DzActiviste.info Publié le sam 17 Mar 2012

Hors-Serie: La crise politique en Algérie, Les origines

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 Les hommes du nationalisme algériens 1926 -1962.

Les hommes du nationalismeLes Algériens ne se sont jamais soumis à la domination de l’homme blanc d’Occident ni résignés à la négation de leurs êtres. Ils n’ont jamais capitulé devant un adversaire qui a tout essayé pour les exterminer, a l’image de ce qui a été fait aux indiens d’Amérique et aux aborigènes d’Australie, toujours par le même adversaire, et toute cette spoliation, cette rapine, ce génocide commis au nom de la civilisation et de « la charité chrétienne ». Quelle dérision !

De la résistance de l’Emir Abdelkader, d’Ahmed Bey, du soulèvement de Mokrani, aux sept années de combat de Libération Nationale jusqu’à la victoire définitive et la fuite du dernier colon, le chemin parcouru en 132 ans de luttes et de sacrifices, fut long et douloureux. L’Algérie, qui comptait neuf millions d’habitants  prospères sous la Régence Turque (W.Churchill), comptait toujours le même nombre d’habitants après un siècle et quart de colonisation, du fait des massacres lors des nombreux soulèvements. Uniquement durant le combat d’indépendance, elle perdit le un dixième de sa force vive, soit plus d’un million de martyrs tombés au champ d’honneur.

Dés la première Guerre Mondiale (1914-1918) qui a vu la participation des Algériens aux cotés des soldats français, l’élite algérienne prit conscience de son asservissement au contact de l’Occident. Malgré le sacrifice de 25 000 morts enterrés à Verdun, les Algériens continuèrent à être traités en sous-hommes et leurs droits de citoyenneté déniés.

Les hommes qui marquèrent le réveil du nationalisme algérien dès 1926 ont pour nom l’Emir Khaled, petit fils de l’Emir Abdelkader avec son journal El Iqdam, Messali Hadj, Ferhat Abbas et Abdelhamid Ben Badis.

Cinq tendances politiques émergèrent à cette époque : les nationalistes, les démocrates, les Oulémas, les républicains et les révolutionnaires. 

Les nationalistes : Messali Hadj 

La tendance radicaliser du père du nationalisme algérien, « le prophète barbu », Messali Hadj réclama l’indépendante de l’Algérie dés 1927. Ses militants se recrutèrent parmi la masse populaire et ouvrière émigrée en «métropole ». 

Ainsi naquit l’Etoile Nord-africaine pour ensuite devenir le Parti     Populaire Algérien (PPA) en 1937, vite interdit pour renaître sous une autre dénomination, le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD), après la seconde guerre mondiale.

 Les Oulémas : Abdelhamid Ben Badis

La tendance religieuse, avec l’Islam comme fer de lance, de l’association des Oulémas des Cheikhs Abdelhamid Ibn Badis et de Bachir El Ibrahimi, affirma son orientation :«Le peuple algérien est musulman et à la nation arabe il appartient ».

Abdelhamid Ben Badis lança son célèbre triptyque :« L’Algérie est ma patrie, l’Arabe ma langue, L’Islam ma religion »

Le mouvement des Oulémas axa son travail sur l’enracinement de la langue arabe et la lutte contre l’obscurantisme, le maraboutisme et les traditions païennes datant des Grecs et des Romains. Des médersas furent créées, permettant ainsi à une élite arabisante d’émerger par la suite.

Les démocrates : Ferhat Abbas

La tendance intégrationniste des francisés de la profession libérale, avec pour leader Ferhat Abbas, milita pour l’intégration et la citoyenneté française.

Ferhat Abbas rédigea le manifeste algérien dans lequel il réclama l’indépendance, il remit ce document aux alliés débarqué en 1943 en Algérie.

Dans son parti, l’U.D.M.A (Union Démocratique du Manifeste Algérien), Ferhat Abbas et ses amis, les élus de l’Assemblée Algérienne de l’époque, fut l’animateur zélé de cette tendance.

Dans son fameux article, il nia l’existence d’une nation algérienne. Il se rattrapa par la suite et rejoignit en 1956 avec ses amis le train de la révolution en marche. Les trois figures du nationalisme algérien, le populiste Messali Hadj, le religieux Cheikh Ben Badis et 1e moderniste Ferhat Abbas ont tenté de se fédérer en créant les Amis du Manifeste et de la Liberté, mais sans suite.

Les républicains : le parti communiste

Le pole d’une  république laïque francisante créa le parti communiste algérien (PCA) qui n’est en fait qu’une succursale du parti communiste français sans aucune influence sur le peuple algérien mais très entreprenant en raison, de la formation de ses militants et de son organisation dans l’Internationale Communiste.  

 Les révolutionnaires : Le FLN

Les quatre partis politiques précités -MTLD, UDMA, Oulémas, PCA – n’étaient pas prêts à l’action directe, de lutte armée.

Le MTLD et son Zaim, le charismatique Messali Hadj, ne faisait que palabrer et ne définissait aucune stratégie pour accéder à l’indépendance de l’Algérie qu’il réclamait depuis trente ans, c’est-à-dire depuis 1927.

Entre temps, les Algériens mobilisés dans l’armée française durant les deux guerres mondiales  14-18 et 39-45 ainsi que durant la guerre du VietNam, prirent conscience de leur statut de colonisé. Leur volonté de secouer le joug du colonialisme s’affirma et s’enracina  farouchement dans le subconscient des Algériens.

 Le 8 mai 1945 

Le sacrifice des Tirailleurs algériens qui se sont illustrés une deuxième fois sur tous les fronts de la Guerre Mondiale 1939-1945, au point d’être surnommer les ogres des champs de bataille, durant, lesquelles bataille, brilla le sous lieutenant Ahmed Ben Bella à coté du marocain Oufkir lequel perdit un œil dans l’assaut final du Mont de Cassino, qui était farouchement défendus par les Allemands.

 La victoire des alliées sur les nazis, fit émerger le droit des peuples a se gouverné par eux même, et pour les peuples asservis, l’espoir de libertés. Mais les colons d’Algérie ne le voyer pas comme cela. Et le 8 mai 1945 sonna la rupture définitive d’entre les colons et les colonisées.

Les Algériens, alors qu’ils fêtaient à leur manière la fin de la guerre et réclamaient en même temps la reconnaissance de leur rôle dans l’octroi de l’indépendance à l’Algérie, l’armée coloniale et les forces répressives à l’image des SS nazis participèrent à la curée en fusillant à bout portant femmes, vieillards et enfants comme l’ont montré les images intolérables des actualités françaises de l’époque. Les colons ne lésinèrent pas sur le nombre de personnes abattues froidement sans état d’âme. Peu importe le nombre de morts (45000 assassinés), la mort d’un seul algérien ce jour là, est une mort de trop que le peuple algérien n’effacera jamais de sa mémoire. Kherrata, Guelma, Sétif furent les théâtres de ces massacres comme au temps du début de la colonisation.

Dix sept années après ce forfait, les Pieds Noirs pleurèrent leur éden perdu, Bâb el Oued et leurs merguez.

A la suite du massacre du 8 mai 1945, le peuple comprit qu’il ne pouvait plus rien attendre de la France, et des ultras de l’Algérie française, et que seule la lutte armée était en mesure de lui restituer sa dignité et sa liberté.

Le 15 février 1947, les militants les plus convaincus par l’idée de la nécessité de la lutte armée pour la libération de la patrie, décidèrent de l’action clandestine et mirent sur pied une organisation secrète (O.S). Hélas, elle fut vite découverte et ses membres chasés et emprisonnés, ce qui retarda le lancement de la lutte armée. Il faut attendre mars 1954 pour voir naître, sur les débris de l’O.S, le Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action (CRUA).

Entre-temps, une crise dite « berbériste » éclata entre les révolutionnaires et depuis ne cessa d’envenimer les relations entre les dirigeants de la lutte algérienne, Ahmed Ben Bella, «l’Arabe» et Ait Ahmed  «le Berbère». C’est l’arabophone contre le berbérophone, alors que tous les deux sont des Algériens l’un parlant l’arabe et l’autre sa langue maternelle, tous deux issus du même peuple. La crise actuelle que vit la Kabylie n’est que la continuation de celle de mars 1949.

Le M.T.L.D éclata entre deux groupes rivaux, le pro-messalistes et l’anti-messalistes dénommés « Centralistes ». Liamine Debaghine qui assura, durant l’emprisonnement de Messali Hadj, un certain temps la direction du MTLD fut la première victime des réglemente de compte et exclu du parti en 1949. Boudiaf et Ben Boulaid, passèrent alors à l’action et créèrent le CRUA en alliant centralistes et rescapés de l’O.S volontaires pour la lutte armée.

A la veille du déclenchement de l’insurrection qui va embraser le terre d’Algérie, ni les Oulémas des religieux, ni l’UDMA des Démocrates légalistes qui faisaient encore confiance à la métropole pour qu’elle leur octroie l’indépendance, ni Messali Hadj et son parti le MTLD, qui deviendra par la suite le MNA ennemi du futur FLN, ni le parti communiste algérien, n’étaient prêts pour l’action directe.

Celui qui était prêt a la lutte armée, c’est le peuple algérien dans sa majorité qui n’attendait que l’occasion de se soulever. Mais pour ce faire, devant une classe politique divisée (et qui le restera a ce jour), sans guide, sans armée, sans organisation, il ne rester que l’Islam comme levier de soulèvement. Le signal de l’insurrection fut donné, par une poignée d’hommes décides a arracher l’indépendance, par le sacrifice suprême de la vie humaine. Seul alternative qui rester, à un peuple uni autour de deux objectifs, « l’indépendance et l’islam », faire du combat politique de libération, un Djihad religieux, et au nom d’ « Allah Akbar »  prendre les armes pour engager la lutte de libération nationale  et chasser l’occupant de son pays l’Algérie.

Le déclenchement des actions armer, fut donné par une poignée d’hommes, irréductibles, décides, à mourir pour l’indépendance de la patrie. A leurs têtes, neuf hommes : Ahmed Ben Bella, Ait Ahmed, Mohamed Khider, Krim Belkacem, Most’fa Ben Boulaid, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi, Mohamed Khider et Rabah Bitat. Ils  furent à l’origine de la déclaration du Front de libération Natio- nale (FLN) et de l’Armée de Libération Nationale (ALN). Cette Déclaration définit les objectifs à atteindre. Et le 1er Novembre 1954, à 0 heures, les premières opérations furent lancées à travers tout le territoire national. Le peuple comprit le signal et s’engagea à son tour dans la lutte, cette lutte qui prit l’effet d’une révolution.

En emprisonnant cinq des chefs de la Révolution Algérienne, Ben bella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf  et Lacheraf et en on tuant trois autres à savoir Ben Boulaid, Didouche Mourad et Larbi Ben M’hidi, la France pensait avoir décapité l’organisation FLN/ALN. Ce qu’elle semblait oublier, c’était que l’ALN est une armée de « sans culotte » dont les chefs ont combattus sur tout les front de 14-18, 39-45 et la dernière guerre coloniale française du Vietnam.

Si Dien Bien Phu a sonné le glas du colonialisme, l’Algérie fut son tombeau.

La Révolution Algérienne n’a eu qu’un seul héros : le peuple. Tous ses chefs, les plus prestigieux sont tombé au combat, assassinés, dans les geôles françaises ou tués par leurs frères de combat. Les rescapés ne durent avoir la vie sauve que parce qu’il se trouvaient aux frontières ou dans les geôles françaises tels les cinq chef historiques.

Krim Belkacem « cœur de Lion » déjà au maquis avant 1954, s’il fut le négociateur d’Evian, ne put être le guide de la révolution.

Boudiaf rappelé au pouvoir en 1992 aurait put être le « De Gaulle algérien » mais lui, il n’a pas ses la chance d’échapper à ses bourreaux.

La déclaration du 1er novembre 1954

L’appel du 1er novembre 1954 au peuple algérien s’adressait à tous les patriotes de toutes les couches sociales, à tous les partis et mouvement avec pour but « l’indépendance et la restauration de l’Etat Algérien Démocratique et Social, dans le cadre des principes Islamiques et dans le respect de toutes les libertés, sans distinction de race ni de religions ni de confessions. »

Dans le nouvel Etat algérien qui naîtra des ruines du colonialisme peuvent vivre cote à cote musulmans, chrétiens, juifs, laïcs et Pieds Noirs. Le nouvel état sera une République Démocratique, Sociale, Libérale, de Droit, mais c’était sans compter sur les communistes qui introduisirent le virus communiste d’une idéologie étrangére aux mœurs du peuple algérien lors de l’élaboration de la plate forme de la Soummam et qui en firent « une Démocratie Populaire » à l’image des répliques socialistes du bloc de l’Est.

La plate Forme de la Soummam 1957

Elle dota la révolution algérienne sur le plan organisationnel d’instances dirigeantes :

  • Le FLN comme représentant de la nation algérienne.
  • Le CNRA comme parlement.
  • Le CCE comme exécutif.
  • L’ALN le bras armé.
  • La wilaya unité d’action.

Par la suite un gouvernement provisoire (G.P.RA) fut crée pour donner plus d’envergure a la Révolution algérienne au plan international et à l’ONU. Ferhat Abbas fut le premier président de l’Algérie combattante (19 septembre 1958).

L’orientation de la doctrine de la révolution algérienne prit une autre tournure avec l’élaboration de la Plate Forme de la Soummam qui fut rédigée par des communistes.

Il n’est plus fait référence à l’islam et dans le plus pur style communiste, il est question de socialisme, de prédominance des hommes de l’intérieur sur ceux de l’extérieur et du militant politique sur le militaire.

Leurs intentions étaient claires. Elles visaient uniquement à éliminer les chefs historiques qui se trouvaient en mission à l’extérieur depuis le début du déclenchement de la révolution armée et faire du maquisard un simple soldat au service des idéologues incarnés par Abane Ramdane la nouvelle tète pensante qui s’est affirmée lors de ce congrès. Ses pairs de l’extérieur ne l’entendant pas de cette façon, l’éliminèrent à Kenitra, au Maroc, le 27 décembre 1957.

La lutte pour le pouvoir

L’assassinat de Abane Ramdane, rigoureux patriote, qui quelque soit ses erreurs et ses défauts, ne méritait pas d’être frapper dans le dos par ces frères d’armes. Son assassinat, inaugure l’ère du règlement de compte et des liquidations politiques qui aller devenir monnaie courant des années à venir.

Combien de militants; furent éliminés du simple fait qu’ils soient instruits. Parmi le peuple, les militants avisées, pensait qu’ils y avait des futurs cadres de la nation, qui se trouver en formation à l’étranger, chez les pays amis, afin de se préparer à assurer la relève de la France, lorsque viendra I’indépendance du pays. Mais hélas la seule de relève  dans l’ALN c’est les anciens officiers déserteur de l’armée française qui ont rallier l’ALN, et les seul cadres, c’est les anciens fonctionnaire de l’adminis-tration coloniale. Quant aux bons éléments, des authentiques patriotes, ils furent éliminer pas les services spéciaux français, qui utilisèrent tout les stratagèmes pour arriver à cette fin. A travers ses ramifications le S.D.E.C.E, monta des opérations plus pernicieuse les unes que les autres, dont le plus crapuleux exemple et sans contexte celui de l’opération dite de la  » Bleuite « . Lancée par les spécialistes de la guerre psychologique, le piége consister a faire douter, jusqu’à soupçonnés ces cadres « d’intelligence avec l’ennemi », la suite est connus, ces hommes de valeurs furent, en grand nombre, assassinés par les leurs. Hélas ce fut là d’immenses tragédies.  

La lutte pour le pouvoir fait rage chez les politiciens alors que le peuple combat et leur fait confiance.

Ferhat Abbas de l’UDMA est destitué de son poste de président du GPRA le 27 août 1961 et remplacé par Ben Youcef Ben Khedda, un centraliste. Ce dernier pour sa première action politique, alors que le cessez le feu venait d’être signé en mars 1962, s’empressa de limoger le jeune colonel Houari Boumediene, l’artisan de la mise sur pied d’une armée moderne à Oujda et à Ghardimaou de son poste de chef d’Etat Major de l’armée des frontières et de l’ALN.

Le limogeage de Ferhat Abbas et de Houari Boumediene par le clan des Centralistes sonna le glas des instances de la révolution.

La réunion de Tripoli du 4 juin 1962 qui regroupa tous les dirigeants des instances de la révolution -chefs historiques, CNRA, CCE, GPRA, EM, Wilaya- pour élire un Bureau Politique avec pour mission la prise en charge des destinées de l’Algérie à la veille de son indépendance consacra définitivement leur division.

Confirmant la règle d’Ibn Khaldoun à propos des arabes, à  Tripoli les Algériens « s’entendirent pour ne plus s’entendre ». C’est la fin de l’union sacrée et du consensus national prévalant durant le combat de libération national. 

Une fois libres les Algériens revinrent à leurs vieux démons : la lutte des clans et la division. Quelle aura été l’avenir de l’Algérie si les dirigeants de la révolution étaient rentrés unis dans Alger libéré le 5 juillet 1962. 

Confiant dans ses instances et en ses chefs, mobilisé comme du temps de la guerre le peuple algérien aurait continué à créer des miracles, c’est plus que certains.

Les accords d’Evian : 19 mars 1962 

De Gaulle, se rendant Compte de l’enlisement de son pays, la France, devenu « le pays malade de l’Europe » dans une guerre qui ne voulez pas dire son nom, et comprenant que  « les Algériens et les Français sont comme l’eau et l’huile et qu’ils ne sont ni assimilables ni intégrable au risque de voir son village natal Colombey les deux églises, devenir « Colombey les deux mosquées », préféra négocier avec «les braves» à Evian.

C’est Krim Belkacem, l’homme libre du Djurjura, qui aura l’honneur et l’immense privilège de conduire la délégation algérienne aux accords d’Evian, et d’en parapher le document final.

Le CNRA ratifia en 1962 les accords d’Evian qui reconnaissent à l’Algérie l’indépendance politique, économique, et militaire sur la totalité de son territoire y compris le Sahara et son pétrole et gaz.

Ces accords, du premier article jusqu’au dernier, défendaient les intérêts de la France et des Pieds Noirs en Algérie. Malheureusement, ou heureusement, ces derniers, devant la menace de l’OAS (Organisation Armée Secrète) et les exactions dos activistes racistes et xénophobes, prêtèrent prendre la valise et rentrer en Métropole.

Le 19 mars, le Cessez le feu est proclamé en Algérie et tous les prisonniers sont libérés.

Le 5 juillet 1962, la France remet ses pouvoirs à l’Exécutif Provisoire installé au Rocher Noir présidé par Abderahmane Farés, lesquels pouvoirs auraient dus être remis au Président du G.P.R.A, Ben Youcef Ben Khedda s’il n’avait pas décidé de « rentrer chez lui à Blida » après l’échée de la dernière réunion de Tripoli.

Là c’est une nouvelle histoire qui commence.

L’Algérie algérienne : un demi « siècle » 50 ans de crise politique :

19 mars 1962- 5 juillet 1962 : Période du cessez le feu

Ce fut le tournant de l’histoire d’Algérie. 119 « longues journées qui ont fait que l’Algérie ne sera ni l’Australie, ni la Nouvelle Zélande, ni l’Afrique du Sud, ni même la Tunisie ou le Maroc.

Ces 119 jours virent le déménagement de la France d’Algérie. Tout ce qui rappelle la présence française et qui est transportable a été embarqué sur des cargos en partance vers la Métropole: canons, chars, blindes, camions, jeeps, archives, stèles, statues, fontaines, matériel agricole, troupeaux….

Les colons préfèrent la valise au cercueil selon, l’ancien slogan reprit par l’OAS, et les Accords d’Evian, avec le départ massifs des colons se retrouvaient vidés de leur substance et sans objet

L’OAS des activistes mènes par le «quarteron » de généraux fêlons (Massu, Salan, Jouhaux, Bigeard) et les escadrons de la « main rouge » de triste renom, pratiqua la politique de la terre brûlée : usines, villa, immeuble, et appartements sont plastiqués. La bibliothèque de l’université d’Alger est incendiée. Des étudiants, des cadres sont abattus. Mouloud Feraoun 1’écrivain est assassiné.

Les écoles sont fermées. Les dockers du port sont assassinés dans des explosions de plastique, d’obus de mortiers et de bazookas. L’Oranie, une région « pacifiée » a vécu le martyre. Les autres régions comme le Constantinois, ou le Sud algérien furent épargnés de cette terrible furie, ce nihilisme sans bornes, cette folie meurtrière, ce désespoir sans fond dus à la haine du  « Bicot » et de l’Arabe.

Les Pieds Noirs pleurèrent leur Fatmas, leurs Ya Ouleds leurs cireurs, leurs vergers, leurs villas, leurs fermes, leurs plages et leur Algérie « française », « pays de rêves, de lumière et d’enchantement » selon la chanson apprise sur les bancs de l’école communale.

Le chanteur Enrico Macias, l’enfant de Constantine, immortalisa la perte de l’Algérie dans sa chanson, ô combien nostalgique, de « ma maison, ma maison ». Adieu l’Algérie française, monsieur, et vive l’Algérie algérienne pour le meilleur et pour le pire.

 L’été 1962 : période de transition

L’Algérie accède à l’indépendance dans l’indivision de ses politiciens comme toujours, mais dans limité de son peuple en liesse et de son territoire y compris son Sahara.

Le colonel Houari Boumediene, de son vrai nom « Boukherrouba Mohamed », l’ascète, au visage émacié, au regard perçant, pénétra en conquérant à Alger, à la tête de la seule force organisée, disciplinée, politisée, l’armée des frontières, qu’il a su mettre sur pied, avec l’apport d’officiers de métier déserteurs de l’armée française, qui ont fait leur preuve dans l’ALN.

Alors que les hommes de l’Etat Major général (E.M.G) et des seigneurs de la guerre des Wilayets s’entretuent dans une lutte fratricide pour le pouvoir, le peuple lui, uni dans la joie et la dignité retrouvée, retrousse les manches et s’empare des «biens vacants», usines et fermes, tandis que les bureaux et services, sont pris en charge par des sans grades: employés, enseignants, infirmiers, simples agents ou portiers, il se produit ce que personne n’avait crut possible, les indigénes avait relever le défit. C’est le miracle, l’Algérie fonctionne malgré le départ des européens. Les colons qui prédisaient le chaos et la paralysie du pays, n’avaient pas prévus cela Télévision, radio, administration, usines, domaines agricoles, rails, services, écoles, tout a continué à fonctionner comme par le passé. Le peuple avec son génie a pris la destinée du pays en main.

Malheureusement, les « marsiens », les arrivistes, les bureaucrates, les gauchisants ne l’entendirent pas de cette oreille. Pour eux prendre la place du colon et s’incruster dans ses pantoufles est la meilleure manière d’assurer leur avenir et celui de leurs enfants.

  • Les casernes évacués par les quarante cinq mille soldats de la force locale mise sur pieds durant le cessez le feu furent occupées par l’armée du colonel Boumediene.
  • Le GPRA démissionna et son président Benkhedda préféra rentrer dans à Blida, sa ville natale, pour selon ses dires, éviter au pays, un bain de sang, et ce alors qu’il ne représentait que lui-même et qu’il était la cause du déclenchement des hostilités en ayant destitué Houari Boumediene du poste de chef  de l’Etat Major.
  • La Wilaya II du Constantinois qui s’est opposée aux forces
    du colonel Boumediene vit ses militants pourchassés, emprisonnés et certains d’entre eux tués.
  • Le CNRA a volé en éclat et sa composante disparate ne représentant qu’elle-même ne fut d’aucune autorité pour le pays. Pendant ce temps, le peuple algérien panse ses plaies béantes et les hommes de bonne volonté travaillaient dans l’anonymat à réparer les dégâts de sept cruelles années de guerre :
  • Plus d’un million de martyrs laissant des veuves avec 400 000 orphelins, « les enfants de Chouhadas », 600 000 frontaliers réfugiés au Maroc et en Tunisie, fuyant leurs terres minées, leurs récoltes brûlées, leurs villages bombardés, rasés, leurs forêts incendiées au Napalm, ayant tout perdu, ils sont ruinés.
  • Deux millions de personnes déplacées pour mettre en échec la formule chinoises qui dit que le « maquisard est comme un poisson dans l’eau » parmi la population. Et l’occupant croyant en venir à bout décida de vider la campagne et les zones montagneuses de leur population. Ils furent internés dans des centres de regroupement pour ne pas dire de concentration tel le fameux centre de Djorf.
  • La violence et le pillage, qui ont sévit durant le temps du cessez le feux, avait presque totalement disparut durant cet été de l’indépendance, où il n’y avait alors aucun pouvoir officiel, et malgré ce vide, le pays n’a pas sombré dans l’anarchie. Il y eut bien sur l’occupation des appartements et villas en vacance. Des règlements de compte, et ou des vengeance, initier par des bandes de criminelles libérer des prisons, après la libération des détenus politique. Et de fait il y a de bonne raison de croire qu’en général, l’ordre fut maintenue au mieux que faire se peut, et ce, sur tout le territoire national, grâce à la vigilance et à la mobilisation du peuple algérien qui regardait la mort dans l’âme, les membres de l’ALN, frères de combat, s’entre-déchirer, pour ne pas dire s’entretuer. Chez le peuple quelque chose se brisa. Et c’est le début de la crise de confiance.

A partir de la crise qui secoua le pays durant l’été 1962, le peuple ne croira plus dans les dirigeants à venir. Il regarda venir et laissa faire, sans parti pris avec aucun clan.

L’ordre (Enidham) du FLN dans les villes et de l’ALN dans les campagnes qui maintenait d’une main de fer le peuple algérien et lui faisait appliquer leurs mots d’ordre à la lettre a disparu à jamais dans la tempête qui opposa l’armée des frontières aux troupes de la wilaya V. Plus rien ne sera comme avant. Une formidable force qui pouvait soulever des montagnes, si elle était restée unie tel qu’elle l’était durant la période de la lutte de libération, venait d’être hypothéquer par l’incurie d’ambitieux politiciens qui ne pensaient qu’à leurs intérêts mesquins.

Il est vrai, qu’à part quelques noms valables, la plupart des chefs connus de la Révolution sont morts au combat ou se sont retirés de la scène politique. El ne restait plus que des inconnus et de nouveaux venus.

Boumediene et son équipe, personne n’en savait rien, le peuple ne connaît pas leur nom. Et non n’a pas entendus parler. Quant à Ben Boulaid, Zighout Youssef, Didouche Mourad, Amirouche, Si El Haoues et bien d’autres héros,  oui ceux là le peuple en a entendu parler un peux partout dans toutes les régions du pays, ou le peuples durant les veilles, se raconter leurs combats. Mais cette faune de nouveaux venus, qui s’agiter autour d’un pouvoir sans maîtres, abandonné par les hommes du CNRA, du CEE, du FLN, de l’ALN, du GPRA, de l’Exécutif provisoire, de la Force Locale, de l’UGTA, de l’UGEMA. Tous ces organismes se sont évaporés dans la nature. Ne restaient plus que deux forces, le peuple et L’armée des frontières du jeune colonel Boumediene malheureusement inconnu du peuple.

Un nom émergea de ce vide, Ahmed Ben Bella, des cinq kidnappés de l’avion royal marocain par la France, c’était  le plus médiatisé par la presse française.

Ahmed Ben Bella, le héros du fameux Mont de Cassino, et de la célèbre attaque de la banque d’Oran, pour financer le  » Nidham  » Ben Bella l’ami de Djamel Abdel Nasser, fut coopté par Boumediene l’homme fort au pouvoir réel à prendre en mains la destinée de l’Algérie.

 20 Septembre 1562, 19 juin 1965: Le pouvoir personnel de Ahmed Ben Bella

Le règne de Ben Bella fut marqué par :

  • la suspension de la constitution trois semaines seulement après son approbation par le peuple.
  • l’octroi de pleins pouvoirs le 30 octobre 1963 sous prétexte
    de la guerre des sables avec le roi du Maroc et de l’agitation de la Haute Kabylie.
  • Le lancement du Fond de Solidarité Nationale « sandouk tadamoune » qui vit les femmes offrir, en masse, leurs bijoux d’or et d’argent et que par la suite plus personne n’en a plus entendu parler.
  • La rébellion du colonel Chaabani, de son vrai nom Chabane Mohamed, chef de la wilaya du Sud, qui fut exécuté sans procès. 
  • l’exil de Boudiaf au Maroc.
  • La montée au maquis de Ait Ahmed, son arrestation et son  évasion de la prison d’ El Harrach où il était détenu.
  • L’assassinat de Mohamed Khemisti, jeune ministre des affaires étrangère.
  • La visite de Djamel Abdel Nasser en Algérie.
  • La préparation de la Conférence des Pays non Alignés qui verrait l’arrivée des grands ténors du tiers monde  tel Tito, Nehru, Nasser, Sukarno, Castro, avec la construction  de l’hôtel Aurassi, et le Club des Pins.
  • la tenue du Festival Mondial de la Jeunesse Progressiste. 
  • Sur le plan économique, il nationalisa un million d’hectares restés aux mains des colons.

Ben Bella, c’est aussi le gauchisme avec  » l’autogestion « , les nationalisations des « biens mal acquis », des cinémas, la création de magasins pilotes et les formules à l’emporte pièce, qui resteront gravées dans la mémoire des gens : « La graisse des nantis sera fondue dans le hammam révolutionnaire » ou de l’arabisant «nous sommes arabes, arabes, arabes »

Ben Bella au grand coeur, c’est l’opération prise en charge des « petits cireurs » dans des centres d’enfants. Qu’il mit dans les centres avec les enfants de Chouhadas.

L’époque de Ben Bella fut marquée par un intégrisme naissant avec 1a loi interdisant la vente de l’alcool aux « Algériens musulmans », la bastonnade des non jeûneurs durant le Ramadhan mais aussi le licenciement des Hazzabas, (célibataires) et les imams qui devaient récitaient les soixante sourates du Coran de mémoire dans des Mosquées telle celle de Constantine, El Katania, sous le prétexte qu’ils étaient rémunérés par le ministère de l’intérieur de la période coloniale.

Ben Bella, le romantique révolutionnaire qui, après avoir rencontré Kennedy, président des USA, la main encore chaude de son contact, est allé le lendemain embrassé Fidel Castro, le révolutionnaire cubain, bête noire des américains.

Ben Bella qui occupait déjà quatre ministères, en s’en prenant à l’équipe de Boumediene ministre de la défense chef d’Etat Major et à ses proches collaborateurs tels Medeghri, le ministre de l’intérieur qui démissionna de son  poste et surtout Abdelaziz Bouteflika ministre des affaires étrangères, déclencha le processus de son éviction du pouvoir par le clan qui l’a intronisé, le clan d’Oujda.

Boumediene se sachant la prochaine victime du « pouvoir personnel » de Ahmed Ben Bella, prit les devants et le renversa un certain 19 mars 1965, alors qu’il était a Oran cotant le ballon pour donner le lancement d’un match de football.

Ben Bella est parti comme il est venu, sans que le peuple se sente concerné, ni par ce qui lui est arriver, ni par ce qui vas lui arriver. Une page de l’histoire de l’Algérie vient d’être tournée. Ahmed Ben Bella  restera emprisonné jusqu’à l’arrivée de Chadli Benedetti en 1979.

1965-1978 : L’ère de Boumediene et de son Odjak, le CNRA.

Le véritable chef de l’Etat c’est le colonel Boumediene patron de 1’ANP (Armée Nationale Populaire) l’héritière de l’ALN. Boumediene, c’est un autre style de gouvernance. II s’appuya sur une équipe de militaires, le noyau central du pouvoir, une sorte d’Odjak et à la périphérie un exécutif de technocrates de grandes compétences, faisant que le peuple avait affaire à une administration bureaucratique du même genre que celle du  maghzen turc de la Régence d’Alger.

FLN, UGTA, organisations de masse, UNPA, UNFA, ONM, SMA, APC. APW. Tous et toutes servaient de paravents entre le pouvoir réel exercé par le CNRA le conseil national de la révolution algérienne, composé de vingt membres dans Leur grande majorité des colonels de l’ANP. Au terme de junte militaire pour qualifier le régime de Boumédîenne qui fait penser aux dictatures fascistes des pays d’Amérique latine, il lui a été préféré le qualificatif d’Odjak de l’époque Ottomane.

Boumediene en bon patriote nationaliste, travailla dans l’intérêt de l’Etat algérien et du peuple en bon père de famille selon ses convictions. Mais il se trompa de doctrine. En bon révolutionnaire, baignant dans le milieu gauchisant de son entourage, il ne pouvait être que « Socialiste » épousant ainsi l’idéologie dominante du Bloc de I’Est

Si tout ce qui a été réalisé sous le régime de Boumediene a été fait au nom de l’Islam, dans un état de droit et d’économie libérale et non selon une idéologie marxiste léniniste Étrangère du pays, l’Algérie aurait fait le gain d’une tragédie décennie sans nom

Sous Boumediene, c’est la lutte des classes qui fût instaurée, divisant le peuple en ouvriers, paysans, chômeurs, intellectuel opposés aux commerçants, fonctions libérales, bourgeois, terriens et industriels.

C’est ainsi qu’il fut procédé aux nationalisations de tous les intérêts étrangers à partir de 1975. Et les nationaux telle l’huilerie Tamzali, Tabacs Bentchicou, Chabane électronique .., furent touches par l’étatisation de l’économie.

Sur le plan politique, Boumediene eut sa charte, sa constitution, son élection présidentielle en tant que candidat unique, son Congrès des Pays Non Alignés et son Festival Panafricain.

En matière économique, il lança la révolution agraire en lui fixant des limites, et la nationalisation de la propriété privée agricole et la révolution industrielle de « l’industrie industrialisante » avec des usines « clés en mains » et « produit en mains ». C’est ainsi que furent édifiés 2400 unités au total.

Il y eu aussi l’édification des universités de Constantine et de Bab Ezouar et le complexe omnisport

Dans le cadre de la mobilisation des jeunes du service national, il entreprît la réalisation de trois grands projets d’intérêt national :

  • -La transsaharienne, route de l’Unité Africaine.
  • -Le Barrage Vert, long de 1200km aux piémonts sud de l’Atlas Tellien.
  • -Les mille villages agraires au profit des attributaires des CAPRA.

Au cours du régime de Boumediene, deux chefs  historiques furent assassinés à l’étranger, Krim Belkacem à Frankfort fin 1970 et Mohamed Khider à Madrid en 1969. Il  y eut deux  » suicides « , celui du ministre de l’intérieur Mohamed Medeghri et du colonel Saïd Abid après le putsch raté de 1957 du colonel Tahar Zbiri. Ce dernier fut arrêté et emprisonné. Quant aux colonel Chabou, Ferhat Abbas, Youssef Benkhedda, et Hocine Lahouel, ils  furent bannis après leur «appel au peuple algérien » le 9 mars 1979 dans lequel ils s’élevèrent contre le pouvoir personnel et l’absence de libertés démocratiques.

Ben Bella demeura emprisonné. Avec leur parti respectif, Ait Ahmed  le FFS et Boudiaf le PRS, ils rentreront dans l’opposition. Quant aux communistes ils adhérèrent au pouvoir de Boumediene et orientèrent sa politique économique à leur guise en en faisant une économie d’Etat.

L’islamisme, avec l’arriver de 40000 enseignants égyptiens sympathisants des Frères Musulmans, fit son apparition avec le port des kamis et barbe pour les hommes et le hidjeb pour les femmes.

Au plan international, Alger devint la « Mecque » de tous les mouvements; de libération et Boumediene,  le champion d’un « Nouvel Ordre Economique Mondial » an profit du tiers monde.

L’Algérie participa aux guerres israélo – arabe: celles des Six Jours et du Kippour qui verra l’armée Égyptienne de Chazli prendre la ligne de Bar lev, réputée imprenable, dressée le long du cana de Suez.

Les relations avec le Maroc seront envenimées par l’occupation marocaine avec sa Marche Verte du Sahara Occidental (Rio de Oro) ce qui empêcha, jusqu’à ce jour, la concrétisation de l’UMA (Union du Maghreb Arabe) rêve de tous les Maghrébins.

Le jour où il commença à parler de voleurs et penser régler le compte de son Odjak-CNRA lors du congrès du FLN en cours de préparation, il fut foudroyé d’une maladie inconnue et emporté du jour au lendemain par la mort, après son  retour du voyage où il assista en Syrie à une réunion des pays de la « fermeté ».

Le peuple assiste à tous les spectacles, et regarde faire. Il applaudit lorsqu’ il lui est demandé d’applaudir et observe la grève lorsqu’on lui recommande de la faire. Tant qu’il a le ventre plein, il épilogue sur la politique dans les cafés et les bureaux.

L’oeuvre de Boumediene resta inachevée avec sa mort prématurée. S’il était encore vivant, et s’il avait décidé d’une économie de marché, d’un état de droit et de démocratie dans un monde aujourd’hui transformé par l’effondrement du bloc de l’Est, de l’échec de l’économie d’état, il les aurait appliqués dés la chute du prix du pétrole en 1986 et du mur de berlin.

Le colonel Boumediene est mort un autre colonel le remplace, Chadli Bendjedid, « le plus anciens dans le plus haut grade », copté par son corps d’origine, l’Armée. 


Noredine Chabane
Un article de:
  CHABANE Nordine,  en 1944 à Alger, il est modjahid, journaliste et auteur de trois livre « Colonel Amirouche, l’aigle du Djurdjura » 2006, « Guerre d’Algérie et lutte de libération-VOL01«  2011, « Guerre d’Algérie et lutte de libération-VOL02 » 2012, il est aussi l’un des initiateurs du Musée du Moudjahid, Directeur du Centre Culturel DEBIH Chérif à El-Madania.


Article original rédigé par aziz3d et publié sur Guerre d’Algérie
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