DzActiviste.info Publié le mar 5 Juin 2012

Huit membres du comité arrêtés puis relâchés

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Mouvement de soutien aux greffiers en grève

L’action des membres du comité de soutien du Snapap se veut un signe de solidarité avec les greffiers en grève depuis un mois.

Des greffiers et des corps communs ont tenu, hier, un sit-in sur le trottoir de la rue Abane Ramdane. L’action s’inscrit dans le mouvement de solidarité initié par le Snapap en guise de soutien des greffiers en grève depuis un mois. C’est vers 11h30 qu’une dizaine d’hommes ont occupé la placette, en face du tribunal Abane Ramdane. Ils sont tous suspendus de leurs postes suite au dernier mouvement de grève observé par le personnel du secteur de la justice. Leur action se veut permanente.

«Nous ne quitterons pas cet endroit jusqu’à l’ouverture du dialogue avec les greffiers en grève», tranche l’un d’eux. Aussitôt, les protestataires posent des couvertures à même le sol et s’installent. Un officier de police arrive. «Vous occupez la voie publique», accuse l’officier, qui somme les protestataires de quitter les lieux. Ces derniers résistent. Ils lui expliquent que leurs collègues sont en danger. L’officier ne veut rien entendre. «Je ne fais que mon travail : j’applique la loi. Votre action n’est pas autorisée», lance l’officier à l’adresse des manifestants.

Ces derniers campent sur leurs positions. Quelques minutes plus tard, la représentante du ministère public s’est déplacée pour s’enquérir de la situation. Elle interroge l’un des greffiers sur le motif de leur action, leur nombre, leurs wilayas d’origine et leur appartenance syndicale. Le greffier, appuyé par Mme Meghraoui, coordinatrice du comité de soutien aux grévistes de la faim, affirme à la procureure qu’ils sont tous adhérents du Snapap. La procureure retourne au tribunal. Un groupe d’éléments des forces de l’ordre, constitué essentiellement d’officiers, arrive. Toutes les méthodes ont été utilisées par la police pour déjouer l’action du personnel de la justice : violence verbale, gentillesse et même propos humoristiques. En vain ! Les greffiers ne voulaient pas quitter les lieux.

Les officiers, qui perdent patience, ont recours aux vieilles méthodes. Les protestataires sont embarqués de force dans les fourgons de la police, ainsi que leurs cabas et couvertures, et conduits au commissariat de Sidi M’hamed. L’arrestation a duré tout l’après-midi. C’est vers 16h que les personnes arrêtées ont pris contact avec les autres membres du comité de soutien pour leur annoncer leur relâchement.

Djedjiga Rahmani
EW 05 06 2012


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