DzActiviste.info Publié le mar 22 Oct 2013

La NSA , La DGSE et leurs écoutes au Maghreb

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Abdel Benbrik

rtr18zblLongtemps les services français, s’intéressaient à l’Algérie, comme ses gouvernements depuis 1962, considérant que l’Algérie est une chasse gardée de cette France qui, comme un très mauvais élève, n’apprend jamais ses leçons.

Le monde a bien changé, l’union Soviétique disloquée, les Etats-Unis présidés par un noir, Mobutu n’est plus, Kadhafi n’est plus, ‘’Israël’’ vaincu par Hizb Allah, le peuple égyptien dénonce les généraux putschistes et François Hollande est à la recherche de son identité. Des bouleversements radicaux opérés dans le monde, sans que cette vielle France ne change. Elle a mis l’Algérie comme cible de choix. Grâce à ses bases d’écoute sur le plateau de Domme (Périgord), ces trois autres bases d’interception des communications satellitaires) Kourou (Guyane), à Mayotte et sur le plateau d’Orgeval (Ouest de Paris), la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) a déployé ses grandes oreilles (de baudet) pour espionner toutes les communications dans le Maghreb. Tous les types de satellites utilisés dans les communications quotidiennes des algériens sont filtrés que ce soit Eutelsat, Molniya, Inmarsat, Panamsat ou Arabsat. Grâce à des ordinateurs puissants, les services français traquent les faisceaux et choisissent les segments qui les intéressent dans le cadre de l’accumulation du renseignement. Les canaux loués par les militaires, diplomates et entreprises économiques sont particulièrement suivis et leurs conversations décortiquées par des experts. Des renseignements font état, que l’ensemble des institutions algériennes sensibles, est espionné par la DGSE depuis la base d’écoute de Saint-Laurent de la Salamanque, près de Perpignan, sur le mont de Canigou. Ce système d’une vingtaine d’antennes parapluies filtre l’ensemble des communications militaires (écoutes des casernes de l’ANP), mais également les institutions civiles comme la présidence de la République, les Affaires Etrangères, les partis politiques et quelques journaux, dont l’interception des E-mails.

Les Etats-Unis, possèdent eux aussi au cœur du Maghreb, une station d’écoute de la NSA (Sécurité Nationale Américaine) au Maroc, dans le département de Tanger. Aujourd’hui, la France n’écoute que les voix du diable, l’Algérie n’est plus un Souk, ou un bazar où tout le monde appelle tous le monde et chacun crie son prix. Les Algériens se sont équipé de nouveaux systèmes de défense électronique et d’antennes puissantes qui permettraient de contrer tous types d’écoute. L’Algérie est entrée en partenariat stratégique dans le domaine du contre-espionnage, après avoir été victime de l’agressivité des écoutes européennes, particulièrement françaises. Ce nouveau système électronique de protection équipé d’antennes satellitaires, capable de crypter les communications stratégiques et de se protéger contre les « intrusions » et les opérations d’espionnage électronique. Une partie des officiers algériens, s’est perfectionnée dans ce domaine, après avoir suivi des formations aux Etats-Unis, d’où certains hauts fonctionnaires de l’Etat ont toujours lié une grande amitié avec l’Algérie combattante, tel le Sénateur Américain Ted Kennedy qui a été chargé d’une mission par son frère l’ancien Président des Etats-Unis John Ford Kennedy, auprès du FLN en 1958 (une mission tenue secrète). Reçu par les chefs de la Wilaya V de l’Oranie, il a séjourné dans le maquis avant de retourner aux Etats-Unis avec sa mission accomplie : « l’Algérie combat un colonialisme Français féroce, elle mérite son indépendance »

Devant cette technologie appréciable, pour contrer l’étranger, n’y a-t-il pas d’opérations internes pour contrer les internautes ? Espérons-le, quand même qu’il n’en sera rien de cela ?


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