DzActiviste.info Publié le mar 2 Oct 2012

Khadra et la charia

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Lu (tardivement) dans Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra.

Il s’agit d’un passage (p 263- 264, édition Pocket) où le narrateur (autrement dit, un peu voire beaucoup de Khadra même si « je, est un autre »), évoque son oncle et son épouse Germaine, ses deux parents adoptifs.

Voici l’extrait qui donne à réfléchir sur les connaissances réelles de Khadra en matière d’islam ou bien alors à propos de ses intentions en tant qu’écrivain :

« Ils (son oncle et Germaine) étaient l’amour sans concession, l’amour parfait. Dans la charia, il est impératif pour une non-musulmane de se convertir à l’islam avant d’épouser un musulman. Mon oncle n’était pas de cet avis. Il lui importait peu que sa femme fût chrétienne ou païenne« .

Belle leçon de tolérance… Sauf que l’islam n’oblige pas la non-musulmane à se convertir avant d’épouser un musulman. Certes, un non-musulman doit se convertir pour épouser une musulmane mais l’inverse n’est pas vrai et Khadra avance ainsi une énormité. Nombre de chrétiennes et de juives ont épousé des musulmans sans avoir à se convertir comme en témoigne l’importance des mariages dits mixtes.

Cette erreur est curieusement passée inaperçue. Est-ce à dire que celles et ceux qui ont atteint la page 264 ne l’ont pas relevée ? Quid des correcteurs ? En tous les cas, il s’agit d’une erreur étonnante sous la plume de quelqu’un qui revendique sa culture arabo-musulmane.
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