DzActiviste.info Publié le dim 24 Août 2014

Invitée à Se Produire En ‘’Israèl’’ Une artiste Algérienne dit Non à Sissi et à Tel-Aviv

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15470_347962000726_15424_nMohamed Ibn Khaldoun

Le Putschiste Sissi Abdelfattah, qui a renversé la légitimité pour s’accaparer du pouvoir en Egypte, cautionné par certains dirigeants arabes, dont l’Algérie qui lui a facilité l’approvisionnement en gaz selon les dernières informations. Ce putschiste sanguinaire ne cesse d’étonner la nation musulmane et Chrétienne, par sa fidélité à l’entité sioniste.

Aux dernières nouvelles et selon ‘’Ahram Hebdo’’, au moment où la population de ghaza se fait quotidiennement assassiner par les terroristes sionistes d’Israel, l’Egypte de Sissi organise un festival de chant et de dance à Tel Aviv. Alors que la majorité des artistes Egyptiens (Khobziste) et danseuses du ventre de Cabarets qui pilulent au Caire ont accepté de se produire en ‘’Israël’’ pour se mettre à genoux devant l’ennemi sioniste, notre belle et charmante chanteuse Algérienne Souad Massi, a décliné l’invitation. Elle a catégoriquement refusé d’aller en ‘’Israèl’’ en déclarant : J’ai le droit de ne pas me produire dans un pays qui assassine les enfants.

La chanteuse algérienne, Souad Massi, une femme –Fahla- explique pourquoi elle a refusé de chanter en Israël, et revient sur ses récents concerts à Cordoue et au Maroc.

Vous avez été conviée par l’équipe organisatrice d’un festival de musique à Tel-Aviv. Pour la énième fois, vous exprimez votre refus de chanter à l’Etat hébreu. Comment expliquez-vous ce choix ?

Souad Massi: En effet, à chaque fois que je reçois une invitation qui provient de cette ville, je la décline pour la simple raison que je chante pour la paix dans le monde, alors que le gouvernement israélien ne fait pas grand-chose pour parvenir à cette fin. On a beau me dire qu’il existe des citoyens israéliens qui s’opposent fermement aux positions de leur pays allant à l’encontre du respect du droit à la vie, mais chanter pour eux sur cette terre, je n’y parviendrai jamais.

— Vous avez été parfois taxée d’antisémitisme par des médias européens pour vous être prononcée sur un tel sujet. Qu’en dites-vous ?

— Je crois qu’en tant que chanteuse ayant des principes dans la vie, j’ai le droit de ne pas vouloir me produire dans un pays qui assassine des enfants en bas âge, des femmes au foyer, des femmes enceintes, des personnes âgées et dont les soldats tirent sur tout ce qui bouge, surtout les plus vulnérables. Regardez ce qui se passe à Gaza ces derniers jours, chanter à Tel-Aviv serait comme cautionner la politique de l’Etat hébreu tout simplement.

— Comment oeuvrez-vous pour la paix concrètement ?

— A mon avis, n’importe quel chanteur qui a choisi de chanter pour la paix dans le monde ne doit pas se limiter aux beaux discours dans les journaux à l’égard de cette cause, mais doit le prouver en n’étant pas très regardant sur le lucre et le luxe du domaine. Il devrait privilé­gier les grands sacrifices matériels aux grands cachets. Il devrait également chanter dans les zones de conflits, (Gaza à titre d’exemple), dans les geôles de Guantanamo et dans la zone du Sahara du Maghreb, etc. Cette même règle s’applique à moi également.

— Quels sont les canaux artistiques que vous empruntez pour exprimer votre philo­sophie ?

— Le chant commercial commence à perdre sa crédibilité devant le poids des festivals oeuvrant pour la paix dans le monde. Libre à chacun de chanter dans l’unique but de com­mercialiser ses albums, mais à titre personnel, je préfère faire partie du chant révolution­naire, celui prôné par la World Music. Celle qui consiste à défendre les marginaux en leur dédiant plusieurs titres, et ce, en chantant dans plusieurs langues, y compris la sienne.

— Vous venez de rendre un grand hom­mage à la ville de Cordoue et à son patri­moine andalou lors de votre dernier concert présenté au Maroc avec le chanteur espa­gnol Eric Fernandez. Parlez-nous de cette expérience …

— J’ai récemment remarqué que le patri­moine de Cordoue m’interpelle. Honnêtement, cela ne m’intéressait pas par le passé, mais une fois que j’ai lu des livres sur les richesses de cette ville séculaire, j’ai décidé de lui dédier un concert. J’ai donc daigné le faire avec le grand chanteur Eric Fernandez. Mes chansons ont porté sur l’amour que je voue désormais à cette ville du monde.

— Et votre love story avec le Maroc ? Vous en êtes à votre dixième concert de l’année 2014 …

— Culturellement parlant, le Maroc est très proche de mon pays, l’Algérie. Evidemment, nous sommes voisins. Mais il s’agit surtout d’un pays que j’aime et je le dis sincèrement. Je suis effectivement très proche de mon public marocain, raison pour laquelle j’y viens souvent. J’ai récemment chanté à Mawazine et à peine ai-je eu le temps de rentrer chez moi que j’ai été contactée par l’Institut Français de la ville de Casablanca. Je me suis également produite à Tétouan, Kénitra, Rabat et Al-Jadida. Et si j’ai l’occasion de revenir encore et encore, je n’y manquerai pas.

— Prépariez-vous un prochain tube comme Raoui et Ghir Enta ?

— Je suis toujours en train d’écrire et de composer des chansons. Cependant, je verrai ce que je pourrais en faire d’ici 2015.


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