DzActiviste.info Publié le dim 6 Mai 2012

La France avait besoin d’apaisement

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Ainsi, il est des compromissions qui ne servent à rien. Et ce n’est que justice. En 2007, Nicolas Sarkozy s’est fait élire en reprenant à son compte une bonne partie de l’argumentaire de l’extrême-droite. Cinq ans plus tard, après avoir été battu par François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, il n’a pas hésité à rééditer la même approche pour séduire les électeurs du Front national. Une plongée inutile dans la boue. Pour rien. Pour être battu. Pour être fessé et corrigé par le socialiste François Hollande, cet adversaire qu’il n’a eu de cesse de moquer et de mépriser. Comme une bonne partie de ses concitoyens à commencer par ceux qu’il n’a pas hésité à stigmatiser et à dresser les uns contre les autres. Comment oublier les propos tendancieux au sujet des musulmans et des immigrés accusés d’avoir des visées communautaristes ? Comment oublier ces clips de campagne avec ces images suggestives de panneaux de douane en lettres arabes ? Comment oublier les dérapages de cette campagne, les propos de Gérard Longuet, les appels du pied et de la main au Front national ? Ce soir, Nicolas Sarkozy a perdu et c’est tant mieux. Sa défaite est méritée, justifiée. Elle n’est pas une mauvaise nouvelle pour la France, bien au contraire. Il était temps que les choses changent. Il était temps que ce pays retrouve son standing.

Ce soir, la France a donc un nouveau président. Ce soir, la gauche revient au pouvoir après dix années de règne total de la droite (2002-2012) et dix-sept années de présidence de droite (1995-2012). Il faudrait être naïf pour croire que tout va s’améliorer dans les jours qui viennent. Il faudrait être fou pour croire que les effets de la crise vont disparaître comme par enchantement et que le chômage va être réduit tout de suite. Mais une chose est certaine, la France va s’apaiser. Le temps des divisions, des Français poussés les uns contre les autres, le temps du clivage entretenu en permanence, tout cela devrait disparaître. Terminée cette manière pernicieuse d’opposer les uns contres les autres. Terminés les discours rageurs et les mises en cause inconséquentes. Terminés les comportements désinvoltes et légers, sans égards pour la fonction présidentielle. Au moins, pour cela, le départ de Nicolas Sarkozy est une bonne nouvelle pour la France.

 

 

 

 

 


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