DzActiviste.info Publié le mar 27 Jan 2015

In Salah: le « comité des 22 » n’est plus, Place « Somoud » veut préserver l’unité pour un arrêt définitif des forages

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o-MANIF-IN-SALAH-570Nejma Rondeleux, Maghreb Emergent, 27 janvier 2015

La journaliste Huffington Post Algérie revient dans cet article sur la détermination de la population de In Salah à poursuivre les actions de protestation contre l’exploitation du gaz de schiste sur le périmètre d’Ahnet.

Après quelques jours de flottement, au lendemain de l’intervention télévisée du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, mercredi dernier, la contestation anti-gaz de schiste est repartie de plus belle, dimanche 25 janvier, à In Salah.

Les manifestants, déterminés à continuer le mouvement jusqu’à l’obtention de l’arrêt définitif des forages, « seule et unique revendication », comme ils ne cessent de le répéter, ont vivement réagi aux tentatives des autorités locales de mettre fin à la protestation.

La réouverture forcée de la daïra -bloquée depuis le début du mouvement le 1er janvier- entreprise à 8 heures du matin par le chef de daïra, Abdelkader Moulay, accompagné d’une quinzaine de policiers, a ainsi été très mal reçue par les habitants et n’a fait que renforcer leur vigilance. « À la suite de cette action, nous, les femmes, avons décidé d’annuler notre marche du matin et de renforcer le blocus devant l’entrée de la daïra », a précisé une des manifestantes.

Appels à la grève générale
Les hommes, en revanche, ont manifesté, dans la matinée, à travers la ville. « Une marche pour dire que l’on a repris notre souffle », souligne Mokhtar Badjouda, travailleur dans le secteur des hydrocarbures.

« On appelle tout le Sud et au-delà à observer une grève générale prochainement ». Maintenir l’unité jusqu’au bout est dorénavant le mot d’ordre des contestataires.

C’est que cette unité, si nécessaire à la survie du mouvement, a été rudement mise à mal ces derniers jours. Des dissensions sont apparues au sein des représentants du mouvement anti-gaz de schiste d’In Salah, appelés « groupe des 22 », désignés pour dialoguer avec les autorités.

Preuve de cette division: La rencontre entre le wali de Tamanrasset, Mahmoud Djamaâ, arrivé vers midi à In Salah, « spécialement pour le gaz de schiste », d’après son chargé du protocole, et une trentaine de citoyens d’In Salah, dont une partie du « groupe des 22 », s’est terminée précipitamment.

La réunion qui se tenait dans une salle de l’hôtel Tidikelt a été écourtée par l’arrivée d’une trentaine de manifestants venus de la Place de la Résistance exprimer leur opposition à cette rencontre. « On refuse de s’entretenir avec le wali de Tamanrasset s’il n’a aucune décision à nous apporter », a expliqué un des perturbateurs. Notre demande est chez le Président ».

De retour Place de la Résistance (Somoud), les prises de parole, expriment toute la même position: « On refuse d’être représentés ». Le caractère non politique du mouvement est réaffirmé ainsi que la volonté d’aller jusqu’au bout de l’obtention de l’arrêt du gaz de schiste. « S’il faut, on restera plus de 50 jours à lutter », s’élève une voix dans le haut-parleur!

Un sit in à l’Ahnet
Une trentaine de jeunes a décidé de se déplacer vers le site du forage. Sur place ils constatent de visu que les « travaux » étaient toujours en cours. Banderoles et slogans hostiles à la poursuite de l’exploration dans le Tidekelt, ils tiennent un sit in de 4 heures entre 13h et 17h30. Dispersés par les gendarmes, ils promettent de revenir le lendemain.


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