DzActiviste.info Publié le sam 17 Mai 2014

Immersion dans la presse de la grande bouffe en Algérie

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 plumitifsIn http://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/

PUBLIÉ LE MIS À JOUR LE 

 

 Mohsen Abdelmoumen

Contrairement à certains organes de presse, dont celui qui nous a censurés et duquel nous nous sommes séparés, mon épouse belge et moi, à cause d’une pratique digne de l’ère de l’Inquisition, nous ne sommes pas des donneurs de leçon. Cependant, force est de constater qu’Algeriepatriotique a usurpé le mot patriotique à Mustapha Benboulaïd, lequel avait vendu ses biens pour la cause de la libération nationale, et ce site dans lequel nous nous sommes engagés par amour de la patrie, représente désormais pour nous un échec et une grande déception. Il ne s’agit pas pour nous de nous lamenter sur ce qui n’est plus, bien au contraire, ce qui s’est produit a eu le mérite de mettre les pendules à l’heure en nous dévoilant à qui nous avions affaire.J’ai non seulement été l’objet d’une censure abjecte, mais notre engagement commun a occasionné des épreuves difficiles dans notre vie quotidienne avec, notamment, une tentative d’assassinat, une perquisition à notre domicile et des pressions administratives diverses très contraignantes, alors que nous n’avions aucun contrat avec le journal et que nous avons financé notre travail de notre propre poche. Les dirigeants du journalAlgeriepatriotique ont osé retirer un de mes articles de la Une sans même prendre la peine de m’en avertir, mais cet acte inqualifiable me prouve que mes écrits ont atteint leur cible. Au vu de cette expérience malheureuse, semblable à celle que nous avions connue au préalable avec La Nouvelle République, dont le rédacteur en chef nous utilisait pour pouvoir venir s’installer en Europe (nous avons tous les mails échangés pour preuve), dans les deux cas, la nécessité d’écrire cet article s’impose à nous pour évoquer la situation dans laquelle s’exerce le journalisme en Algérie, car les pratiques mesquines et opportunistes de ces journaux de clans reflètent la situation de la presse en général. Notre parcours au sein de ces différents journaux nous permet d’évoquer la situation du journaliste algérien empêtré dans une presse adepte de la flagornerie envers ses maîtres, et dont le sort n’est pas différent de celui d’une prostituée que les proxénètes placent sur un trottoir le matin pour venir récolter la recette en fin de journée. Nous pensons aux journalistes dans les différentes rédactions qui doivent souffrir le martyre en travaillant sous la botte de ces petits chefs soi-disant vertueux qui, tout en donnant des leçons à longueur de journée au pouvoir politique et à la planète entière, pataugent eux-mêmes dans une corruption caractérisée.

Les patrons de presse, souvent issus des rangs des journalistes ou de la planète Nulle-Part, créent un journal ou une chaîne de télévision, reçoivent des sommes astronomiques d’argent public sous forme de publicité, ce qui les rend dépendants de l’Etat, recrutent quelques malheureux stagiaires « Maman, tu m’as vu à la télé ? » qui sont convaincus de faire du journalisme, et se transforment par miracle en milliardaires gavés avec la chkara tout en déjeunant avec les arrivistes qui violent et polluent notre pays. Champions du monde de l’ubiquité, ces gens-là sont devenus une classe sociale à part entière sans avoir besoin d’aucune étiquette politique, car rien ne leur importe, ni gauche ni droite, leur seul parti étant celui du fric. Ils rémunèrent très mal – quand ils les paient ! – leurs salariés, ne les déclarent pas toujours, et récoltent les miettes abandonnées pour eux sur les tables des hôtels 5 étoiles. Comme dans un western de Sergio Leone, nous voyons évoluer des malfrats qui se bagarrent pour le magot, nous offrant un remake made in Algeria d’un film célèbre, sous le titre de : Le brigand, la canaille et le gredin. Et ces larbins osent dire qu’ils font du journalisme ?

La presse algérienne a renoncé à l’investigation, au travail de fond, au débat d’idée, et se positionne aux antipodes des modèles du journalisme comme Jack London ou Ernest Hemingway, tandis que des noms représentant la prédation et dont le Graal est le partage de l’argent sale nous jettent de la poudre aux yeux. La manne pétrolière qui aurait dû profiter à tout le peuple algérien est devenue une véritable malédiction pour notre patrie, car au moment où des Algériens vivent dans une pauvreté extrême, où des écoliers font des kilomètres à pied par tous les temps pour se rendre dans des écoles mal chauffées, où des familles entières n’arrivent pas à joindre les deux bouts, où des enfants vivent sous des bâches en plein hiver, le « journalisme » est devenu une arme aux mains du sultan du jour et des puissants du moment. Des classes ont été instaurées en Algérie, les enfants des nantis sont choyés et vivent dans l’aisance alors que la majorité du peuple vit dans une situation sociale désastreuse. Est-ce que les enfants des riches sont meilleurs que ceux du peuple ? Comment ne pas être ulcéré devant ce désastre ? Bien des voies d’évacuation autorisées ou non vont s’élever pour dire que tout le monde connaît ce problème et que j’enfonce des portes ouvertes. Je leur réponds : « Qu’avez-vous fait pour empêcher cela ? ». Tous sont responsables : le régime politique dans son ensemble, la presse vassale et prostituée, alibi démocratique que ce régime exhibe à l’extérieur, alors que nous savons tous qu’il n’y a pas de liberté d’expression chez nous. Et il n’y a pas non plus de démocratie ni chkoupi, juste un régime politique des plus pervertis au monde, frelaté jusqu’à la moelle, entouré d’une cohorte de courtisans satellites qui picorent dans sa main.

En ce qui me concerne, je veux informer mes lecteurs que j’ai refusé toute compromission par aversion personnelle pour toute malversation et c’est la raison pour laquelle j’ai quitté le journal Algeriepatriotique qui a vendu son âme au diable, comme la plupart, en partageant le gâteau avec les gens du sérail et les élus, cette « jet-set » qui a coulé l’Algérie. En patriote, j’ai travaillé pour faire rayonner l’Algérie des martyrs et porter sa voix à travers le monde, mais, hélas, cela s’avère impossible avec une presse dénaturée. Ma démarche a toujours été dépourvue de tout intérêt, j’étais bénévole et enthousiaste, je contactais des intervenants de qualité pour mes différentes interviews, mais ce journal a trahi ma confiance en même temps que celle de tous les Algériens. J’ai conservé tous les mails et échanges avec ces pourris qui prétendent dénoncer la corruption, et je peux les produire à tout moment. Ils ont retiré tous mes articles et ceux de ma femme, effaçant nos traces, et je formule le vœu de me réveiller un matin pour constater la disparition, comme une page censurée, de toute cette racaille. J’ai donc rompu toute relation avec les traîtres qui nous ont exploités, et je continue mon travail d’investigation et d’interviews sous d’autres cieux, dans d’autres journaux qui couvrent un lectorat international et qui m’ont sollicité, avec des gens sérieux, propres et honnêtes et dont la vision du journalisme est à l’opposé de celle qui sévit en Algérie. Mais je tiens à ce que le peuple algérien sache que la gangrène de l’argent sale et de la turpitude s’est répandue et a tout perverti, et les lecteurs d’Algeriepatriotique, d’autres journaux ou medias, doivent savoir que ces organes n’ont d’autre projet que de partager le gâteau en saignant l’Algérie. Je vais poursuivre ma lutte avec la résistance mondiale à travers d’autres sites que je suis fier de rejoindre pour combattre les ennemis de ma patrie, intérieurs et extérieurs, ainsi que les sionistes et l’impérialisme dévastateur. Notre résistance universelle n’est pas impressionnée par un gourbi à la con ! « Dar mouh, koul wou rouh » !

La bourgeoisie compradore, actuellement aux manettes de l’Algérie, a complètement laminé la classe moyenne et a laissé émerger des nouveaux riches en un temps record, dans le souci purement tactique de se fondre dans la mêlée des beggara pour mieux s’y dissimuler. Subterfuge suprême du néocolonialisme ! I have a dream : je rêve de voir tous ceux qui ont saigné ma patrie disparaître, emportés dans les méandres de leurs immondices. Qu’ils foutent la paix à ce pays ! Qu’ils dégagent de l’horizon de notre jeunesse brimée à laquelle ils ont ôté tout espoir de liberté, une jeunesse qui vomit leur règne et qui préfère être bouffée par les poissons plutôt que de vivre sous leur joug infâme ! « Roma wala ntouma », disent ces jeunes en cherchant un rai de lumière dans les cités de Michel Ange et de Van Gogh. Mais comment pourraient-ils entendre ces voix, ceux qui se claquemurent dans leurs tours d’ivoire, ces autistes de la cour royale et du harem des plumitifs et des mercenaires serviles ? Qu’ont-ils à faire de cette jeunesse qui s’immole par désespoir ? Que des cendres jaillisse la colère qui emportera les lâches serviteurs de la France et des sionistes, la sale engeance crachée par la somme de toutes les traîtrises, et que naisse la justice sociale ! Nous ne voulons plus de ces monstres qui ont troqué le serment de nos martyrs pour une vie de cloporte. Le blanchiment d’argent est devenu légal en Algérie au même titre que le vol, le pillage et le viol de la Constitution et des lois par une horde de malfrats qui se sont tous mis d’accord pour la mise à sac de notre pays quitte à le voir dépecé ! Les mots sont souvent trop faibles pour décrire les maux dont nous souffrons, mais nous savons tous au plus profond de nous-mêmes que la vermine ronge de jour en jour le corps de notre patrie dans l’indifférence totale des rentiers. Je porterai toujours avec abnégation le souffle de nos martyrs qui ont donné leur vie pour une idée, celle d’une Algérie juste, démocratique et sociale, et dont la mémoire a été bafouée au profit d’un président cloué dans une chaise roulante que personne ne veut freiner, alors que son fauteuil à roulettes dispose d’un frein. Le peuple algérien, qui n’a pas voix au chapitre, vit sous un régime de beggara sans foi ni loi, capables de vendre père et mère pour préserver leurs privilèges. Que ces criminels soient tous maudits !

Cet appel est destiné à être diffusé à travers le monde, en français et en anglais. Personne ne doit ignorer la situation désastreuse de notre patrie, pillée par des maquignons avec la complicité d’une presse vénale, car l’argent et l’instrumentalisation clanique sont le véritable poison de la presse algérienne agonisante. Chacun doit savoir qu’en Algérie, on emprisonne des caricaturistes, que l’on a fermé une chaîne télévisée en pleine campagne électorale, et que l’on intimide des journalistes parce qu’un régime faible craint le crayon et la plume. L’Algérie n’est la propriété de personne : « machi razk babakom » ! Les torchons qui m’ont permis de voir de l’intérieur ce qu’est la réalité de la presse en Algérie, que ce soit La Nouvelle « Républisse », « Répuflouss » ou « Répubaylk » et non pas RépubliqueAlgériepatriarchique ou Algerieventriloque, ne sont que le relais de tout ce qui est avarié chez nous. Quant à mon nom, Abdelmoumen, qui a été porté avec bravoure et honneur par mes ancêtres, ce ne sont pas des domestiques et des hmir qui pourront l’effacer ! J’ai défendu ma patrie malgré tous les périls et je m’opposerai toujours aux valets et aux traîtres de la nation. Le sens du sacrifice et du devoir qui leur échappe est la seule arme des patriotes mais elle sera sans relâche pointée sur les usurpateurs. Je ne regrette aucun de mes articles qui démontrent tous que mon clan à moi, c’est l’Algérie, et j’abandonne les laquais couards à leur misérabilisme clanique qui a rendu le pays exangue.

Aux journalistes algériens, je leur dis : Affranchissez-vous de ces tyrans et libérez vos voix. En fin de compte, nous allons tous mourir, tâchons donc de partir en laissant derrière nous une réputation de dignité et d’honneur.

A ce régime pourri : Arrêtez vos mensonges et vos pillages avant qu’il ne soit trop tard. N’oubliez pas que les linceuls n’ont pas de poches et que vous finirez dans une tombe ténébreuse où vous serez seuls pour l’éternité face à vos actes ignominieux.

A ces patrons de presse gavés de crevettes royales : Vous êtes des esclavagistes d’un autre temps. Vous avez oublié que vous étiez des pouilleux et que même si vous avalez la terre entière, vous ne serez jamais rassasiés, car vous êtes des beggara obnubilés par le remplissage du bide.

Ma plume poursuivra chacun d’entre vous et vous mettra à nu. Sachez, bande de voleurs et pilleurs, traîtres de la nation, que ma femme occidentale, dont le grand-père résistant aux nazis a été fusillé pour ses idées, comme le mien qui a été torturé et massacré par les paras français, elle qui a aimé l’Algérie et servi ses intérêts supérieurs – contrairement à vous et à vos chefs de pacotille qui tomberont tôt ou tard, car le mépris et l’injustice envers le peuple se payent toujours – ma femme, donc, est plus patriote que vous tous réunis, esclaves soumis de la France de fafa, soudards à quatre balles ! L’Histoire est faite par les martyrs, par les hommes qui suivent un idéal et non pas par les ânes bâtés et les mercenaires !

Enfin, je vous mets au défi, tous, de réfuter mes propos devant le peuple algérien, car je connais l’ascension de la majorité d’entre vous et je sais que le mot « honneur » vous est totalement étranger, à l’instar de ce régime véreux et agonisant, risée de la planète. Le valet restera valet et l’homme libre ne marchandera jamais une once de sa liberté. Les idées sont comme des oiseaux bariolés, vous pouvez leur tirer dessus mais vous ne pourrez jamais les empêcher de prendre leur envol. La lutte continue !

 

Mohsen Abdelmoumen

 


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