DzActiviste.info Publié le mer 28 Août 2013

La corruptibilité et la corruption en Algérie.

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corruptHALIM    FEDDAL
SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’ASSOCIATION  NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION “ ANLC  »

La loi 06-01 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption a été votée dans la corruption, l’assemblée populaire nationale  produit électorale de la corruption politique, n’a fait que concrétiser un acte de corruption  en promulguant une loi qui décriminalise  la corruption et facilite aux corrompus et corrupteurs de pratiquer la corruption et entretenir la  corruptibilité.

La corruptibilité, est un mécanisme permettant la création   d’un environnement favorable à la généralisation de la corruption.

Je m’explique le régime a réussi à conditionner  et créer un climat propice à l’amplification et la standardisation des mécanismes et des procédés de la corruption.

Mais aussi il a pu  inculquer une mauvaise conscience généralisée. Un corrompu  n’est jamais plus confiant qu’en la présence d’un autre corrompu, et le meilleur moyen de se prémunir des gens intègres est d’en produire des corrompus.

Cette dynamique de corruptibilité a engendré une activité corruptrice qui a abouti à  deux formes de corruption.

La corruption de performance ou d’élite  et la corruption de masse.

La corruption de performance  est une forme de corruption dont les acteurs  sont les maîtres de la politique, de l’économie, de la justice enfin de tout, et dont les fonds dilapidés  sont  exorbitant, on l’appelle la grande corruption, celle-ci est pratiquée sur les grands marchés avec les multinationales, l’acte de corruption est très simple et difficilement sanctionnable, une justice incompétente et instrumentalisée.

 

La corruption de masse, ou la petite corruption, on peut l’appeler aussi la corruption des agents publics, c’est la ou le pouvoir, la presse dépendante et soumise excelle à médiatiser et diaboliser les incriminés.

C’est la petite corruption, l’ambigüité des textes régissant la corruption  et le pouvoir discrétionnaire octroyé aux juges   qui ont permis la prolifération de la corruption dans  la justice.

Le dispositif de la corruption et de la corruptibilité et des organes intervenants «  castes, clans et clientèles »  sont étroitement liés  par l’intérêt mutuel des uns et des autres, il y a même une organisation de la corruption, le respect de la hiérarchie, la spécialisation  et le perfectionnement des ses procédés.

 

 

 


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