DzActiviste.info Publié le jeu 29 Août 2013

La LADDH CHLEF s’inquiète du chômage

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Laddh Chlef. Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme
الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان
Bureau de wilaya Chlef المكتـب الـــولائي الشلف le 29/08/2013

laddh-chlefLe nombre de chômeurs, qui augmente sensiblement au fil des années à travers l’ensemble des communes de la wilaya de Chlef, est extrêmement inquiétant. Non seulement ce phénomène touche en grande partie les jeunes, mais aussi des chefs de famille et même des personnes âgées qui trouvent d’énormes difficultés à répondre aux multiples et coûteuses exigences de leur vie quotidienne dans notre région .

Si les droits sociaux et économiques sont bien évoqués pour le bureau de wilaya de la ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme de la wilaya de CHLEF, peu d’action et encore moins de rapports n’apparaissent au profit des chômeurs et des précaires qui perdent chaque mois, chaque année un peu plus de droits humains : Travail, , santé, .. .etc .

Le chômage c’est la situation d’une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de le faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches. L’absence d’emploi peut résulter d’une entrée dans la vie active, du désir de retrouver un emploi après une période d’inactivité, d’un licenciement, d’une démission volontaire ou d’un désir de changer d’activité.
En vêtu 1er alinéa de l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 affirme le « droit au travail » et, aussitôt après, celui à la « protection contre le chômage » : “Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage”. Les chômeurs non indemnisés, ceux que l’on oblige à accepter des emplois indignes ou des formations non désirées sous peine de sanctions apprécieront également.

La LADDH CHLEF s’inquiète du chômage , notamment chez les jeunes, continue d’enregistrer des taux très élevés au niveau de la wilaya de Chlef

La situation n’est guère reluisante au vu de l’énorme travail qui reste à accomplir pour satisfaire les besoins de la wilaya en termes d’emploi et pour équilibrer un marché dont l’offre et la demande ne vont pas sur la même lignée.

D’après un responsable de la wilaya de Chlef qu’il ne veut pas citez son nom sur le rapport que le nombre de chômage dépasse plus 73 116 chômeurs en 2012 pour une population de 1 053 768 habitants.

La LADDH CHLEF pose la question ce chiffre reflète-t-il réellement la situation exacte du chômage dans la région de Chlef sachant que la population occupée n’est que de 322 330 personnes, sur une population en âge de travailler de 658 360 personnes ?

Selon un économiste, le chômage est d’environ quatre fois plus élevé que le taux officiel.

Et c’est peu dire. «Dans ma famille, personne ne travaille. Nous sommes quatre frères et sœurs au chômage», affirme un jeune, plombier diplômé.
Ce chômeur dit avoir déposé une demande d’emploi, le 19 juillet 2012, auprès de la Direction de l’action sociale (DAS) mais jusqu’à ce jour rien de nouveau.

En l’absence de statistiques officielles et d’informations que nous n’avions pu avoir auprès des instances administratives locales concernées, pourtant contactées vainement maintes fois au sujet de l’étonnant accroissement de ce fléau, nous nous sommes contentés uniquement de quelques témoignages alors extrêmement affligeants de la part de nombreux chômeurs, dont voici quelques exemples. Rassemblés quotidiennement et en masse devant les locaux de l’Anem, de l’Ansej, de la Cnac et aussi devant les bureaux des administrations dans l’espoir d’avoir une réponse favorable à leurs demandes respectives d’emploi, ou encore d’aides financières qui leur permettent de réaliser un quelconque projet, des dizaines de chômeurs venus des quatre coins de la wilaya ne mâchent pas leurs mots à l’égard des pouvoirs publics.
Selon des témoignages recueillis par la LADDH CHLEF auprès de dizaines de demandeurs d’emploi à travers plusieurs communes de la wilaya, la situation s’avère inquiétante, voire alarmante. Des jeunes sans diplômes, des diplômés de différents centres et autres instituts de formation, des universitaires des deux sexes et même des pères et des mères de famille que nous avons eu l’occasion de rencontrer, ont tous fait savoir qu’ils sont au chômage depuis de très longues années, et que décrocher un emploi est devenu, au fil des années, un rêve impossible à réaliser.

Si donc certains n’aspirent qu’à “partir” pour tenter leur chance sous d’autres cieux, d’autres, pour ne pas dire la grande majorité, s’adonnent parfois à des tâches ingrates pour survivre. Si aux yeux des quelques diplômés insérés dans le cadre des contrats de pré emploi ou du filet social, ce mode de recrutement ne constitue pas, de par la précarité qu’il offre, ce qu’il y a de plus ingrat, après tant d’années d’études et de sacrifices, d’autres n’ont même pas cette chance.

“Le filet social n’absorbe malheureusement que la demande majoritairement féminine, car les filles se contentent de sortir de leur ghetto quotidien, après des années d’études supérieures et des diplômes qui ne leur permettent que de glaner une minable bourse de 10 000 à 15 000 DA”, nous apprend Mohamed , un universitaire en quête d’emploi stable depuis 3 ans déjà. Tenant compte de la situation sociale alarmante, certains entrepreneurs – ils ne sont pas nombreux – tentent tant bien que mal d’embaucher des jeunes qui donnent une certaine satisfaction pour la réalisation de leurs projets, mais cela reste insuffisant. Un jeune de 29 ans qui peine encore à se prendre en charge doit susciter pas mal d’interrogations aux yeux des responsables locaux qui sont habilités à se pencher sur ces problèmes.

“C’est pour ça que je ne crois plus au changement dont on parle pendant les campagnes électorales, et par conséquent je ne voterai plus jamais pour qui que ce soit”, nous confie Ali , un célibataire de 32 ans qui se débrouille dans le commerce informel, histoire de gagner son pain.

Des jeunes filles travaillant sans répit depuis plus d’une décennie ne perçoivent qu’une minable allocation chômage d’environ 8 000 DA. Elles sont contraintes de résister.
“C’est mieux que d’attendre la paie de mon père qui n’arrive pas à subvenir aux besoins de la famille, la scolarité des enfants, la santé de ma mère et de ma grand-mère, auxquels il doit impérativement faire face”, nous dira une fille travaillant dans le cadre de l’IAIG dans un CEM dans la commune de Chettia . Elle garde espoir après huit années de service que demain sera mieux.

Hakima, 30 ans rêve tout simplement d’une stabilité dans cet emploi qu’elle exerce à plein temps sans en tirer profit. « Mon frère aîné ne veut pas de ce travail qu’il considère comme de l’esclavage et des va-et-vient interminables, n’était ma mère qui m’en encourage, je resterais probablement cloîtrée entre quatre murs”, soutient-elle désespérée. Avec un niveau universitaire.

Trouver un emploi reste encore plus difficile pour les femmes, les jeunes et les diplômés. Ces trois catégories ont vu leur taux de chômage grimper. Deux chômeurs sur trois sont des jeunes âgés de 21 à 29 ans et un chômeur sur quatre est diplômé du niveau supérieur. En zone urbaine, le chômage est très présent car quatre chômeurs sur cinq sont citadins.

La LADDH CHLEF propose au gouvernement de poser les règles propres à assurer au mieux le droit pour chacun d’obtenir un emploi en vue de permettre l’exercice de ce droit au plus grand nombre d’intéressés

La gangrène du chômage, qui porte atteinte à la paix sociale, demeure un souci permanent des Algériens (es) pour y faire face, il faudrait lutter contre la bureaucratie et associer davantage les organisations patronales et les syndicats

Pour la LADDH CHLEF cette situation constitue une véritable bombe à retardement, portant en elle de grands risques de déstabilisation du notre pays si le gouvernent ne trouve pas une solution adéquat pour ce problème. Nous avons déjà constaté des signes de troubles sociaux liés au malaise économique en l’année 2012/2013. Régler cette question est un défi économique connu de longue date mais ceci est de plus en plus urgent.

Bureau de wilaya de CHLEF


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