DzActiviste.info Publié le dim 17 Nov 2013

Ils ont osé !

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Chriki Abdelkader DEHBI

L’annonce faite hier samedi 16 Novembre 2013, par le parti du FLN, qu’il portait son choix sur M. Bouteflika en tant que candidat pour un 4ème mandat consécutif, constitue à la fois,  un acte de mépris et une indécente provocation à l’égard du peuple algérien profond, en raison du profond délabrement physiologique et intellectuel à la fois de l’intéressé, fortement diminué par ses pathologies diverses.

Mais la disqualification de M. Bouteflika a des raisons beaucoup plus graves : Car, au-delà de ses problèmes de santé qui sont récurrents depuis 2005, et dans les méandres desquels la camarilla mafieuse et corrompue, pilotée par son frère Saïd Bouteflika veut entrainer l’opinion publique, c’est la disqualification MORALE du Chef de l’Etat et de son entourage, au regard de la longue liste de scandales financiers, de grande corruption et de forfaitures qui ont gravement entaché l’honneur de notre pays et blessé la fierté du peuple algérien.

Dans un pays digne de respect, c’est par-devant une Cour de Justice que le Chef de l’Etat et son entourage auraient à comparaître.

En effet, sans plonger dans la masse nauséeuse des dossiers de grande corruption et des gros scandales financiers portant sur des milliards de dollars volés et détournés au préjudice du peuple algérien, je demande publiquement au Chef de l’Etat, en ma qualité de simple citoyen ordinaire, de s’expliquer devant le peuple algérien sur DEUX points essentiels, qui sont d’ordre éminemment politique et qui constituent autant de forfaitures graves, aussi bien constitutionnellement que pénalement :

–          1.- sur son choix, de se faire soigner dans les Institutions hospitalières militaires françaises du Val de Grâce et des Invalides et d’y recevoir le Premier ministre et  le Chef d’Etat-Major, pour conférer avec eux sur des questions nationales hors du territoire national;

–          2.- sur l’autorisation sans restriction, accordée à l’aviation militaire française  pour le survol de l’espace aérien de l’Algérie, et l’assistance logistique corrélative, pour aller bombarder le Mali;

Des forfaitures caractérisées qui, dans un Etat de Droit digne de respect, auraient entrainé  M. Bouteflika et ses complices – civils et militaires – devant une Haute Cour de Justice de la République.

Question subsidiaire : quels sont les prix non déclarés, qui restent à payer par l’Algérie en contrepartie de ces forfaitures ?

Des forfaitures qui ont gravement fissuré l’Unité de l’Armée Nationale Populaire, cette Institution héritière de l’Armée de Libération, et dont la vocation n’est pas, et n’a jamais été celle d’être une armée auxiliaire d’une quelconque armée étrangère. Et a fortiori de l’armée de l’ex puissance occupante de notre pays, dans ses aventures au Mali voisin, sous couvert d’une prétendue lutte


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