DzActiviste.info Publié le dim 13 Avr 2014

La caverne des pantins Ali, ses maîtres occupants et leurs vénérables et fidèles gardiens

Partager

:

231 Saïd AIT ABDALLAH

A la seule évocation de ce titre, même bien au-delà de nos frontières, l’observateur le moins avisé sans la moindre hésitation ne manquera pas de désigner la malheureuse et piteuse Algérie.

Comme d’ailleurs bon nombre de ces observateurs qui peinent à comprendre qu’une aussi grandiose Révolution, qui a suscité le respect et l’admiration du monde entier, soit réduite en un laps de temps à la tristement célèbre CAVERNE D’ALI BABA complétée et noyée par un océan de sang du peuple algérien.

Si tout un chacun peine à comprendre, le peuple algérien quant à lui est condamné à puiser au-delà même de ses ressources pour ne pas faillir et trahir l’idéal des hommes libres ayant sacrifiés leur vie pour la reconnaissance d’un autre Statut, d’un autre Destin, et d’une autre Histoire.

Quelque soient l’intelligence et la puissance du système totalement corrompu et soumis au dictat de ses maitres, sa férocité, son opacité, ses pratiques génocidaires, ne peuvent que renforcer nos convictions sur sa nature comme il ne pourra jamais nous faire douter ou nous détourner de ce que nous avons vu et vécu tout au long de son règne terrifiant.  A la veille de cet important et explosif rendez-vous électorale, le système dépravé devenu la risée du monde va une énième fois manœuvrer pour assurer sa survie, mettre à l’abri les intérêts de ses maitres et sauver leurs milliards placés dans les paradis fiscaux, volés au peuple algérien.

Dans les pays dignes de ce nom, les élections constituent le socle fondamental de la démocratie ; en Algérie, c’est la farce à répétition qui perpétue le système dictatorial et corrompu, aux tares désastreuses jamais égalées dans l’histoire de l’Humanité.                  C’est dans le souci majeur de regarder de plus près cet évènement mortuaire pour ne pas cautionner une pièce théâtrale de très mauvais goût que le peuple algérien, à travers tous ses enfants, est interpelé pour refuser le chemin de l’abattoir tracé et conçu par les partisans de notre disparition.

Pour mieux comprendre le processus, il appartient aux générations de la Révolution, de l’après indépendance, de l’actuelle et des futures de revisiter à chaque fois que c’est nécessaire l’histoire de cette jeune nation meurtrie et trahie.

 

 

On se souvient parfaitement de l’assassinat de l’architecte en chef de la Révolution Algérienne feu ABANE RAMDANE étranglé avec des fils de fer par ses « frères » de combat et que le « sérieux » quotidien El Moudjahid dirigé par le grand éradicateur  –négociateur plus tard des accords d’Evian nous informant de la mort de notre héros tombé au champ d’honneur les armes à la main. Il est évident qu’un tel désastre à travers ce grotesque et monstrueux mensonge démontre que de telles pratiques sont bien ancrées dans les mœurs politiques des dirigeants ALGERIENS.

Vous avez beau chasser le naturel, il revient vite au galop.

Monsieur Mouloud HAMROUCHE et certains officiers de l’armée sur lesquels je reviendrais, tout en retirant sa candidature de la course aux présidentielles du 17 avril invite l’armée et les jeunes officiers à sauver l’Algérie sous le prétexte que c’est la seule force disciplinée et organisée. Etant un enfant du système, il plonge dans ses vieux souvenirs presque d’enfance où il accompagnait durant 13 ans un vrai chef militaire qui voulait prendre en main le destin de son pays convaincu que bien des dictateurs ont sauvé leurs nations.

Durant le règne du président BEN BELLA qui passa beaucoup plus de temps à éliminer des prestigieux officiers de l’ALN tel le colonel CHABANI et pousser d’autres comme Hocine AIT AHMED à prendre les armes et à rejoindre les maquis offrant ainsi l’opportunité où colonel Houari BOUMEDIENE de s’emparer du pouvoir avec la création du Conseil de la Révolution.

Il me parait extrêmement prétentieux de vouloir pénétrer aussi légèrement le secret des Dieux, c’est pourquoi, je me limiterais sincèrement et fidèlement à relater ce que j’ai vu et ce que j’ai vécu. Dans notre conscience collective, la génération de l’après-guerre avait conclu que la guerre était bel et bien finie, alors que la jeune nation était en construction, des circulaires nous parvenaient des hauts dirigeants nous demandant d’être vigilants face à une guerre économique visant le pays.

Nous avons constaté que l’ancienne puissance coloniale sous l’impulsion des partisans de l’Algérie française voyait d’un mauvais œil l’envol de leur ancienne colonie et l’émancipation de ses indigènes.

Cela s’est traduit ouvertement par différents embargos,  essentiellement dans le secteur du vignoble et surtout dans celui du tourisme, ou un effort considérable d’investissement a été consenti.

Nos dirigeants étaient soucieux de gagner la bataille économique, indispensable à la consolidation de l’indépendance politique d’où la récupération et la nationalisation de toutes les potentialités énergétiques de l’Algérie.

 

Les détournements des deniers publics seront désormais punis de la peine de mort, comme en témoigne l’affaire  de la SNTR, au cours de laquelle un jeune fonctionnaire a été fusillé. Le militaire n’avait pas besoin d’armes, il sera équipé de pelles et de pioches pour reverdir tous les paysages algériens dévastés par le napalm à travers des campagnes de reboisement et surtout chargé de la réalisation gigantesque de la TRANSAHARIENNE, un des plus grand défi vers la conquête du désert.

Avec très peu de moyens, l’Algérie fera un pas de géant. De grands complexes industriels, des complexes et hôtels de standing international, des usines dans presque tous les secteurs, des complexes sportifs, l’imposant stade du 5 juillet.

Notre jeunesse, celle qui fêtait le 5 juillet, nos sportifs dans tous les domaines ou presque rivalisaient avec ceux des grandes nations, le handball, le football, la boxe plus particulièrement. L’Algérie venait de battre l’équipe allemande, l’une des plus grande équipe du monde dans une compétition en coupe du monde, juste vingt ans après l’indépendance. L’Algérie venait de prendre son envol et cela dérangeait énormément, sans parler de nos universitaires qui étaient en nombre dans la plupart des grandes universités du monde. Tout cela, personne ne peut vous le cacher car nous l’avons vu et nous l’avons vécu.

  • La fin d’une époque :

Durant les obsèques du président Boumediene, le cimetière d’El alia fut totalement inondé par les larmes du futur président qui alla lui succéder, Mr Chadli BENDJEDID. Pourtant avant même que la période de son deuil ne soit finie, tous les symboles seront déboulonnés et la société canadienne Lavalin, avec tous les scandales que nous connaissons aujourd’hui, s’installera confortablement en Algérie avec à la clef le marché juteux de MAQUAM CHAHID  sur  les hauteurs d’Alger.

Aux militaires, en plus des galons allant jusqu’à Maréchal et des médailles de tous genre, il leur offre quelque chose d’extrêmement précieux : le coffre-fort.                                             Après le repos bien mérité et les affaires de lait,  de tomates, de bière, de sucre et de beaucoup d’autres, certains partiront au chevet de leur coffre-fort en qualité d’ambassadeurs en Suisse. Alors que d’autres s’octroieront des pavillons estimés à des millions dans les quartiers les plus huppés dans les capitales du monde entier, et plus particulièrement Paris.

Pour assurer leurs arrières et se réserver une certaine quiétude, il faut absolument servir les maitres, leur offrir tout le pays s’il le faut, inviter également quelques rats des villes et des champs à connotation civile pour faire diversion sur les origines des crimes.                Les quartiers chics de Paris vont devenir le repaire de toute la caste galonnée algérienne et leurs maitresses, offrant à l’ancienne puissance coloniale une occasion toute recherchée et rêvée pour stopper l’ascension de l’Algérie et reprendre sa revanche.

L’affaire de l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général BELOUCIF au milieu des années 80 et le lâche assassinat du militant Ali MECILI sont extrêmement révélatrices.

Cette ignoble trahison tendant à souiller dans toute sa profondeur la mémoire de nos martyrs et jeter un discrédit et un déshonneur sur l’ensemble des institutions de l’Etat, sera une occasion pour les pieds noirs de réclamer leurs « bien » – avec la caution des tribunaux français. (cf affaire de l’Aletti)

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=106828179397333&set=a.106828169397334.15489.100002104548864&type=1&theater

 

 

  • Les fondements de l’Etat Algérien menacés

Le cabinet noir, formé par d’anciens officiers de l’ancienne puissance coloniale qui détenait le vrai pouvoir, avait mis en place divers mécanismes pour asphyxier l’Algérie, dont notamment l’arme redoutable de la corruption.

Le délabrement généralisé du pays était visible à mille lieux, l’Algérie avait atteint sa vitesse de croisière dans la descente aux enfers.

Le 10 avril 1988, à quelques mois des évènements où furent massacrés des centaines de jeunes algériens, j’avais dans un document de 10 pages interpellé toutes les institutions de l’Etat et l’ensemble des officiers généraux de l’armée.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=112174992195985&set=a.108669395879878.17692.100002104548864&type=1&theater

 

A travers une telle initiative venant de la toute dernière échelle sociale, le dernier clochard ou la dernière femme de ménage ne s’empêchera pas de se poser la question de savoir après ce que nous vivons aujourd’hui, où ils étaient le président, HAMROUCHE, TOUFIK, ZEROUAL, YALA, BENFLIS, MEDELCI, NEZZAR, TOUATI, TARTAG, et tous les autres.

En 1990, le long et pénible périple du peuple algérien  venait d’atteindre l’enceinte d’un immense abattoir pour y mourir. Durant la même année à quelques mois seulement des élections législatives de 1991, un journaliste spécialisé des questions du monde arabe débarque sur Alger et réalise un documentaire intitulé « autopsie d’une crise », son visionnage est strictement interdit en Algérie.

Le documentaire est encadré d’un commentaire expliquant que l’élite algérienne et à sa tête l’armée va procéder au pillage systématique des richesses de l’Algérie.

Lien vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=rnGz5QlRnOo

 

Il m’a paru juste et hautement nécessaire de faire la distinction entre ces deux époques pour battre en brèche les idées faussement répandues par le système militaro-mafieux et leurs relais qui consistent à nous faire croire que l’origine du mal provient de 1962.

Dans le cimetière en 1990, le peuple algérien avait tout de même un choix, celui de sa mort par les élections. Nous avons vu des centaines de milliers d’hommes de son choix se consumer sous les braises ardentes des camps du sud et des radiations nucléaires.     Avant cela, il fallait diviser, inventer l’islamisme radical et l’affronter au Christianisme de la Kabylie. La formule n’ayant pas bien réussi, il fallait contrer la révolte islamique avec la création du GIA et continuer à assassiner le peuple. De peur d’être débordé et perdre le contrôle de la situation, le système manœuvre et fait appel au président BOUDIAF.

Lorsque survient sa liquidation, le système galonné était à la parade : « à qui profite le crime ? » pour les idiots de la cité, c’est les révoltés déchus, les internés des camps, les barbus de tous bord, c’est du moins ce qui se ressentit le plus. Mais ce qui ne se voyait presque pas et que le commun des mortels ignorait, ce sont ces grandes enquêtes diligentées par ce grand révolutionnaire, plus principalement vers la France pour en connaitre du patrimoine de la caste galonnée signant ainsi sa condamnation à mort et son exécution.

Après cela, s’ensuivit le défilé de mode étroitement contrôlé et surveillé par le régime des casquettes.

–          Ali KAFI dont les nuits furent hantées par la casquette du général Nezzar.

–          Le général ZEROUAL, ancien baroudeur et homme de troupe suspecté par les seigneurs occupants qui vont alerter leurs gardiens pour ne pas prendre le risque de voir prendre d’assaut la caverne, il en sera éloigné et contraint à une très longue hibernation.

 

Dans cette infâme et intolérable trahison, seuls les morts peuvent s’en accommoder pour sacrifier le plus possible de vivants.

Les gardiens du temple connaissaient parfaitement ces morts, ils ramenèrent BOUTEFLIKA et l’allongeront sur le trône.

 

 

 

 

 

 

 

Les nations du monde entier sont pétrifiées de voir que dans le pays, plus il y’a de l’argent, plus il y’a du désespoir, de sang et de morts ; plus il y’a de l’argent, plus les gens se suicident et s’enfuient ; plus il y’a de l’argent, plus tout s’écroule. Elles sont encore plus pétrifiées et fascinées en regardant toutes ses foules en transe refuser le départ du MORT. Jamais dans l’histoire de l’Humanité aucun autre peuple n’a éprouvé autant d’amour à la mort. Alors pour tous ceux qui se sont engraissés pour ne pas mourir, Les HAMROUCHE, ZEROUAL, TOUATI, BENHADID, BOUTEFLIKA et sa fratrie Chakib KHELIL et tant d’autres sont assurés du solide rempart TOUFIK comme d’ailleurs aussi les seigneurs maitres occupants les mieux servis .Dès lors, de quelle institution solide et organisée dont on veut nous berner après avoir vu et vécu tout cela.

 

  • Les élections de la honte :

Après avoir vu et vécu tout cela, est-il permis au dernier algérien possédant un infime brin d’honneur et de dignité, de miser un bout de clou rouillé sur  Louisa HANOUNE, sur le malade du Val de Grâce, sur un Ali BENFLIS, ses festins avec KHALIFA dans les bras de DEPARDIEU et les jupons de Catherine DENEUVE, qui va prétendre soustraire l’Algérie de la corruption et lui redonner sa fierté. Sans m’étaler sur les autres pantins, si ce n’est de relever la présence d’un ancien harki du système qui alla faire le sacrifice de sa nationalité suisse pour se mettre au service de l’Algérie.

Dans cette funeste mise en scène, l’un des seigneurs occupant John KERRY, secrétaire d’état américain va procéder à la revue des troupes prônant la transparence et surtout la sagesse avec comme mot d’ordre « que le meilleur gagne », comme souhaité d’ailleurs par tous les adhérents de la caverne. Il ne tenait pas à nous humilier davantage en s’interdisant à nous expliquer qu’à l’enterrement d’un mort, il faut lui préparer des semblants de vivants sélectionnés, expertisés, et autopsiés par leurs gardiens du temple. Et il faut être le roi des idiots pour chercher à comprendre qui sera le gagnant.

Quant au peuple enchainé, balloté et entrainé sur tous les récifs dans cette mer rouge sang, il verra partir un jour prochain celui qui ne lui aura laissé que les yeux pour pleurer et une très grande mosquée pour prier. Il a probablement déjà compris que la prière à elle seule ne sera pas suffisante pour briser ces chaines, vivre son destin, et se réinscrire une nouvelle histoire en puisant dans son énorme génie.

Ceux qui ne se sont jamais doutés de l’immensité de leur histoire, ceux qui ont eu l’honneur et le privilège de côtoyer des enfants fabuleux, enfantés par cette terre sacrée à l’image de tous nos martyrs, à l’image de ce fabuleux footballeur de légende Mustapha ZITOUNI mort dans le dénuement le plus total, humilié par des nains et de tant d’autres…

Ceux qui n’accepteront jamais les ténèbres effrayants des chauves-souris.

                       Ceux qui se battent pour le triomphe de la vérité, du droit et de la justice,

                       Pour le respect, la dignité et l’honneur des hommes.

                       Ceux qui sont convaincus que de leur sommeil, les volcans se réveillent

                       Toujours.

 


Nombre de lectures: 139 Views
Embed This