DzActiviste.info Publié le dim 15 Avr 2012

Krim, Amirouche, Rencontre ultime pour un futur chef légendaire de la Kabylie

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Colonel Amirouche, Le Lion de la Soummam, chef de la wilaya IIIEn mars 1955, Krim Belkacem avait besoin de se replonger dans les problèmes de sa région (La Kabylie). La mise en place d’un réseau à Alger lui avait demandé beaucoup trop de temps. Son bras droit Ouamrane était maintenant chef de l’Algérois (Après l’Arestation de Rabah Bitat), il avait donc dû donner des responsabilités accrues à certains chefs de zone qui depuis le 1er novembre avaient fait leurs preuves, mais il ne tenait pas à leur laisser la bride sur le cou car leurs caractères étaient loin d’être faciles.

Au premier rang de ces hommes se détachait Amirouche, un montagnard de vingt-neuf ans, un sac d’os d’un mètre quatre-vingts, sec et noueux, infatigable. Un visage creusé, des yeux marron très écartés. Longtemps il avait porté la barbe, puis l’avait rasée, ne gardant qu’une large moustache. Il avait quitté son village de Tasseft-Ouaguemoune, dans les Ouacif, en plein Djurdjura, pour travailler à Paris où il avait milité dans les rangs du M.T.L.D. Puis, plus préoccupé de problèmes religieux que de politique, il avait rejoint les rangs des Oulémas réformistes. Sa famille était aisée, intellectuelle, on lisait chez les Ait Hamouda -son véritable nom-, mais il n’avait pas poursuivi d’études. Il était simplement lettré, comme on dit dans les fiches de police, et son intelligence lui permettait d’assimiler et d’analyser une situation.

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Article original rédigé par aziz3d et publié sur Guerre d’Algérie
Reproduction interdite sans autorisation


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