DzActiviste.info Publié le dim 22 Déc 2013

La Majorité Réclame Le Changement et La Punition des Responsables du Marasme Social

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Mohamed Ibn Khaldoun

systeme_degageL’un des phénomènes, les plus intéressants en Algérie de Bouteflika aujourd’hui, demeure la cherté de la vie. Les augmentations à chaque reprise des prix des produits de première nécessité. Ni le ministre du commerce ni ses instances de wilayas ne semblent intervenir pour y remédier.

Si l’Algérien autrefois, a longtemps vu sa conduite dictée par on ne sait quel souci de conformité sociale, soumission, obéissance à « une morale » la nouvelle génération montante, entend d’abord « s’exprimer personnellement ». Avant les années quatre-vingt, « avoir de la personnalité » signifiait essentiellement se sentir fort intérieurement, savoir s’imposer aux autres. Rien de tel en 2013.

Le consommateur fragilisé par ces augmentations anarchiques, entend dire, qu’il jette en bloc et en silence le système social choisi et imposé par les gouvernants. Curieux, mais c’est une crise entre génération qui s’est produite, provoquée essentiellement par une « source » qui n’a jamais évaluée les transformations de l’époque. On aurait en effet pu imaginer que ce désir, ce choix, ce besoin ne résisterait pas à la dureté des temps, devant le spectre de l’inactivité (chômage, favoritisme, renvois des écoles, défaut de structures d’écoute et suivi etc). Alors la rupture est consommée entre les deux parties, gouvernant et gouvernée. A ma connaissance une partie de la population avouait que le besoin de sécurité économique primait tout. Alors que le marasme bat le plein, et les augmentations des prix de tous les produits sans mécanismes adaptables ne cessaient de faire des victimes parmi une très large population. D’où vient cette morosité ? Faut-il écouter ces humeurs chagrines ? Algérie l’orgueilleuse. L’un des plus beaux pays du Maghreb, semble aujourd’hui immobile. Comme si brusquement une sorte de fatalité, s’était emparée du pays ! La « crise » multiple les maux ». « Nous sommes gâtés complet !. Une expression fourre tout qui traduit –en partie – cette sourde inquiétude. Pendant que les départs en masse d’une population de tous âges et couche sociale, vers l’autre rive, toujours dans la clandestinité. Une aventure dramatique, que l’ancienne génération n’a jamais connue et même pas rêvée de la faire.

Les causes sont multiples. La male vie d’une population presque livrée à elle-même, un pouvoir d’achat qui ne finit pas de vider les portefeuilles un Smig dépassé par le temps et la recette des hydrocarbures se multiplie chaque mois Des reportages époussetés de l’éphémère étayé par une réflexion ; le regard du citoyen témoin qui ne se contente pas d’enregistrer des images mais donne à les comprendre. Alors se dessine la vie quotidienne d’un pays riche, avec une majorité pauvre.
Ne détournons pas la tête. Regardons cette autre face de l’Algérie, dont nous savons qu’elle existe, c’est une partie de ce pays réservée aux nouveaux riches, à la Nomenklatura aux enfants des hauts responsables. Des zones d’habitations de la dernière technologie de la construction. Une réalité qui est la logique de l’inégal développement de l’Algérie qui est responsable de ce marasme qui touche une large couche sociale. C’est aussi l’adoption d’un modèle de croissance économique privilégiant une catégorie d’Algériens qui a mis toute un engrenage dévorant les hommes. « Plus l’économie de l’Algérie s’ouvre sur le marché mondial, plus la masse des populations s’enfonce dans le dénouement. Pour de plus grand profit de quelques minorités locales et des sociétés étrangères.

L’Algérien modeste qui a subit la barbarie colonialiste durant 132 années, dans lesquelles, il n’était que l’indigène indigent, s’est retrouvé le lendemain de l’indépendance, entraîné dans un système dit socialiste, qui par le temps a montré ses défaillances et ses contradictions, réfutés par cette population qui s’est révoltée en Octobre 1988. Une révolte populaire quand même réprimée par une soldatesque.

A la demande d’amélioration des conditions de vie, le pouvoir libera la constitution de partis politiques, ce qui précipita le départ du pouvoir en place le 11 janvier 1992 qui a fait sombrer les Algériens dans plus d’une décennie de violence.

Depuis l’Algérie vit un mode de système libéral sauvage et capitaliste, dont la majorité des Algériens n’étaient pas prête à adopter. Une transformation presque radicale, qui a ajouté le mécontentement des travailleurs qui avaient commencés à perdre leur travail par les cascades des privatisations anarchiques des entreprises, entamées par l’ex ministre Temmar qui a bradé le gagne pain des Algériens, même celles qui se portaient très bien financièrement, bradées au profit des étrangers avec la complicité de certains hauts cadres Algériens qui avaient « déroulés le tapis rouge devant des étrangers en sacrifiant leurs compatriotes.

Certainement, ce n’est pas qu’en brisant l’économie du marché qu’on fera disparaître le marasme. Mais en orientant ce marché. Et la prise de conscience des drames humains qu’il peut provoquer et un élément décisif dans la volonté d’intervention.

Aucun système politique ne s’est adapté sur le terrain depuis l’indépendance. Un pays c’est comme une famille. On ne peut durablement dépenser plus que ce qu’on gagne. Mais nous ne nous pouvons pas aussi continuer à commettre les mêmes erreurs sur dos de la population, en particulier la masse laborieuse, les compagnons des usines réalisées durant la décennie soixante dix. Quant à la mise en pratique des réformes chaque décennie. Un bon sens parfois dur à avaler pour certains surtouts lorsqu’il est exprimé avec autant d’assurance que d’inexpérience. Cette population qui a supportée tous les changements de système et réformes, est une population championne fatiguée de la lutte contre l’inflation, et un pouvoir d’achat horrible qui a atteint même la classe moyenne des cadres. Alors que l’autorité est une valeur aussi en baisse. Dans toutes les cellules de la société, de la famille, de l’entreprise à l’administration. Sanctionnée plus souvent qu’elle n’est confortée par les nouvelles lois, elle se dilue ou, plutôt, change de forme..

Enfin un changement est indispensable.


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Displaying 1 Comments
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  1. yahia reda dit :

    comment peut on déloger ses vautours ,ils s’en veulent au peuple par tous les moyens ,mais le plus dégoûtant c’est de revoir ses lèches bottes qui sollicitent fakhamatouhou pour un 4eme mandat .

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