DzActiviste.info Publié le mer 11 Déc 2013

La bataille des frontières

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J’ai beau tourner en tous sens la même question, lire et relire les déclarations des hommes politiques algériens depuis thumb_machiavel1962,décortiquer chaque mot du «Prince» de Machiavel, analyser les théories de Clausewitz, réfléchir aux prédictions de Nostradamus, décoder les hiéroglyphes et les énigmes du Sphinx, ré-écrire en latin les mémoires de César, c’est en retraversant la pensée de Mandela que je parviens enfin à comprendre de quoi souffre un pays comme l’Algérie qui malgré sa situation géographique, ses ressources naturelles immenses, son Histoire millénaire, son potentiel humain, son intelligentsia  et son rôle dans le temps, ne cesse de régresser à la vitesse de la lumière d’une super nova éteinte depuis XX milliards d’années ou du moins qui stagne pour faire patauger, depuis 1/2 siècle, un Peuple à la démographie galopante qui oscille sur le Pendule de l’axe du Mal.

L’expression à la mode ( de chez nous) énoncée doctement par les douctours es sciences/ fiction est: « Il faut changer le système !».

Yallah ! Au boulot! Qu’est ce qu’on attend?( pour être heureux). Godot, godillot, le Messie, l’homme providentiel wa akhirihi..?

Il n’y a rien, mais vraiment rien à attendre qui ne vienne de nous, nous qui sommes à l’intérieur de ce «système» ce serpent qui se mord la queue et nous roule dans la farine en nous faisant pousser des cris d’orfraie.

Ce « système» dure et perdure depuis 50 années bien empesées car il s’auto-alimente à la source de notre désarroi en faisant de nous des victimes dont nous sommes les bourreaux.

Mandela l’avait compris il y a bien longtemps. Changer un système ne se fait pas sur un claquement de doigt(s) ni sur une espérance qui serait portée par un idéal flou.

Le «système» , monstre patenté du Loch Ness de notre environnement mémoriel ne peut changer que de l’intérieur. Ceci explique et met au grand jour la difficulté à faire évoluer une pensée figée.

Car tout est attendu comme devant venir de «l’extérieur», de cet ailleurs qui n’existe que dans une illusion puérile, un fantasme qui se nommerait Kaboul, Ryadh, Téhéran , Paris Londres ou Washington.

Quelle que soit la volonté des hommes et des femmes, leur compétence, leur détermination, «le système» résiste car il est question de sa survie. Eh oui !

L’ URSS, superpuissance a éclaté, l’Allemagne a retrouvé le lit du fleuve de son histoire, l’Afrique du Sud, «modèle» de l’apartheid s’est ouverte et tout cela s’est fait de l’intérieur.

Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Tunisie, au Chili de Pinochet… Pour se convaincre qu’une véritable révolution ne peut se faire si elle est pilotée de l’extérieur.

Le syndrome a été soigneusement entretenu pendant 1/2 siècle par les gouvernants algériens qui se sont succédés en jouant une «partition» qu’ils n’ont pas su déchiffrer.

Bien sûr, De Klerk a dû subir des pressions internationales qui l’ont amenées à réviser la politique de l’Afrique du Sud et à libérer Mandela qui pour sa part à compris qu’il devait tout, tout , connaitre de son adversaire qu’il a combattu avec détermination.

Mais en Algérie, on a tout compris… Sauf l’essentiel.

Allons nous enfin oser franchir «les frontières» virtuelles d’un mode de pensée obsolète?

ALG-59-421-R14


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J’ai beau tourner en tous sens la même question, lire et relire les déclarations des hommes politiques algériens depuis thumb_machiavel1962,décortiquer chaque mot du «Prince» de Machiavel, analyser les théories de Clausewitz, réfléchir aux prédictions de Nostradamus, décoder les hiéroglyphes et les énigmes du Sphinx, ré-écrire en latin les mémoires de César, c’est en retraversant la pensée de Mandela que je parviens enfin à comprendre de quoi souffre un pays comme l’Algérie qui malgré sa situation géographique, ses ressources naturelles immenses, son Histoire millénaire, son potentiel humain, son intelligentsia  et son rôle dans le temps, ne cesse de régresser à la vitesse de la lumière d’une super nova éteinte depuis XX milliards d’années ou du moins qui stagne pour faire patauger, depuis 1/2 siècle, un Peuple à la démographie galopante qui oscille sur le Pendule de l’axe du Mal.

L’expression à la mode ( de chez nous) énoncée doctement par les douctours es sciences/ fiction est: « Il faut changer le système !».

Yallah ! Au boulot! Qu’est ce qu’on attend?( pour être heureux). Godot, godillot, le Messie, l’homme providentiel wa akhirihi..?

Il n’y a rien, mais vraiment rien à attendre qui ne vienne de nous, nous qui sommes à l’intérieur de ce «système» ce serpent qui se mord la queue et nous roule dans la farine en nous faisant pousser des cris d’orfraie.

Ce « système» dure et perdure depuis 50 années bien empesées car il s’auto-alimente à la source de notre désarroi en faisant de nous des victimes dont nous sommes les bourreaux.

Mandela l’avait compris il y a bien longtemps. Changer un système ne se fait pas sur un claquement de doigt(s) ni sur une espérance qui serait portée par un idéal flou.

Le «système» , monstre patenté du Loch Ness de notre environnement mémoriel ne peut changer que de l’intérieur. Ceci explique et met au grand jour la difficulté à faire évoluer une pensée figée.

Car tout est attendu comme devant venir de «l’extérieur», de cet ailleurs qui n’existe que dans une illusion puérile, un fantasme qui se nommerait Kaboul, Ryadh, Téhéran , Paris Londres ou Washington.

Quelle que soit la volonté des hommes et des femmes, leur compétence, leur détermination, «le système» résiste car il est question de sa survie. Eh oui !

L’ URSS, superpuissance a éclaté, l’Allemagne a retrouvé le lit du fleuve de son histoire, l’Afrique du Sud, «modèle» de l’apartheid s’est ouverte et tout cela s’est fait de l’intérieur.

Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Tunisie, au Chili de Pinochet… Pour se convaincre qu’une véritable révolution ne peut se faire si elle est pilotée de l’extérieur.

Le syndrome a été soigneusement entretenu pendant 1/2 siècle par les gouvernants algériens qui se sont succédés en jouant une «partition» qu’ils n’ont pas su déchiffrer.

Bien sûr, De Klerk a dû subir des pressions internationales qui l’ont amenées à réviser la politique de l’Afrique du Sud et à libérer Mandela qui pour sa part à compris qu’il devait tout, tout , connaitre de son adversaire qu’il a combattu avec détermination.

Mais en Algérie, on a tout compris… Sauf l’essentiel.

Allons nous enfin oser franchir «les frontières» virtuelles d’un mode de pensée obsolète?

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L’expression à la mode ( de chez nous) énoncée doctement par les douctours es sciences/ fiction est: « Il faut changer le système !».

Yallah ! Au boulot! Qu’est ce qu’on attend?( pour être heureux). Godot, godillot, le Messie, l’homme providentiel wa akhirihi..?

Il n’y a rien, mais vraiment rien à attendre qui ne vienne de nous, nous qui sommes à l’intérieur de ce «système» ce serpent qui se mord la queue et nous roule dans la farine en nous faisant pousser des cris d’orfraie.

Ce « système» dure et perdure depuis 50 années bien empesées car il s’auto-alimente à la source de notre désarroi en faisant de nous des victimes dont nous sommes les bourreaux.

Mandela l’avait compris il y a bien longtemps. Changer un système ne se fait pas sur un claquement de doigt(s) ni sur une espérance qui serait portée par un idéal flou.

Le «système» , monstre patenté du Loch Ness de notre environnement mémoriel ne peut changer que de l’intérieur. Ceci explique et met au grand jour la difficulté à faire évoluer une pensée figée.

Car tout est attendu comme devant venir de «l’extérieur», de cet ailleurs qui n’existe que dans une illusion puérile, un fantasme qui se nommerait Kaboul, Ryadh, Téhéran , Paris Londres ou Washington.

Quelle que soit la volonté des hommes et des femmes, leur compétence, leur détermination, «le système» résiste car il est question de sa survie. Eh oui !

L’ URSS, superpuissance a éclaté, l’Allemagne a retrouvé le lit du fleuve de son histoire, l’Afrique du Sud, «modèle» de l’apartheid s’est ouverte et tout cela s’est fait de l’intérieur.

Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Tunisie, au Chili de Pinochet… Pour se convaincre qu’une véritable révolution ne peut se faire si elle est pilotée de l’extérieur.

Le syndrome a été soigneusement entretenu pendant 1/2 siècle par les gouvernants algériens qui se sont succédés en jouant une «partition» qu’ils n’ont pas su déchiffrer.

Bien sûr, De Klerk a dû subir des pressions internationales qui l’ont amenées à réviser la politique de l’Afrique du Sud et à libérer Mandela qui pour sa part à compris qu’il devait tout, tout , connaitre de son adversaire qu’il a combattu avec détermination.

Mais en Algérie, on a tout compris… Sauf l’essentiel.

Allons nous enfin oser franchir «les frontières» virtuelles d’un mode de pensée obsolète?

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L’expression à la mode ( de chez nous) énoncée doctement par les douctours es sciences/ fiction est: « Il faut changer le système !».

Yallah ! Au boulot! Qu’est ce qu’on attend?( pour être heureux). Godot, godillot, le Messie, l’homme providentiel wa akhirihi..?

Il n’y a rien, mais vraiment rien à attendre qui ne vienne de nous, nous qui sommes à l’intérieur de ce «système» ce serpent qui se mord la queue et nous roule dans la farine en nous faisant pousser des cris d’orfraie.

Ce « système» dure et perdure depuis 50 années bien empesées car il s’auto-alimente à la source de notre désarroi en faisant de nous des victimes dont nous sommes les bourreaux.

Mandela l’avait compris il y a bien longtemps. Changer un système ne se fait pas sur un claquement de doigt(s) ni sur une espérance qui serait portée par un idéal flou.

Le «système» , monstre patenté du Loch Ness de notre environnement mémoriel ne peut changer que de l’intérieur. Ceci explique et met au grand jour la difficulté à faire évoluer une pensée figée.

Car tout est attendu comme devant venir de «l’extérieur», de cet ailleurs qui n’existe que dans une illusion puérile, un fantasme qui se nommerait Kaboul, Ryadh, Téhéran , Paris Londres ou Washington.

Quelle que soit la volonté des hommes et des femmes, leur compétence, leur détermination, «le système» résiste car il est question de sa survie. Eh oui !

L’ URSS, superpuissance a éclaté, l’Allemagne a retrouvé le lit du fleuve de son histoire, l’Afrique du Sud, «modèle» de l’apartheid s’est ouverte et tout cela s’est fait de l’intérieur.

Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Tunisie, au Chili de Pinochet… Pour se convaincre qu’une véritable révolution ne peut se faire si elle est pilotée de l’extérieur.

Le syndrome a été soigneusement entretenu pendant 1/2 siècle par les gouvernants algériens qui se sont succédés en jouant une «partition» qu’ils n’ont pas su déchiffrer.

Bien sûr, De Klerk a dû subir des pressions internationales qui l’ont amenées à réviser la politique de l’Afrique du Sud et à libérer Mandela qui pour sa part à compris qu’il devait tout, tout , connaitre de son adversaire qu’il a combattu avec détermination.

Mais en Algérie, on a tout compris… Sauf l’essentiel.

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