DzActiviste.info Publié le lun 25 Nov 2013

La Presse Ecrite En Algérie. Entre le Chita et La Ghaita

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Moh. Ibn Khaldoun

Nouveau calmant sur le marchéImpossible de connaitre méthodiquement, la voie de la presse écrite en Algérie, à l’heure des lobbies, de la Chita et de la Ghaita (Zorna à la Bouâlem Titiche). Parmi des quotidiens, certains n’hésitent pas à sortir et quitter la voie  de la presse du service public, pour tenir la chandelle à des responsables biens déterminés, à procéder à la brosse (chita) selon l’expression d’Ahmed Benbella, l’or de l’émission de l’ENTV ‘’Fi Liqaa Assahafa’’, animée par Mourad Chebine. D’autres par ailleurs, jouent de la Zorna, dans leurs chroniques et éditoriaux. La logique du service public et sa neutralité, n’a pas de rubrique dans ces quotidiens. Cette ruée vers le tambour gratuit, ne peut s’expliquer que par la mise à plat du ventre, dans l’espoir de gratter une contrepartie financière maquillée en subvention…. pour quelques millions de plus !!

Le pire dans tous cela, c’est que certains médias, programme régulièrement, le quatrième mandat, illustré de l’image du Président debout d’un côté, et en même temps, publient dans les pages intérieurs les multiples scandales financiers, de dilapidation, de corruption, de banditisme et de tous les maux sociaux qui ont apparus durant les trois précédents mandats de Bouteflika…. L’opportunisme règne dans le milieu de certains média, dictée et imposé par ses éditeurs- commerçants qui profitent du titre d’information à déformer la logique des choses. Cette nouvelle presse crée en toute pièce à la suite des événements du 5 octobre 1988, son parcours depuis est troublés entre soutien et attaque, selon les instructions reçu de leur maître qui agissent à l’ombre de la visibilité.

Ainsi, le lecteur est-il condamné au spectacle déprimant que donne cette presse ? Oui si ses journalistes continus d’ignorer le marasme social et accepte leur manipulation Un seul recours, une seule issue leur restait : renouveler leur doctrine ou, mieux leur pensée. Tout se passe comme si le débat politique glissait vers la routine en dépit de la montée des périls. La force de l’équipe au pouvoir tient, avant tout, au sentiment diffus dans un pays que d’autres gouvernants ne se tireraient pas mieux d’affaire. Ce scepticisme profond résistera aux promesses, aux idéologies, à la rhétorique.
Occasion unique pour les médias de réfléchir et d’aider l’électorat stimulé à saisir les enjeux de ces années cruciales.

C’est pourquoi le gouvernement  de Sellal tentent ces derniers mois a lancé une Bouée de sauvetage  en annonçant dans chaque wilaya où il se rend tout il promet des jours meilleurs, histoire de calmer les esprits, Ce qui est sûr chez nous, c’est que quand le prix du pétrole baisse celui des légumes secs, du café et des fruits et légumes grimpaient, comment ? Telle est la question, qui se pose dans un pays où les sondages d’opinion n’existent pas et selon lesquelles l’opposition légale ne recueillera que dix à vingt sièges sur les centaines à pouvoir. Dans un pays où la majorité ne se permet pas de manger de la viande !!??, où le jeune universitaire est payé au filet social et le député à plus de      300 000 da et ce sujet, n’est pas traité par ces médias qui veulent décoller en quatrième vitesse


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