DzActiviste.info Publié le mer 5 Déc 2012

La campagne de Tab Jnanou IV est lancée !

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De partout, des quatre coins du pays, de toutes les formations popo-litiques, des appels sont lancés, pour que Tab Jnanou se représente à un quatrième mandat. Ce sera bientôt la course à l’allégeance. Les derniers à se manifester ne trouveront pas leur place, au concert de la mangeoire. L’heure de la Kwada a sonné !

Le pays tout entier s’enfonce dans l’indicible déchéance, la corruption triomphe, la médiocratie règne en maître, la jeunesse ne rêve plus que de s’exiler, et la nation toute entière n’est plus qu’un vaste bazar. Seul l’argent des générations futures parvient à perfuser le moribond qu’est devenu notre malheureux pays. 

Malgré cela, toute honte bue, ceux-là même qui se sustentent au sang, et à la chair, de la patrie, qui s’y livrent à la prédation la plus débridée, qui se font élire en mobilisant la technique éprouvée de la fraude et du bourrage des urnes, ceux-là, et celles-là, nous haranguent et nous interpellent, pour nous aiguilloner, pour nous enthousiasmer, pour nous inciter à nous ranger tous derrière la future candidature de celui dont on pensait qu’il ne finirait même pas son mandat actuel, de celui qui voulait leguer le pays à son propre frère, si le printemps des peuples n’était pas venu interrompre une machination qui avait déjà été mise sur rails.

Les clientèles mafieuses et popo-litiques qui gesticulent et cacquètent, qui pataugent dans la fange, et qui fourbissent déjà leurs brosses à reluire, sont tout à fait dans leur logiques de petits et grands profiteurs. Il est normal qu’elles tentent de se bien faire voir, pour continuer à fréquenter l’odieuse mangeoire, et le douillet chenil.

Ce qui est révoltant, par contre, est cette incompréhensible passivité d’un peuple qui fut brave et digne. Un peuple qui s’éteint doucement, dont il ne subsiste plus que quelques braises ardentes, sous la cendre épaisse de l’ignominie. 

Mlaheur au peuple qui n’a plus de respect pour lui-même !
Mlaheur au peuple qui s’est laissé enchaîner par du vil argent, par de vaines, et de bien piètres miettes, tombées de la table des maîtres !
Malheur au peuple qui s’est laissé dépouiller de sa dignité !

D.Benchenouf


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