DzActiviste.info Publié le mer 5 Fév 2014

Hystérie jornanistique contre Saadani

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Nous savions depuis longtemps que la presse algérienne grouille de nervis au service du DRS. Il y en a de toute sorte, depuis ceux qui émargent, et qui font tout pour que ça se sache, jusqu’à ceux qui s’en cachent honteusement, en passant par ceux qui nagent entre deux eaux.
Je le savais personnellement, et même plus que le savoir, j’en connais même beaucoup des comme ça. J’en connais même qui ne savent pas ce que je sais sur eux. Mais d’une manière générale, même si parmi eux il y en a quelques-uns qui se sont engagés aux côtés du DRS par pure conviction, parce qu’ils pensaient sincèrement devoir lutter contre la menace intégriste, presque tous ceux qui ont mis leur plume, leur voix, ou leur image au service de ce DRS, je n’en connais pas un seul dont le quotient intellectuel dépasserait une toute petite moyenne. Curieusement, tous ceux que je connais, et qui travaillent pour le DRS, sont d’une bêtise abyssale, même s’ils ont de leurs propres personnes une idée très flatteuse. C’est vraiment une étrange disposition de l’esprit, et une coincidence qui interpelle la curiosité. Il y en a même, parmi cette engeance, qui passent pour être de grandes plumes, des journalistes émérites. Et le comble de tout ça est qu’ils ont tous un égo surdimensionné. Ils ne se prennent vraiment pas pour des merdes, pour parler cru !

Donc, nous savions tous que ces gens pullulent dans la presse algérienne, et nous n’ignorions pas non plus qu’ils étaient bêtes à manger du foin. Nous sommes d’accord ! Mais nous étions  à mille kilomètres de nous douter qu’ils étaient bébêtes à ce point ! Quand j’ai lu, comme tout le monde, leurs écrits rageurs et hystériques sur Saadani, j’ai failli tomber de ma chaise. Mais quelle mouche les a piqués ? me suis-je demandé.
Oui, c’est vrai que ce ne sont pas des foudres de guerre, mais comment en sont-ils arrivés à perdre toute retenue, à se dévoiler ainsi, à oublier ainsi de se préserver, un tant soit peu ? Ne serait-ce que pour préparer l’avenir, qui s’annonce sombre pour eux. A moins que ce ne soit cela qui les fait paniquer à ce point ! Mais, très franchement, à qui croient-ils faire avaler les salades qu’ils nous ont vomies sur du papier journal ? Au bon peuple qui gobe tout ? Aux gogos qui s’empiffrent de leur logorrhée patriotarde à quat sous ? Aux machos crétins qui rêvent de rentrer dans les forces spéciales pour chanter « nadhbah naslakh fi el widène » ? A qui pensent-ils faire croire que ceux qui s’attaquent à Toufik ont porté atteinte à la nation toute entière ?

Je n’ai aucune sympathie pour Saadani, et je sais, sans l’ombre d’un doute, qu’il n’a agi contre Toufik ni par une quelconque redjla, ni par nationalisme, ni encore moins parce qu’il est porté par on ne sait quel sentiment de ce devoir national dont on nous rebat les oreilles, à longueur de discours fleuves. On sait que Saadani est un pur produit du système, dont il s’est gavé jusqu’à l’indigestion. Tout le monde le sait ! Tout le monde sait qu’hier encore, il était l’obligé de ce même Toufik, qui l’a tiré d’une sale affaire de détournement de fonds publics. Pour dire que ces gens-là se valent ! Tous pourris, et tous plus pourris les uns que les autres !
Mais malgré ce que nous savons tous de Saadani, de ses ancrages, de ses fréquentations, de ses ambitions, du peu de cas qu’il fait de ce peuple dont il se découvre subitement le preux chevalier, nous ne pouvons que nous réjouir de son attaque contre Toufik. Parce que c’est tout simplement l’annonce d’une guerre déclarée au sein de ce régime pourri, et parce que lorsque des parrains d’une même mafiocratie se déchirent publiquement, ça ne peut être que profitable à ce malheureux pays, qu’ils ont déchiré, les uns comme les autres, à belles dents.

Oui, nous nous en réjouissons, et nous ne demandons pas mieux que de rajouter de l’huile sur le feu de leur discorde, en espérant qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin, et qu’ils épargneront au peuple algérien d’aller les déloger lui-même.

N’importe quel algérien, moyennement honorable, ne peut que se frotter les mains  lorsqu’il est vengé de manière aussi magistrale ! En vérité, Saadani n’a rien dit que le peuple ne savait déjà. Mais il a dit ce qu’aucun « opposant » de tous ces partis de la mangeoire, ni aucun journaliste de cette presse la plus libre du monde arabe, n’a osé murmurer seulement.

On ne sait pas si Saadani est un drabki, un bnadri ou un quelconque percussionniste, mais nous constatons avec plaisir qu’il a percuté très fort la maison de l’ogre, dar el ghoul, cette organisation de la peur, qui a semé la terreur dans tout le pays pendant des décennies, qui a commis des exactions indicibles sur un nombre incalculable de citoyens.

Certains journalistes de la gamelle nous affirment sans rougir que Saadani devrait être jugé pour haute trahison, parce qu’il aurait porté atteinte à la stabilité, à la sécurité et à l’honneur du pays. On ne sait plus si de tels écrits sont absurdes, criminels, ou béats de naïveté. Ils sont tellement hors de propos qu’on ne sait plus à qui ils sont destinés.  A croire que ces mêmes journalistes n’écrivent que pour eux-mêmes, ou pour leurs maîtres, dont ils attendent une caresse sur l’échine, ou un nonoss qu’on leur jetterait. Ils oublient, ces plumitifs laborieux, que tous les Algériens, y compris ceux qui sont aux ordres de l’ogre, y compris ceux qui ont été les molosses et les tueurs du régime, savent ce qu’est le DRS, ce qu’il a perpétré de crimes odieux, de tortures, d’enlèvements, de viols, non pas pour protéger le pays, comme ils osent le dire, mais pour empêcher le peuple de récupérer sa dignité et sa liberté.

Ceux qui saignaient le peuple, et que leurs nervis encensent comme autant de gardiens vigilants de na nation, ne sont que des criminels contre l’humanité, des manipulateurs de la violence qu’ils ont eux-mêmes déchaînée contre les populations civiles, des profiteurs qui ont volé les richesses du pays. Alors de grâce messieurs qui volent au secours d’un maître qui ne les a même pas sifflés, si vous n’avez aucun respect pour vous-mêmes, du moins mettez-vous dans le ciboulot que nous ne sommes pas aussi crétins que vous pensez. Du moins pas autant que vous !

Par: D.Benchenouf


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