DzActiviste.info Publié le sam 7 Juil 2012

La bauté de l’Algérie notre Amour un bref exemple: JIJEL !!!

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SAISON ESTIVALE
Jijel, la destination de rêve

Jijel, une ville touristique parmi les plus prisées en saison estivale, elle reste une destination privilégiée des touristes, en dépit de l’absence de certaines commodités en matière de tourisme. J ijel, une ville riche de sites et de curiosités naturelles qui font sa réputation, son littoral a toujours été l’une des premières destinations nationales en période estivale. Ornée de criques, d’îles, d’îlots et d’autres sites enchanteurs et envoûtants, Jijel est un port sur la mer Méditerranée. Selon certaines versions, le nom originel de la ville vient du berbère «Ighil Gili» qui signifie, la colline de l’exil ou encore «Ighil Ighil» qui signifie de colline en colline. Nous empruntons la route reliant la ville de Constantine à Jijel, via le gigantesque barrage de Bouharoun, la corniche Jijelienne nous accueille. Le bleu de la mer et la verdure des forets nous saisit. Un vrai coup de foudre pour sa corniche et ses panoramas à couper le souffle. Malgré que notre périple n’ait duré que quelques minutes, la ville a ravi les cours et a laissé de bonnes impressions auprès de la délégation des journalistes qui était en tournée dans plusieurs wilayas du pays, dans le cadre d’un Eductour organisé par l’Office national du tourisme et le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Ce qui attire les visiteurs à Jijel, c’est surtout son littoral, puis, il y a cette côte offrant une magnifique corniche propice à la détente et à la relaxation par son calme et sa sérénité ajoutés à la beauté d’un paysage féerique qui n’a pas d’égal. Connue par sa corniche, ses falaises et ses plages, la ville de Jijel reste une destination privilégiée des estivants, venus de divers horizons. L’année passée, ils étaient, selon les estimations de la direction du tourisme de la région, plus de 7 millions de visiteurs à s’y rendre jusqu’à la fin du mois de juillet. Mais le véritable problème que connaît le secteur du tourisme à Jijel reste incontestablement les structures d’accueil et les bonnes conditions de séjour. Les infrastructures hôtelières existantes n’ont assuré que 450 000 nuitées, (chiffres de la direction du tourisme), un nombre insuffisant par rapport aux estivants qui ont séjourné à Jijel l’année écoulée. Cela, sans compter ceux qui ont opté pour l’hébergement chez l’habitant. Pour cette année, la C o r n i c h e Jijellienne, connait une affluence d’estivants non des moindres en cette période caractérisée par des pics de chaleurs jamais enregistrés en cette fin de mois de juin et début de mois de juillet. Sur 50 plages, 22 plages sont autorisées à la baignade. Ces criques sont prises d’assaut durant cette saison par les estivants, si l’on en juge par le déferlement des baigneurs. À l’ouest, El Aouana (Cavallo), fait partie de la Corniche Jijelienne. Avec son îlot (Ed’Zira) et d’autres îlots dispersés, un véritable havre de paix et de détente attirent d’avantage des estivants de toutes les destinations. Une île où les gens vont pour passer la journée où même la nuit pour certains d’entre eux qui aiment s’éloigner du tapage des plages et des lieux publics. Mais cette effervescence des plages, ne nous fait pas oublier les avatars, compte tenu de l’absence de certaines commodités en matière de tourisme, tel le manque des sanitaires en plein centre-ville, sans trop insister sur les déversements des eaux usées dans la mer.

LES GROTTES MERVEILLEUSES ACCUEILLENT PLUS DE 3 000 VISITEURS PAR JOUR
Parmi les sites les plus prisés par les estivants à Jijel, les grottes magiques. Implantées le long de la Corniche Jijelienne une des plus célèbres curiosités de la nature, elles constituent un lieu de prédilection de millions d’estivants et de touristes nationaux et étrangers. Gérée par le Parc national de Taza en coordination avec la direction générale des forêts et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, ce site reçoit chaque année, et particulièrement en période estivale, de nombreux visiteurs, en quête de connaissance ou poussés par le désir d’approcher des formes merveilleuses de ce site. Une vraie merveille de Dame Nature par les sculptures des stalactites et des stalagmites façonnés par le temps. Découvertes en 1917 lors des travaux de réalisation de la route qui relie Jijel à Béjaïa. Ces excavations où la température est stable durant toute l’année, attirent des flux de touristes dont le nombre pourra dépasser quotidiennement les 3 000 visiteurs, dira Khalifa Bouina, le guide touristique de la grotte et qui ajoute que ce chiffre pourra être revu à la hausse pour le seul mois de juillet, qui peut accueillir jusqu’à 6 000, 7 000 visiteurs par jours. Pour le guide Khalifa, les grottes sont le miroir de Jijel, elles constituent un passage obligé pour tous les visiteurs.

DES COULEURS ET DES SONS EN HARMONIE
La température à l’intérieur de cette grotte spacieuse est constante de 18 degrés centigrades, avec un taux d’humidité variant entre 60 % et 80 %. Le visiteur de ce joyau de la nature souterraine se laisse s’abandonner à l’intérieur de la grotte à l’observation des formes impressionnantes que présentent ces concrétions calcaires. La statue de la liberté, la rose des sables, la coupe du monde, ou encore des configurations des animaux, sont autant de formes aussi étranges les unes que les autres, qui impressionnent le visiteur. La magie de ce site réside aussi dans des sons cristallins en harmonie qui parviennent des stalagmites, où chacun d’eux pourra remplacer un instrument musical africain. À toutes ces formes s’ajoutent des couleurs des stalactites et des stalagmites où chaque couleur correspond à un métal sauf la couleur noire qui est causée par l’oxydation due au contact de l’homme. Pour cela, il est interdit de prendre des photos à l’intérieur de la grotte, car le flash pourrait causer des effets néfastes, explique le guide touristique.

CARENCE DES INFRASTRUCTURES HÔTELIÈRES
Un handicap de taille contraint la promotion du tourisme dans la région de Jijel. Il s’agit d’une carence des infrastructures hôtelières. Pour une ville côtière seule 23 petits hôtels sont en activité, dont la plupart restent loin des normes requises, notamment en matière d’hygiène et de qualité des prestations. Le fait le plus marquant est que tout le long de la corniche, on n’aperçoit pas l’ombre d’un hôtel. Quant aux prix, ils restent exorbitants. Rebutés par ces tarifs, les estivants préfèrent la location de maison appartenant à des privés, autrement dit maisons d’hote. Pour profiter pleinement de leur séjour, par le biais des annonces collées un peu partout, et de bouche à oreille, compte tenu des prix élevés affichés par les hôtels qui varient entre 8 000 et 10 000 DA la nuitée. Ces gens-là, qui habitent sur place, préfèrent louer et veiller sur leurs demeures. Une forme d’hébergement que le ministère du Tourisme à régulé dernièrement. L’hôtellerie à Jijel est marquée par la saisonnalité, l’été étant la seule période à forte fréquentation. La courte période des vacances cette année à cause du mois sacré a fait que la demande s’est davantage accentuée à partir du mois de juin, explique le directeur du tourisme de la région.

 source: “courrier d’Algérie” par LOUSA AÏT RAMDANE


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