DzActiviste.info Publié le dim 11 Mai 2014

La Chine, l’Inde et le Brésil  Emergent………. l’Algérie  immerge

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bateau Algérie1Ben Allal Mohamed

Ancien magistrat de la cour des comptes

« Un laboureur debout est plus grand qu’un gentilhomme à genoux. »

Benjamin Franklin – Almanach du pauvre Richard,

 

Le Brésil de « LULA DA SILVA » et « Dilma Roussef » ; l’Inde de « JAVAHERLAL NEHRU » et la Chine  « DENG XIAOPING »( inspirateur de la reforme et de l’ouverture) ; trois grandes personnalités  ont  pu échafauder  des modèles types de développement économique et social  porteur de croissance ,  créateur de richesse ,et de bien être. En Algérie, à l’époque de feu  H.BOUMEDIENE  le modèle était : « les industries industrialisantes », ce modèle y était et   pouvait quand même promouvoir pour  donner des résultats  probants et même satisfaisants, si continuité aurait été maintenue . « Pour une meilleurs vie » slogan cher à Chadli a permis de DéBoumedienitiser  tout un modèle économique pour ne  rien instaurer  comme alternative de développement  jusqu’à aujourd’hui

Trois pays ; trois modèles, trois types de développement ; ont  fertilisé et matérialisé des résultats économiques probants par leur forte croissance économique, et l’amélioration de leurs revenus (PIB)  ,et ont pu émerger ( véritable décollage économique)pour devenir :«  pays développés »et même de nouvelles puissances ; aujourd’hui   le Brésil détrône l’Angleterre au classement économique mondiale.

Des économistes progressistes de talents   se sont mis au service de ceux qu’on appelait le Tiers-Monde pour s’en servir comme laboratoire et expérimenter leurs théories sur la régulation du capitalisme .Il y avait De Bernis  qui n’avait pas eu la main heureuse puisque cette politique( industries industrialisantes) s’était soldée par un échec cuisant . Avec François Perroux, le Suédois Myrdal, l’Argentin Prebisch et le Brésilien Furtado et le Hongrois Tibor Mende ont donné des résultats dans d’autres contrées plus pragmatistes.

Nous allons  essayer de voir  comment s’est opéré ce décollage économique et social imputé à ces trois pays et concevoir pourquoi l’Algérie  n’a  pas réussi  son pari dans le développement économique :

*En ce qui concerne le Brésil : un pays de 195 millions d’hab. Ce pays était caractérisé par la violence, la corruption, la pauvreté et la misère …. Ces fléaux rongeaient l’Etat et toutes les options économiques mises en œuvre à l’époque , n’ont pas donné de résultats satisfaisants. Avec l’arrivé de « LULA » au pouvoir ,un pragmatiste simple et sans dogme politico-socio-économique ; il avait  de ce fait opter pour :

-La stabilité macro-économique et l’intérêt du capital financier. Avant de procéder aux reformes sociales.

– Que l’Etat régule et encadre sérieusement l’activité des banques.

-Un respect très strict de l’orthodoxie budgétaire.

-L’assainissement dans la pure transparence  des finances publiques.

-Arrêt des privatisations des entreprises (ne pas suivre les recommandations désastreuses et ruineuses du F.M.I et de la banque mondiale) .aujourd’hui le Brésil fait parti du BRICS ,un outil qui détrône  le FMI..

-Liberté d’action des mouvements sociaux .

-Méga plan d’accélération de croissance (P.A.C).

 

La politique de stabilisation mener par les pouvoirs publics avec une croissance des dépenses publiques tout en minimisant sur la réduction de l’impôt afin de stimuler la demande qui entraînerait une augmentation de l’emploi avec un secteur de production qui sort de la récession, ce qui mettra un frein pour l’inflation, et donnera une forte  croissance  économique ; c’est tout un diagnostique de prévention des déclins économiques ou de récessions.

Le rôle principal de l’Etat dans le pilotage de l’économie bien que l’option soit libérale ou plutôt néolibérale.

-Un taux d’intérêt élevé favorable aux capitaux spéculatifs internationaux.

-Coopération Sud -Sud pour contrebalancer les puissances occidentales.

Avec ces différentes  actions contenues dans ces reformes simplistes le résultat obtenu était  concluant, conséquent et même extraordinaire :

La politique d’agro-business : culture intensive d’O.G.M (organismes génétiquement modifiés) et l’agro combustible  en plein essor, suivit d’une

réforme agraire au profit de la croissance. Le Brésil est devenu la 8-ieme puissance économique de la planète et membre à part entière du G-20 et du BRICS.

La théorie de modernisation selon laquelle  le développement économique et  l’augmentation du PIB opéré par le Brésil ; elle  dépend de l’orientation politique choisie et non des richesses naturelles ou des fonds internationaux (compter sur soi).

C’est un modèle qui fait son chemin au Brésil , alors qu’en Algérie  ,elle est bien pourvu de matières premières à grande échelle( pétrole et gaz…) mais dépourvu de volonté politique ,et la réside la différence qui fait  notre grand malheur.

Le modèle Brésilien basé sur une économie de marché ouvert et libre c’est déjà une forme de transition démocratique qui entraîne de facto une stabilisation plus que nécessaire à la paix sociale comme disait l’adage suivant «  le salut ne peut être pas tant dans la diplomatie que dans l’économie .»

 

La bonne volonté  raccourcit le chemin  pour le développement.

Le deuxième  pays modèle  est l’Inde : sa population est  environ de 1,2.milliards d’hab. dépassant de loin la population du continent Africain(960 millions d’hab.), l’ Inde est un  pays multiconfessionnel ( hindous-musulmans-bouddhistes-sikhs-chrétiens et bien d autres minorités…) cela représente un  cocktail de différentes cultures ,de langues, et  coutumes reparties sur 28 Etats autonomes politiquement.

L’inde connaissait la misère, les maladies meurtrières, la pauvreté, … pire que ceux existant en Afrique en plus des phénomènes de sociétés (corruption bureaucratie, crime ,maffia..…)

Le modèle de développement entamé par l’Inde reposait sur ses propres ressources avec ses propres forces vives,  ce qui lui a permis de développer une industrie et une agriculture lui permettant d’être autosuffisante (non dépendante de l’extérieur).

Son industrialisation était certes, lente ,intelligente  et continue ,car elle se faisait par les moyens à bord l’Inde refusait comme le Brésil, toute recette libérale et dévastatrice  émanant d’Europe ou des USA , dictées par le FMI et la banque mondiale ;car ces derniers ne prennent en compte ni les traditions du pays et encore moins leurs cultures ; ce mode de gouvernance  c’est comme un  « éléphant blanc »( Un éléphant blanc est une réalisation d’envergure, souvent prestigieuse et d’initiative publique, qui s’avère plus coûteuse que bénéfique et dont l’exploitation ou l’entretien devient un fardeau financier- jargon économique- ce que l’Algérie est en train de faire « la grande mosquée d’Alger »). En un mot c’est un investissement gourmand en ressources avec une rentabilité nulle et parfois négative.

Un autre facteur propulseur de la croissance économique, c’est la stabilité des institutions hindoues et sa fameuse démocratie dont l’alternance se fait le plus normalement possible, maintenir un grand pays comme l’Inde, la cohésion nationale malgré tous les phénomènes sociaux et problèmes de société chose qui n’est pas facile à réaliser ailleurs.

Mais la volonté et l’honnêteté politique  en plus de la compétence ; des qualités introuvables dans le lexique politique et économique en Algérie et même en Afrique en général.

Un « MANMOHAN SINGH »  actuel 1er ministre Sikh de confession, avec son turban bleu ,il est diplômé de l’Université de Cambridge Docteur en économie  et avait conduit en homme de science le ministère stratégique des finances et d’économie en 1991 sous Pamulaparthi Venkata Narasimha Rao .

Le décollage économique s’est opère en Inde  avec une croissance la plus élevée et ce  pendant plus de 20 ans ce qui a permis d’extraire  de la misère plus de 200 millions de pauvres en 10 ans ;en Algérie les réformes ont crée davantage de  misère (phénomène inverse).Il existe certes encore des problèmes, la situation de l’Inde durant les années 80 était semblable à l’Afrique aujourd’hui.

c’est un pays du G20 émergeant et la qualité de sa politique d’éducation sérieuse et ambitieuse a permis à l’Inde  la formation en nombre inégalé de cadres dirigeants, ingénieurs…de la  haute qualité (2 millions  d’ingénieurs ,scientifiques et cadres d entreprise/an sortent des universités indoues ).

-l’Inde est devenu la 4ieme économie mondiale après le Japon.

-sa politique agricole planifiée et ambitieuse lui a permis d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

-Premier fabricant de médicament générique.

-Bangalore possède la 2ieme technologie informatique mondiale.

« Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées. »Proverbe chinois

Le troisième pays modèle étant la Chine : Jeffery David Sachs  est un économiste américain. Il dirige et enseigne à l’Institut de la Terre de l’Université de  Columbia (New York) a qualifié le modèle chinois de la sorte : «  la Chine :c’est le processus de développement le plus réussi de l’histoire mondiale ».

Apres MAO Zedong en 1979 ;la renaissance et le réveil de la Chine par le biais d’une réforme économique  basée sur la croissance continue.

Le  fameux discours historique de DENG XIAOPING  de la Chine nouvelle  sous ,sa théorie marxiste-léniniste basée sur la réalité et le pragmatisme, était prise en considération et était formulée suivant cet adage  «  peu importe qu’un chat soit noir ou blanc  argue -.t- il tant qu’ il attrape des souris, c’est un bon chat ».

Delà, la voie de la modernisation (pragmatisme oblige)  a engendré des résultats très satisfaisants avec une croissance de l’ordre de 9%.La rupture avec la pauvreté est entamé en 10 ans ; la Chine a extirpé de la misère plus de 400 millions de pauvres ( en Algérie c’est l’inverse), le changement est devenu inimaginable et la taille de l’économie s’amplifiait de façon vertigineuse .

En 1978 la chine ne fabriquait pas plus de 300 climatiseurs ,aujourd’hui la production de la clim. dépasse les 60 millions de climatiseurs ,l’exportation  (en valeur et en quantité )de toute l’année  1979 se fait actuellement en une seule journée, alors  comment peut on imaginer la grandeur de ce développement ?.

Premier mondiale en acier –ciment- charbon et téléphonie mobile ,la Chine est devenu le premier « Atelier mondial » , toute sa production en biens et services est à faible prix de revient ; à titre d exemple : « Walmart » (officiellement Wal-Mart Stores, Inc.) est une entreprise américaine multinationale spécialisée dans la grande distribution,  son chiffre d affaire représente 2% du PIB des U.S.A  et emploie 1,5 million de travailleurs ,elle importe 18 milliard de $ de produits chinois/an.

La Chine applique une politique très claire et nette d’ouverture aux échanges commerciaux et à l’investissement par contre le japon et la Corée ; leurs modèles économiques sont basés sur une stratégie guidée par l’exportation tout en maintenant la fermeture du marché intérieur. Par contre en Chine c’est l’inverse qui se fait une économie ouverte à outrance, les architectes venues de part le monde ont construit les plus belles tours en Chine sans aucune contrainte.

Par sa solidité économique la Chine est devenu le premier détenteur de capitaux (réserves  de capitaux :plus de 1,5 trillion)  et une capacité  de résistance suffisante pour faire face aux crises et aux déclins.

Enfin la Chine est devenu :

*Le plus grand fabricant industriel mondiale  «  premier atelier de fabrication mondiale ».

*Le 2ieme consommateur mondiale.

*Le premier épargnant mondiale.

*Le 2ieme rang en dépense militaire

*Il est membre  du G20 et du BRICS.

Ce sont trois prototypes de modèle de développement économique qui ont émergé de par leur décollage pour devenir de puissantes économies actuelles et sont actuellement en train de modeler la planète à leur façon bien méritante.

« La richesse amassée est un fumier puant ; la richesse   répandue est un engrais fertile. »Proverbe anglais

Qu’en est il pour ce qui  concerne le cas  de l’Algérie :

En 1967, avec le premier plan  de développement ,un modèle économique était déjà  mis en place, appelé  «  les industries industrialisantes » suivi d’une politique pragmatique  sensée atteindre l’objectif final qui est  le décollage économique fixé  à l’horizon 90 (estimation de l’époque), seulement l’instabilité des institutions  politiques , l’absence d’institutions   démocratiques l’opacité de la gouvernance et de la gestion , les mauvaises volontés ,et l’incompétence et surtout la non continuité n’ont pas permis au rêve (développement) de se réaliser. Les grands complexes édifiés : Sidérurgie d’Annaba-E.N.I -E.M.A.C-  S.N.V.I-SONATRACH- P.M.A- SONELEC-SONITEX –ENAD –PETROCHIMIE- etc.…toute l’épargne nationale était destinée pour l’investissement ,et la création de pole de développement créateur de valeur. C’était le début de la naissance de l’industrie Algérienne, l’éducation était également au menu  la croissance  économique était à son top , le fiasco c’était la réforme agraire mais l’espoir était à l’ordre du jour pour le changement et enfin  la suite  après 1978 tout est devenu  lugubre et sombre .

Car chaque équipe( gouvernement)  qui venait, effaçait ce qui a été fait et recommence avec des modèles arbitraires et problématique encore plus mauvais et sans aucune  issues , en dehors de toute participation du peuple et en toute impunité. Aucun programme de développement ni de projet de société et ce depuis 1962 n’a été achevé.

L’ Algérie faisait partie  du lot de ces géants d’aujourd’hui( Chine , Brésil ,Inde, Corée )  à l’époque de   Boumediene, suivit de celle de  Chadli  caractérisée par une déstructuration de l’industrie accompagnée par un  désinvestissement de l’appareil productif au profit du social ( consommation de biens externes)  début d’ouverture économique  et prémisse  de la crise , manque de ressources suivit de programme anti-pénurie ‘(PAP) financé par le dette extérieure( c’était l’époque du fameux « Brahimi la Science » !!).

En 1988 la loi sur la libéralisation économique était mise en place , sans aucune  stratégie ( politique , économique et sociale) d’avenir ,ni modèle économique , le manque de ressources ,la dette extérieure et la fameuse recette libérale et dévastatrice dictée par le FMI sans aucune prise en compte de notre contexte économique et culturel .

Cette crise d’endettement était un élément favorable pour le recul (déclin ,déperdition ,décroissance ,dévalorisation ,dévaluation) du pays( on empruntait de l’argent pour remplir nos estomacs !!), suivie par la décennie noire qui nous a poussé à  penser plus  à la paix via le FMI et la Banque Mondiale qu’à autre chose ,l’économie, la finance ou le politique était dans un état de dépression totale , l’outil de production subissait  une privatisation par liquidation et un sabotage dictée par le  FMI sans aucune stratégie de substitution ,le chômage faisait son apparition et l’emploi disparaît de la circulation pour laisser place à la pauvreté et à l’appontage .

Pour mieux illustrer la situation, l’exemple de  la création « sous table »  d’entreprise puis de  sa liquidation  précoce (  d’Al Khalifa Bank et de Khalifa Air ways) laquelle disposait d’un marché , au lieu de procéder à la récupération des actifs  de  l’entreprise  ( forme de nationalisation),le génie des décideurs Algériens était de liquider tout le groupe économique AL KHALIFA  ( forme de désindustrialisation= morale du FMI=conseil de la banque mondiale).Les crises( économique ,sociale ,politique ,culturelle )sont devant nous, et la solution en dehors du pétrole n’existe point. La montée en puissance du prix du pétrole  était une bouffée d’oxygène pour l’ Algérie  de l’argent frais  coule à flot dans les caisses de l’Etat. Cette nouvelle situation( pétrodollars) va pousser l’état de mener une nouvelle « demi stratégie » basée sur un investissement unipolaire concentrée sur des infrastructures (autoroute Est-Ouest- aéroports- désalinisation de l’eau de mer- logements), programme de relance économique( AEP , assainissement , réfections…..) en l’absence d’économie de production  ( théorie de l’éléphant blanc) .cette stratégie ne mène guère  à  un développement économique encore moins à une croissance économique .

La dette externe importante a été payée cash par les recettes pétrolières  pour un pays qui se respecte le payement de la dette se fait  en principe par l’épargne du revenu ( richesse réelle)produit en dehors du pétrole (richesse virtuelle), ce défit n’a pas eu lieu par conséquent  on ne laisse pas l’algérien  travailler .

Le résultat de cette « demi stratégie » de développement Algérien se résume comme suit semblable à un père de famille très riche ayant  des enfants à sa charge, chômeurs mais ayant  les capacités nécessaires  de créer  de la  richesse réelle, seulement, le besoin en ressources financières leurs font défauts ; par contre leur père  préfère l’épargne (à x %intérêt) et aime  vivre dans son petit confort(infrastructure familiale)  et exclu de mettre son capital financier à la disposition de ces enfants ou  en leur créant des créneaux( investissements)  porteur de valeurs ajoutées .Son autisme le contraint  d’assurer  pour ses enfants seulement l’argent  de poche , la cigarette et le café (filet social).

-Dans une économie rentière ( pétrole), le pays( Algérie) est riche financièrement comme ce père de famille et pauvre économiquement comme ses  enfants. celui qui thésaurise et amasse les revenus d’une richesse virtuelle, ou bien qu’il les gaspille ou en fait mauvais usage ne laissera que peu de chose ( pauvreté ,misère ,maux sociaux ,fléaux sociaux ,phénomènes sociaux…)entre les mains de son peuple d’aujourd’hui et encore plus pour celui de demain. Le facteur humain n’est pas considéré comme facteur de production ou comme source de création de richesse et notre élite est soit mise en friche ou jachère soit destiné à l’exportation( fuite des cerveaux) et c’est cela le calvaire Algérien alors  que certains pays d’Afrique comme le Malawi-Tanzanie-Mozambique-Ghana et bien d’autres affichent des taux de croissance avoisinant les 9% et bien d’autres…..

La pauvreté en Algérie a pris encore plus d’ampleur elle s’est enraciné avec la misère, c’est l’inverse qui se produit dans les modèles su- cités  (voir l’Inde, le Brésil et la Chine).l’incitation  à la  dépense  par le crédit à la  consommation voitures- biens extérieurs…(augmentation d’importations) et favorise la désindustrialisation ;il y a des opérateurs ( industrie) qui préfèrent fermer leur unités de production pour s’orienter vers l’ importation car à moindres coûts et sont pris en charge par des facilités ,l’Algérie  s’engage aussi à subventionner( solidarité oblige) les pays exportateurs ,car soutenir les importations c’est bien enrichir les pays exportateurs à nos dépends.

.  La faiblesse de la production nationale  (croissance nulle) en plus de la lenteur du processus qui entraîne le chômage, la corruption et la perte de la morale collective (incivisme et violence) ainsi que la fuite des capitaux à l’étranger.

L’absence de vision  et de stratégie de développement à moyen et long terme. L’instauration d’économie informelle (spéculative) fardeau pour l’état, les agents économiques informels ne payent ni cotisations ni impôts et bénéficient les premiers des services publics  et des services administratives gratuitement (alliances), c’est une forme d’injustice ornée de gaspillage qui fait que l’Algérien perd toute valeur morale.

—Le développement économique en Algérie ne peut s’instaurer  que par :

*Une transparence dans la gouvernance.

*Des institutions démocratiques pour bannir l’esprit autiste ; c’est l’unique signe de force du pouvoir (démocratique) car il tire sa légitimité démocratique ;lui permettant de gouverner souverainement. Car un gouvernement élu a plus de capacité de défendre les intérêts du pays.

*L’acte d’investir doit être libre pour miser sur une croissance réelle (voir chine)

*Lutte sans merci contre la corruption (cas de l’inde :le militant anticorruption Anna Hazare ) et le gaspillage des ressources.

*Encourager les I.D.E  (investissements directs étrangers) pour garantir le développement économique (croissance réelle).

*Mettre en place un système économique sans subventions (création véritable de richesse) pour mettre fin à la spéculation et à l’informel.

*politique agricole semblable à celle du Brésil des Mega-projets.

La morale de ce feuilleton(modèle de développement)  est que tout système économique repose sur une volonté de fer en politique et autres créneaux propulseurs vers le bien être ,pour cela la compétence et l’intégrité au sommet de l’état pour définir et concevoir le cap à suivre et aussi le maintenir sur rail( stratégie +modèle de développement) .Il faut également le consentement populaire de cette politique volontariste afin de prendre en main la destinée du pays sur le long terme et sortir de cet état  actuel d’assistanat , de spectateur passive et de morosité généralisés qui ne fait qu’infantiliser le peuple que nous sommes….

Ben Allal Mohamed

*La stratégie algérienne du développement : aspects théoriques et mise en œuvre concrète :Le volontarisme économique affiché par l’Etat algérien durant les années 1960 et 1970, était justifié officiellement par la nécessité de mettre en place :  -Une Stratégie Algérienne du Développement (S.A.D) capable d’industrialiser le pays en moins de deux décennies.       -Existence d’un mode cumulatif  visant le réinvestissement d’un surplus d’origine externe (la rente pétrolière) pour développer un mode de production interne par l’industrie lourde, le tout étant sous contrôle total de l’Etat.

       -La théorie des « industries industrialisantes » est inspirée de la problématique des « pôles de croissance » conçue par F. Perroux à partir des schémas de la reproduction élargie de Marx et de la Stratégie soviétique d’industrialisation. Elle nous indique que seul l’investissement massif dans les industries lourdes est capable d’un effet notable sur la croissance économique et la transformation des sociétés à économies sous-développées et désarticulées. donc, seule la stratégie d’accumulation est à même de permettre aux pays dits en développement de se hisser rapidement au stade des pays industrialisés. L’industrialisation y est conçue comme le vecteur matériel et objectif permettant le bouleversement total des structures économiques et sociales existantes, et leur remplacement par d’autres qui seraient parfaitement articulées autour de noyaux industriels denses appelés « pôles de croissance ».

G. De Bernis « Les Industries industrialisantes et les options algériennes » in Tiers-Monde, n° 47, juillet-septembre 1971.

F. Perroux, L’Économie du XX Ième siècle, OPU, Alger 1969, p. 180.

 


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