DzActiviste.info Publié le ven 7 Déc 2012

La blague du week-end : Les polices arabes veulent profiter de l’expérience algérienne

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Jeudi 6 décembre à 10:10

 

 

L’expérience de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste a été, à maintes fois, sollicitée dans des rencontres internationales liées à la sécurité. Le développement de sa police de proximité pour la gestion des situations les plus délicates est l’autre domaine qui intéresse davantage les pays arabes en général et ceux qui connaissent des conflits politiques et sociaux en particulier.

Ces deux thèmes liés à la sécurité publique, seront à l’ordre du jour du 36e congrès des chefs de la police arabes qui se tiendra à Alger dimanche et lundi prochains.

Consciente de l’importance de cette rencontre internationale et du rôle que doit jouer les représentants de l’Algérie dans les débats, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a précédé l’évènement par la tenue, avant-hier à l’école d’application de Soumâa (Blida), d’une importante conférence sur le thème de «La coopération sécuritaire arabe et le rôle de l’Algérie dans son renforcement ».

En effet, tout a été mis en place pour que la rencontre d’Alger soit fructueuse pour le monde arabe et verse dans l’intérêt commun de lutter contre toutes les formes d’insécurité notamment le crime transfrontalier dont le terrorisme, le trafic d’armes, de stupéfiants et le blanchiment d’argent.

Beaucoup est attendu de la participation algérienne au 36e congrès des Etats arabes sur la sécurité d’autant plus qu’elle doit jouer un rôle prépondérant dans le renforcement de la coopération sécuritaire arabe.

C’est ce qui a été, entre autres, réitéré lors de la conférence de Soumââ par le commissaire divisionnaire Mohamed Bouhana du Bureau de coopération internationale à la DGSN qui est revenu sur ce rôle primordial de l’Algérie.

«L’Algérie a mis son expérience acquise sur le terrain en matière de sécurité à la disposition des pays arabes, pour en bénéficier notamment, dans les domaines de la lutte anti-terroriste et de la mise en place de la police de proximité», a-t-il indiqué et d’expliquer que ce rôle s’articule autour de plusieurs domaines dont celui de la contribution à l’élaboration de textes de lois en la matière, concernant particulièrement le statut du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, créé en 1982 au Maroc et considéré comme «la plus haute autorité sécuritaire arabe».

Cette instance a permis, faut-il le rappeler, aux ministres de l’Intérieur des pays arabes de tenir, depuis sa création, 29 sessions dont la 17e avait été abritée par l’Algérie en janvier 2000, et avait permis d’adopter la proposition algérienne pour la mise en place d’un système moderne de communication pour relier les Etats arabes et les appareils du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, et ce, dans le but d’assurer la sécurité de leurs peuples.

Le conférencier a rappelé, également, que l’Algérie a abrité en 1996, le 20e Congrès des dirigeants de la police et de la sécurité arabe.

«Ce Congrès avait permis d’atteindre un stade qualitatif dans la coopération sécuritaire inter- Etats arabes notamment dans le domaine de la lutte contre la criminalité organisée et transfrontalière dont le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme», a-t-il indiqué en mettant en exergue le rôle de l’Algérie dans l’initiation de diverses conventions et la mise en place d’une stratégie sécuritaire arabe en matière de lutte contre le trafic des stupéfiants, la sensibilisation contre les fléaux sociaux, la lutte contre le terrorisme et le banditisme.

Une stratégie qui devra se renforcer et connaître de nouvelles recommandations à l’issue de la rencontre d’Alger prévue les 9 et 10 du mois de décembre en cours.

Radia Zerrouki

 


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