après la proclamation de l’indépendance, les hommes armés et les politiciens s’affrontaient toujours pour le pouvoir sans aucun respect du peuple qui a souffert le plus durant la Révolution. L’insécurité s’installe à la Casbah et dans toutes les villes d’Algérie. Les militaires Français en Algérie ont étaient mis en état d’alerte et d’intervenir, l’indépendance se trouvait à la croisée des chemins. L’UGTA appelle à la grève générale. Le chao total est constatée à travers tous le territoire libéré. Rabah Bitat et Mohamed Khieder poursuivis, ils se refugiaient à l’ambassade d’Egypte. Alors que Benbella emploi la force, il rejoint Oran et lance un appel aux troupes de l’EMG, l’armée des frontières, dont une partie se trouvait à Mostaganem, la première compagnie et le 3ème bataillon, d’intervenir et marcher sur Alger. Des combats d’une violence extrême ont eu lieu à ex Charon (Chlef), à Sour El Ghozlane, à Sidi Aissa et à Boghar, faisant des centaines de mort parmi les frères d’armes entre les deux wilayas la 5 et la 4. Sous la bâillonnâtes des futurs militaires, le 25 septembre : Ferhat Abbas est élu président de l’Assemblée nationale constituante par 155 voix contre 36 blancs ou nuls, proclame la naissance de la République algérienne démocratique et Populaire. Par 141 voix sur 189, Ben Bella est désigné pour former le premier gouvernement. L’Exécutif provisoire remet ses pouvoirs au président de l’Assemblée constituante. Le 28 septembre : Ben Bella présente son gouvernement à l’Assemblée. Il prend pour « programme provisoire » la Charte de Tripoli, dont il avait supervisé les travaux. Boudiaf crée le Parti de la révolution socialiste (PRS). Il relève l’illégitimité du BP de Ben Bella.

29 septembre : Ben Bella est investi par l’Assemblée constituante comme premier président du Conseil des ministres de l’Algérie indépendante.

8 octobre : L’Algérie devient le 109e Etat de l’Organisation des Nations unies et le 19 juin 1965, les militaires reprennent tous le pouvoirs entre leur main sous le titre du ‘’Conseil de la Révolution’’ présidé par le colonel Houari Boumediene. Depuis l’Algérie est dirigée militairement.


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