DzActiviste.info Publié le sam 1 Juin 2013

issus de familles très dévouées à la cause Française en Algérie. La double occupation de l’Algérie !

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Mohamed Ibn Khaldoun

Le colonel BellounisRien n’est étonnant, de constater aujourd’hui, que les descendants de familles très dévouées à la cause Française en Algérie, les amis des colons, les collabos, les descendants des harkis, des engagés volontaires dans l’armée française pendant l’occupation de l’Algérie avec mission périlleuse pour la France, ne nous étonneront pas aujourd’hui qu’ils vivent la belle vie en Algérie et occupent des postes importants et bénéficient des avantages que même ceux qui ont participé à la Révolution et ont sacrifié leur bien et argent pour l’indépendance, n’ont jamais bénéficié depuis 50 ans.

Les enfants de cette horde satellite du colonialisme et leur progéniture se la coulent douce. Comment et pourquoi ? La question est là !. Chose qui fait très mal aux patriotes, qui sont las d’attendre l’assainissement de cette pourriture, cette cinquième colonne qui a bien plantée ses racines depuis 58 ans . Alors si nous revenons au lendemain de l’indépendance, la première grande surprise de l’Algérie indépendante aurait été sans aucun doute possible la composition du premier Bureau politique du FLN issu du 4ème Congrès du FLN. Des noms aux consonances bizarres et des individus qui les portent qu’aucun Algérien n’a jamais eu l’occasion de connaître par la suite, sont ainsi apparus pour se retrouver aux premières loges du pouvoir sans que rien, ni personne ne puisse expliquer comment. Le colonel Chaâbani a tenté de donner l’alerte, mais Benbella lui a répondu devant tout un parterre de’’ militants’’ : »Qui de vous est propre !? ». On connaît la suite, le valeureux jeune colonel  fût exécuté arbitrairement à Canastel (Oran) en 1964. A partir de là, tout  devenait  possible dans les structures du pouvoir. Plus  aucun  critère, plus aucune qualification, plus aucun mérite n’étaient nécessaires pour accéder à des responsabilités.

Cela ne signifie nullement que de 1954 à 2013, les nominations aux emplois supérieurs de la nation n’aient pas obéi, pour une part, à des critères subjectifs d’appréciation. Seulement, la tendance naturelle au copinage était tempérée par ce qu’il est possible de qualifier de ‘’part du feu’’. Car, aussi bien pendant la guerre de libération nationale que pendant les années de construction nationale, les décantations se faisaient autour des luttes extrêmement violentes où l’engagement politique et physique des responsables servait en permanence à l’évaluation du mérite. La dureté et la complexité  des responsabilités étaient elles mêmes suffisamment éprouvantes pour que seuls, les plus compétents ou en tout cas, les plus intelligents pouvaient espérer effectuer le parcours du combattant qui menait aux postes convoités. Le critère du régionalisme lui-même avait une signification bien plus concrète dans la mesure où certains hommes, dans le conseil de la révolution, représentant réellement des régions aussi vastes qu’importantes du pays, mêmes s’ils ne brillaient pas par ailleurs par leurs compétences. D’autres membres du conseil de la Révolution représentaient également des groupes d’intérêt suffisamment puissants pour exiger des fauteuils dans les plus hauts cénacles du pouvoir.
Des Algériens bénéficient de privilèges octroyés après l’indépendance sous le mobile de Révolutionnaires, alors qu’en vérité ils ne sont que des faux maquisards, continus de bénéficier de beaucoup d’avantages que d’autres Algériens ayant bien participés dans la Révolution ne sont même pas reconnus. Mais ces largesses de l’Etat sont loin d’avoir toujours été méritées et font surtout l’objet d’un sombre trafic qui exaspère désormais l’opinion publique.

En Algérie, les faux maquisards et les faux militants de certains partis politiques ont depuis bénéficient à vie d’avantages, de subventions et autres « business », en vertu d’une loi destinée à rendre hommage  aux Moudjahidines qui ont risqué leur vie ou l’ont perdue en combattant le colonialisme Français. Mais cette gratitude s’est désormais muée en colère nationale. Les Algériens ont en effet appris que des centaines d’entre eux avaient obtenu le « certificat de révolutionnaire » cette fameuse fiche communale de membre de l’ALN ou de l’OC-FLN et les confortables privilèges qui y sont attachés grâce à une mafia qui s’enrichit en fournissant le faux témoignage. C’est ainsi que des Algériens qui n’avaient jamais participé à la Révolution de 1954, figurent aujourd’hui sur les listes de Révolutionnaires pensionnés. Beaucoup d’opportunistes ou ceux qui avaient pris le train au dernier quart d’heure ont tiré parti des événements sanglants entre le 19 mars et le 5 juillet 1962 « , souligne les personnes qui avaient vécus cette période, «  On les appelait les ‘’19 mars’’ c’étaient des militaires appelés et engagés dans l’armée d’occupation, surtout les traitres qui se sont infiltrés.  Des membres identifiés comme appartenant à «  la force locale »,  la plupart des collaborateurs de l’autorité d’occupation, et surtout des opportunistes qui le 19 mars 1962, ont usurpé la qualité de militant, moudjahid ou fidai et qui  n’ont jamais été démasqués», Parmi les martyrs de la liberté figurent donc d’anciens policiers et collaborateurs, ou encore des prisonniers de droit commun qui étaient en prison durant l’occupation, des fonctionnaires qui au lieu de lutter contre le colonialisme l’ont servie, des citoyens qui fermaient les yeux sur des anciens collabos. Mais les  authentiques révolutionnaires et ceux qui ont fait de la prison, politique ne se sont pas battu pour exiger l’abolition de ces privilèges. Contrainte à la rigueur budgétaire, l’Algérie doit depuis plusieurs années réduire, voire supprimer, ces subventions aux faux révolutionnaires, qui atteignent près des milliards de dinars par mois, à la charge du contribuable. Le gouvernement également doit interdire les nouvelles affiliations et démanteler une mafia ayant des complicités au sein de l’administration et une influence politique non négligeable. Pour la majorité des Algériens, il n’existe que trois catégories de révolutionnaire authentique : les morts en martyrs, les blessés et invalides  et les révolutionnaires authentiques  ceux sans certificat de reconnaissance. « Un jour, j’ai retrouvé un ancien camarade d’école de mon âge qui voyageait, gratuitement en train grâce au certificat de révolutionnaire, un autre fils d’un traitre abattu par le FLN, qui vivait en Algérie et portait la double nationalité il a même bénéficié en Algérie d’avantages que les fils de  Révolutionnaires ne pouvaient bénéficier, ses enfants inscrit à l’université française à Lyon L’arnaque à la mémoire des vrais combattants a eu lieu dans un pays touché par de graves injustices sociales, avec d’énormes différences dans les conditions de vie de la population Algérienne. Tout acheter, y compris le titre de héros », affirme un journaliste « L’industrie des faux révolutionnaires est florissante. Au cœur du système, il y a eu des personnages qui savaient falsifier les données administratives pour transformer, par exemple, des droits communs en combattants de la liberté ». Certains ont accusé des faux  révolutionnaires de verser des pots-de-vin pour obtenir des certificats de reconnaissance et même des journaux qui avaient dénoncés les faux Moudjahidine, ont reçu la «foudre » Mais ceux qui se considèrent comme des révolutionnaires authentiques ne sont pas prêts aussi à renoncer à leurs privilèges. « Nous sommes pénalisés par le gouvernement », a déclaré un licencié d’université en chômage depuis 5 ans  » Jusqu’à quand ces privilèges vont-ils continuer? en ajoutant, nous sommes tous des algériens et je ne vois pas pourquoi en privilège les uns au détriment des autres, Et surtout les uns qui se proclamaient ‘’famille Révolutionnaire’’ comme si les sept millions d’algériens qui sont sortis le 11 décembre 1960 sans qu’ils soient poussés par le FLN, ne sont pas famille Révolutionnaire.

La nouvelle génération s’exprime autrement, la Révolution c’est son dernier souci. Les opportunistes qui nous ont doublé et qui n’ont jamais participés à cette Révolution ou avoir le courage de sortir dans la rue et manifester un 11 décembre 1960 à Témouchent, Alger, Oran,Mostaganem ou Tizi Ouzou se sont subitement  auto proclamés militant de la première heure. Il se la coule douce et à merveille, ils sont partout dans toutes les assemblées, même en période du terrorisme ils se sont désisté du militantisme  et c’est toujours les zaoualia qui ont combattu le terrorisme. Ainsi le slogan de –l’Algérie pour tous- est révolu, Ma kanch mennou. Et cette joie de l’indépendance n’habite plus nos cœurs, esprits et sentiments. La nouvelle génération, nous condamne aussi. Les jeunes nous reprochent la folie d’avoir chasser un pays comme la France de l’Algérie. Ils nous accusent d’idiots, de malchanceux (Nahs), de misérables, d’accablés, d’éprouvés… Parce que pour eux à ce qu’ils constatent aujourd’hui, on n’a fait une mauvaise affaire, on a misé sur le mauvais cheval .Ces jeunes d’aujourd’hui, qui crevaient dans les coins des ruelles des quartiers, qui la plupart exclus de l’enseignement parce ‘qu’ils ont échoués au CF1, BEM, Bac.. et qu’ils n’ont pas trouvé de CET, comme dans le passé lointain. Ces jeunes qui n’ont pas eu la chance devant les guichets de l’ANSEJ ou l’ANGEM Et l’unique chance pour quelques uns c’est le nettoyage des accotements des routes et accès, habillés comme ceux de Guantanamo.  Ces jeunes qui n’ont pas eu la chance aussi de s’engager dans la vie militaire ou dans la police à cause du favoritisme et la priorité aux enfants des influents. Ces jeunes qui observent le long des journées comment le piston, le favoritisme et la corruption sont les maitres qui règnent dans un pays qui se réclame un Etat de droit. Ces jeunes qui n’hésitaient pas à cotiser la somme qu’il faut pour se procurer une embarcation ordinaire qui leur permettra de traverser la méditerranée  pour s’installer en France, avec tous les risques dans une aventure suicidaire. Ces jeunes qui n’hésitaient aussi devant l’exclusion à s’immoler par le feu. Ces jeunes, dont les prisons sont pleines de leurs semblables écroués parce qu’ils ont commis l’irréparable, voler, agresser, cambrioler, faire les dealers pour les gros bonnets intouchables, parce qu’ils n’ont pas trouvés d’hommes responsables qui leurs ouvrent les portent de la connaissance et des métiers à apprendre et un logement adéquat pour un être humain Ces jeunes d’aujourd’hui, ont t-ils raison ou tord de nous accuser d’idiots, de connards, de misérables et de tous les noms, parce que notre unique crime est celui d’avoir chassé la France de l’Algérie. Ces jeunes ne veulent plus croire aux crimes contre l’humanité dont nous accusons nous les adultes, aujourd’hui la France colonisatrice  de l’avoir perpétré en Algérie durant 132 ans.. Et je crois qu’il y a en quelque sorte une raison parce que même ce projet d’incrimination a été enterré et on ne parle plus de lui. Donc les auteurs de ce ‘’cache-cache’ ’sont t-ils d’accord avec les jeunes ou quoi !?

 Bien sûr, cette Algérie n’appartient plus aux gens de ma génération, qui n’ont pas su la protéger et la mener vers des lendemains qui chantent. Nous n’avons pas su marier tous les ingrédients et produire une culture originale mais authentique. Je parle, bien entendu, des gens sincères, amoureux de cette terre et de sa lumière et qui rêvaient d’en faire un pays où les hommes et les femmes connaîtraient enfin la paix, de bonheur et la joie de vivre, après tant et tant de souffrances et de privations. L’histoire en a décidé autrement et notre échec servira peut-être de leçon à cette nouvelle génération. C’est elle qui doit assumer aujourd’hui la lourde tâche de construire une nouvelle Algérie. Nous n’avons pas pu conserver et lui transmettre la culture ancestrale, celle que nous avons connue enfants, à la veille de l’indépendance et quelques années après. Peut-être qu’elle devait disparaître, après tout. Ce qui fait mal, toutefois, c’est que nous l’avons perdue sans rien gagner en échange.

le phénomène nouveau, à peine l’indépendance obtenue, consistait donc en l’éruption en force d’un capitalisme soit disant national mais sans antécédents de travail et de production, étant, la plupart du temps, le fruit d’une situation trouble, parasitaire, spontanée et parfois truquée en vue de mener, insidieusement, des projets anti révolutionnaires sinon antinationaux ou, tout au moins, de créer un état de choses contrenature propice à l’enrichissement sauvage des individus et des clans. Et peut être une mainmise sur l’économie et une partie des biens immobiliers avant que la situation politique ne s’éclaircisse dans les premières années de l’indépendance, ce qui est en cause et dont nous trainons depuis lors le boulet. Et puis j’ai constaté que nos villes et villages, se sont clochardisés, chaque ville est entourait de bidon villes et constructions illicites entamées par des individus à la vue de tous les élus des assemblées et des membres de l’autorité à leurs têtes les walis qui ne disaient walou devant cette mascarade,. Et dans tout cela et comme fond de décor, il faudrait tenir compte de cet »exode intérieur », gigantesque marqué par des mouvements migratoires visant les villes et bourgades et même les simples villages et fuyant donc les campagnes , l’agriculture et le cheptel, une terrible désaffectation du métier agricole de la part des paysans. Le reste à été exécuté durant la décennie noire. Les uns chassés les autres pour s’accaparer des terres agricoles.

. Mais tout cela qui est encore plus grave que les maux sociaux mis à l’index par nos chartes successives puisqu’il les engendre au centuple, parait bien être un facteur de régression historique et un élément capable, non seulement de déclasser nos propres valeurs mais de les appauvrir, de les rendre indigentes et médiocres. En effet, la complaisance qu’elle implique nie l’effort et le mérite, la qualité et la formation requises d’un choix, utile au pays puisque  au nom des liens de famille, de clan et de groupe social parasitaire on désigne à des responsabilités ou à des tâches délicates ceux qui ne sont pas en mesure, professionnellement et moralement parlant, de s’en acquitter.


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Displaying 2 Comments
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  1. thirga dit :

    Quels amalgames vous faites pour votre néo-bleuite! Il n’y avait de « Conseil de la révolution » avant avant le coup d’État du 19 juin. Confondre les structures de la révolution post-1er novembre 54 avec les cinquante années du parti inique, c’est vouloir seulement faire le procès à ceux qui ont réussi malgré les traitres comme Messali, les Bensaid, les Belhadjistes, les Adjoul-adjoul et…bien sur Benbella

  2. c l’affaire mellouk tout simplement

    http://www.anp.org

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