DzActiviste.info Publié le mar 15 Jan 2013

Tartag – DGSE La conversation n° 4 qui n’est pas un câble de Wikileaks.

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sahelJe ne sais pas si je suis très peu ou trop originel. Je n’ai pas de chance, ou plutôt ma chance a été brisée par des forces occultes. J’ai travaillé avec beaucoup d’auteurs, de grands auteurs et beaucoup de chercheurs universitaires. J’ai même écrit des papiers, les mémoires d’anciens moudjahid et transcrit et arrangé des livres pour des amis. Aucun parmi ces gens là n’a trouvé de défaut à mon travail. Mais la presse algérienne très digne dans le mensonge et l’ignorance, trouve tout ce que je fais illisible, sans la moindre intelligence. Peut être la langue française n’est pas la même pour un scribouillard tombé en disgrâce et une presse qui veut gérer le destin de 40 millions d’algériennes et d’algériens…Donc, pour me consoler, j’ai repris la lecture d’Anatole France. « La révolte des anges » et « Les dieux ont soif », mille fois mieux qu’une bouteille de vin ou un joint, m’ont fait oublier toutes ces « blessures secrètes » qui me font torturer à longueur de journée et surtout permis d’écrire cette autre chronique.

La conversation 4 Tartag – DGSE qui n’est pas un câble de Wikileaks.

Général Tartag : On est dans la merde. Tout le monde sait à présent que l’AQMI c’est nous, c’est Washington… Même le Conseil de sécurité de l’ONU vous refuse le soutien militaire. Il vous soutient à peine du bout des lèvres, alors qu’en Irak, en Afghanistan et en Lybie c’est tout le monde qui est parti en guerre contre le terrorisme. Il y a beaucoup de contradictions dans cette affaire au Nord du Mali…
La DGSE : T’inquiète, on a plus d’un tour dans notre sac pour faire sauver la face à l’Algérie. On ne va pas massacrer tes hommes. On va juste jouer un peu pour amuser la galerie et détourner le regard de ces millions de militants qui réclament un peu partout dans le monde la troisième voie. Maintenant, aussi bien chez toi qu’ailleurs dans les sociétés civilisées, il y a des gens qui revendiquent le changement. On ne va pas contrarier les intérêts de l’Amérique dans la région. C’est juste un petit jeu pour brouiller les pistes. En assurant la défense de ce pays ravagé par la famine, la sécheresse, la pauvreté et la corruption, le monde va s’émouvoir et nous prendre en sympathie.
Général Tartag : J’ai peur…Personne ne veut croire à nos thèses.
La DGSE : Est-ce que tu connais la théorie de Goebbels ?
Général Tartag : je n’ai jamais été à l’école et je n’ai jamais lu le moindre ouvrage.
La DGSE : La théorie de Goebbels dit plus un mensonge est gros plus il a de chances d’être avalé. Cela a toujours été ainsi depuis Périclès à nos jours.
Général Tartag : Vous êtes instruits et vous lisez beaucoup à la DGSE. Cela ne va rien changer à notre problème.
La DGSE : Quel problème ?
Général Tartag : Même Bouteflika ne nous croit plus…Comment expliquer la présence de l’AQMI sur le sol algérien et comment expliquer cette logistique et ces armes lourdes dont elle dispose ? C’est voyant tout cela ; ça va éveiller les soupçons de tout le monde.
La DGSE : Mais non ! On va dire que cette logistique et ces armes lourdes proviennent de Maamar Khadafi et de Saddam Hussein. S’agissant des troupes de l’AQMI, on dira que ce sont les terroristes qui ont fui le Pakistan au moment de la liquidation de Ben Laden. Fais ce qu’on te dit et ne t’inquiète.
Général Tartag : Qu’est ce que je dois faire ?
La DGSE : Organise un attentat à Paris, comme au beau vieux temps.
Général Tartag : Pourquoi faire ?
La DGSE : Nous allons déclencher le plan Vigipirate et créer plusieurs pistes pour rendre illisible ce qui se passe au Mali. Tout le monde va oublier le Mali et regarder Paris en train de brûler.

 

Par Said Radjef


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