DzActiviste.info Publié le lun 24 Déc 2012

La Confédération des syndicats autonomes est née

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CSA-ALGERIE

Photo : M. Hacène

Pour peser dans la tripartite
La Confédération des syndicats autonomes est née

Afin de faire le poids face à des pouvoirs publics redoutables et imposer une place aux syndicats autonomes dans la prochaine tripartite, les syndicats autonomes de la santé, de l’éducation, et l’enseignement supérieur ont décidé de créer une confédération des syndicats autonomes. Reste à gagner la bataille de l’agrément. En effet, la Confédération des syndicats algériens (CSA) est née. Ses membres fondateurs sont sept syndicats autonomes représentant les secteurs de la santé, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Il s’agit des organisations syndicales agréées de longue date, en l’occurrence le Syndicat natio-nal autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), Conseil national des enseignants du Supérieur (CNES), Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) et le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM). Réunis mardi dernier à Alger, les présidents des sept syndicats, mandatés par leurs bases respectives, ont fait un tour d’horizon sur la si-tuation qui prévaut en Algérie sur le plan des libertés syndicales. Situation que d’aucuns qualifient d’alarmante.

Les sept syndicats ont décrié l’attitude des pouvoirs publics qui transgressent les lois de la République quotidiennement. Le recours à la création d’une confédération est motivé beaucoup plus par le mépris de l’autorité publique à l’égard des fonctionnaires, plus particulièrement ceux structurés dans des syndicats. Ces derniers veulent imposer leur place au sein de la prochaine réunion de la tripartite et surtout mettre fin au monopole de l’UGTA qui continue d’assurer seule la représentation syndicale dans les grandes messes du régime, style tripartie. Dans le communiqué commun ponctuant la réunion des sept syndicats, il est fait part des motivations les ayant poussé à s’organiser en un seul front. Selon eux, une confédération s’impose face à une conjoncture marquée par des atteintes flagrantes au libre exercice du droit syndical et au droit de grève. Conjoncture caractérisée aussi par une chute vertigineuse du pouvoir d’achat et par la marginalisation des syndicats autonomes dans le processus de révision du code de travail. « Afin de faire aboutir toutes nos revendications, nous avons décidé de nous souder et d’unir nos efforts pour la constitution d’un espace qui nous permet de revendiquer nos droits», a soutenu le président de l’Unpef, porte-parole de la confédération des syndicats autonomes.

L’idée du lancement d’une confédération remonte à plusieurs mois mais n’a pu faire long feu en raison d’innombrables contraintes, a souligné le conférencier. M. Sadek Dziri, a révélé que «nous allons activer pour la consécration du principe de la solidarité syndicale, d’une part, et l’utilisation de tous les moyens légaux pour la satisfaction des revendications, d’autre part». Il faut préciser, d’autre part, que l’annonce de la création de la CSA sera suivie par le dépôt du dossier d’agrément au niveau du ministère du Travail. Mais avant, les sept syndicats se sont donné rendez-vous au 8 janvier 2013 pour l’installation d’une commission nationale afin d’adopter la charte et le règlement de la nouvelle confédération. «Mode de gestion, présidence, condition d’accès… seront débattus et décidés par les quatre syndicats», nous dit le président de l’Unpef. Et de signaler que «la CSA est ouverte aux autres syndicats qui répondraient aux critères d’accès que la charte établira». « C’est une confédération de tous les syndicats autonomes. On est obligé d’aller de l’avant pour faire valoir nos revendications», a estimé Lyès Merabet, président du SNPSP.

Enfin, la confédération revendique l’obligation de la concrétisation des réformes politiques du premier magistrat du pays, l’élargissement de la tripartite aux syndicats autonomes, l’obligation de faire participer les syndicats autonomes dans l’élaboration du code du travail avant son adoption et garantir les libertés syndicales dans le cadre du respect des lois de la République et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie.

Mohammed Zerrouki 23/12/2012
algerienews.info


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