DzActiviste.info Publié le lun 25 Fév 2013

La chasse aux citoyens ! Témoignage de Noureddine Belmouhoub (+Photos)

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60944_153866714633574_100000307398619_339666_1663590_nC’est inimaginable ! Ce qui s’est passé aujourd’hui est inqualifiable ! Alors que des gens ont décidé de faire valoir leur droit au travail afin de mener une existence paisible et vivre dignement, la police a répondu par une féroce répression qui dément  tous les discours internes et externes par lesquels on veut  tromper l’opinion publique internationale à qui on veut  faire croire que l’Algérie est un Etat de droit. Un Etat de droit où des défenseurs des droits de l’homme sont arrêtés sans ménagement, comme cela fut d’ailleurs le cas pour des syndicalistes.

Tout le monde était suspect aux yeux d’une police sensée protéger les  personnes et les biens.  Rien de cela au contraire.  Personnellement j’ai eu affaire à des brutes  et si je n’affirme pas davantage, c’est parce que je considère ce qualificatif adéquat, je fus agressé par quatre sbires à l’intérieur d’une boulangerie située  à une cinquantaine de mètres  de mon domicile, et à  égale distance  du Ministère du travail et des affaires  « asociales  »

Un des quatre sbires le plus enragé du groupe  de barbouzes et le moins éduqué refusa de garder ma carte de Défenseur des droits de l’homme avec ma carte d’identité nationale. Mon entendement fut plus fort quand  il  finit par les remettre à un autre   » flic  » qui m’embarqua dans un fourgon où se trouvaient déjà trois compatriotes  d’âge moyen. Peu de temps après, » l’enragé  » revint à moi et me demanda de le  suivre pour m’embarquer dans un autre véhicule et accompagné de trois policiers en civil, il me conduira  au commissariat de police de la 4 éme Sûreté urbaine (Alger 1er Mai).

C’est dans ce couvent à virus que je fus rejoint par Messieurs Chouicha, Allam, Setti et Baali arrêtés  dans les mêmes conditions sauvages que moi. Après une heure d’attente, enfin les ordres étaient là, il fallait nous transférer, et nous voilà partis je ne sais où.  Les policiers ont fait courir le bruit que nous allions au Commissariat central d’Alger, mais l’itinéraire emprunté, m’a permis de me rendre compte que nous allions au commissariat du 6 éme Arrt d’Alger (Rue Didouche Mourad).,lieu où nous fumes  gardé à vue jusqu’à 16h pour être remis en liberté. Mes co-sequestrés arbitrairement furent conduit dans un véhicule de police vers la gare routière, afin qu’ils quittent Alger.  Quant à moi, je fus remis en liberté, sans que me soit signifié conformément à la loi, les raisons de mon arrestation et de ma séquestration arbitraire. Diabétique et bien que je l’ai signalé, ceci laissa indifférents les exécutants des ordres de la mafia qui nous gouverne.

Avec un peu de chance je serais poursuivi en justice pour avoir imaginé cette arrestation et  ma séquestration arbitraire.

Nourredine BELMOUHOUB

Défenseur des droits de l’homme

Cellule des Droits de l’homme du FCN.

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Photos des arrestations arbitraires et de la séquestration :

Belmouhoub 3
Belmouhoub 2
dadi

 

 

 

 

 

 


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