DzActiviste.info Publié le mar 7 Jan 2014

La Fafa coloniale revient à Oran !!

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France coloniale

Une famille algérienne expulsée de son domicile à Oran suite à une plainte déposée par des anciens colons français
http://www.yacinezaid.org/2014/01/une-famille-algerienne-expulsee-de-son.html
Abdou Semmar, Algérie Focus, le 08/01/2014
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Vidéo  » Une famille expulsée par l’Assemblée de Dieu  » crée en 1955 par la colonisation.
http://www.yacinezaid.org/2014/01/une-famille-expulsee-par-l-assemblee-de.html
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C’est une affaire qui ne cesse de défrayer la chronique et soulève l’indignation générale à Oran, à plus de 400 Km de la capitale Alger. Une famille algérienne, la famille Haddad, résidant dans un immeuble situé à la rue Kimburn, vient d’être expulsée manu militari suite à une plainte déposée par une association culturelle, prénommée «l’assemblée du Dieu d’Oran», agréée en 1955, c’est-à-dire du temps du colonialisme, et dont les membres sont des anciens colons.

A Oran, le bureau local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), a pris cette affaire en main et a dénoncé un véritable scandale qui porte quasiment atteinte à la souveraîneté de l’Algérie. En effet, la LADDH ne comprend pas comment 52 ans après l’Indépendance, une famille algérienne est expulsée de son domicile pour une plainte déposée par des anciens colons. “Les forces de l’ordre qui sont venues en renfort expulser cette famille savaient-elles que cela fait suite à une plainte d‘une association qui fait comme si nous étions en pleine colonisation ?”, s’est interrogé Kaddour Chouicha, le président du bureau d’Oran de la LADDH.

Selon ce dernier, la justice algérienne a fait preuve d’une attitude honteuse en acceptant la plainte déposée par cette associations d’anciens colons français. Celle-ci a poussé “l’outrecuidance à adresser après les années 2000 une procuration pour dépôt de plainte avec l’en tête de l’association comme si l’on était en 1955″, s’est indigne la LADDH d’Oran qui ne manque pas de dénoncer un soutien politique affiché clairement par les autorités algériennes pour “le retour du colon” dans notre pays !

Kaddour Chouicha a rappelé à ce sujet que le comité des droits de l’homme de l’ONU avait déjà traité cette “lors de la quatre vingt-huitième session en 2006 (référenceCCPR/C/88/D/1424/2005) le même type de plainte et l’a déclaré irrecevable”. Que s’est-il donc passé pour que la justice algérienne donne une suite favorable à une plainte d’anciens colons ? Pour répondre à cette question, la LADDH relève que les autorités Algériennes sont devenues “soucieuses de ne pas froisser la France” et “n’osent pas prendre la décision de souveraineté qui sied pour ces affaires”. Cependant, tout n’est pas encore perdu pour cette famille algérien car d’après Haddad Abdennaceur, l’un des membres de cette famille, le nouveau wali d’Oran, Zaâlane Abdelghani, aurait pris la décision de protéger ces biens de l’Etat algérien et aurait promis de s’opposer à cette opération d’expulsion. Mais pour l’heure, rien d’officiel n’a été décidé et la décision de justice demeure toujours défavorable à la famille algérienne.

Dans ce contexte, la LADDH craint que cette affaire ouvre la voie à un trés grand nombre d’expulsions si la situation reste en l’état actuel car d’autres pieds-noirs pourraient être incités à fonder d’autres associations “pour revendiquer une partie des richesses de l’Algérie”, s’inquiète la LADDH qui lance, en dernier lieu, cette lancinante question : “Pourquoi aussi les descendants Algériens des enfumés, des irradiés, des déportés, des torturés, des assassinés de la période de la colonisation n’en feraient il pas de même ?”

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Algérie : des anciens colons français récupèrent leurs biens “nationalisés” Par Abdou Semmar F

| décembre 5, 2012 10:50 – See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2012/12/algerie-des-anciens-colons-francais-recuperent-leurs-biens-nationalises/#sthash.dqW1IgyI.dpuf
Dans l’ombre des bureaux des administrations locales, les anciens pieds-noirs récupèrent leurs biens, même si certains sont classés bien vacants par un décret sorti en 1963. L’affaire aurait pu rester dans les couloirs de l’administration locale. Mais un article du quotidien Echourouk de ce matin a relancé le débat sur les biens de ces colons français qui avaient quitté l’Algérie dans des conditions controversées.
Le journal parle du cas d’un fils d’un ancien sénateur français, Saïeh Mneouar, apparemment d’origines musulmanes, à qui l’ancien wali de Chlef, Hocine Ouadah, actuellement en poste à Relizane, avait restitué des terres agricoles, pourtant nationalisées en 1963. Le quotidien parle d’une énorme superficie dépassant les 197 hectares.
Le litige n’est pourtant pas à ce niveau. Avec des références de documents à l’appui, le journaliste écrit que la Justice avait pourtant débouté le fils de l’ancien sénateur décédé à Nice en 1982. Cela n’a pas empêché le wali et le Directeur des Affaires agricoles de rendre une décision, datée de 2000, restituant les biens au fils du sénateur.
Des cas de ce genre sont légions. A la fin des années 1990, la wilaya de Béjaïa était obligée de payer des milliards de centimes à l’ancien Bachagha, Ben Ali Chérif, en contrepartie de l’utilisation de terrains qu’il réclamait dans la commune d’Akbou et Ichelladhen. En plus de ces sommes astronomiques, payées en remboursement des installations publiques construites sur ces terrains, l’ancien supplétif de l’administration coloniale a récupéré des dizaines d’hectares de terres agricoles et d’oliviers. Des dizaines d’anciens « propriétaires » ont ainsi été dépossédés. Ces derniers sont redevenus salariés après avoir été des exploitants. Sauf que, contrairement aux enfants de l’ancien Bachagha qui disposent des actes de propriété, les habitants de la région –qui ont eu la chance de garder les habitations- n’avaient aucun document justifiant la possession de ces terrains. C’était cette faille que la famille Ben-Ali Cherif avait exploité.
D’autres cas sont signalés un peu partout dans le pays. A qui la faute ? Certainement pas aux petits exploitants. Aucun responsable de l’Etat n’a encore parlé de ce sujet alors que les autorités françaises deviennent de plus en plus insistantes sur un problème pourtant réglé lors des accords d’Evian.
Essaïd Wakli
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